SHIN ZERO t.1 (Mathieu Bablet / Guillaume Singelin)

lu et c’est vraiment bien, un pur mélange des 2 auteurs, comme toujours avec eux une chronique sociale, via le prisme du Sentai.

En gros les Kaijus ont été vaincus par des Sentais et depuis c’est devenu une société de service ou les sentai font des missions qui vont de faire un truc avec la police à être vigile d’une supérette. A chaque fin de mission ils sont noté par des étoiles. Un petit groupe se forme, avec des aspirations différentes.

On parle d’aspiration de la jeunesse, un certain désoeuvrement aussi que ce soit pour les jeunes brillants que pour les losers, d’uberisation de la société avec un système de notation qui va indiquer ton niveau sociale et ta capacité à bosser, les réseaux sociaux et la volonté d’être connue qui passe pour les femmes parfois par une sexualisation de leur corps…

Le tout en mode doux amère comme si la douceur de singelin venait tempèrer la dureté de Bablet. Une vraie réussite.

Graphiquement ça tabasse sa maman. Un gros coup de coeur, mais pas facile à vendre.

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Je viens de le terminer et c’est vraiment excellent.
Cette idée de l’ubérisation des sentaïs permet de brosser une belle gallerie de personnages et de problématiques sociales actuelles.
Et comme le dit Kab, graphiquement ça tabasse!
Vivement la suite!

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En passant à la FNAC hier, je l’ai vendu. En m’appuyant sur les dires de Kab et rien que pour tenter de contrarier ses propres prévisions. :grin:

J’ai feuilleté, j’y ai vu un peu de Shirow, étonnamment, sur des visages.
Je n’ai pas encore craqué.

Jim

Je peux comprendre ce que veut dire Kab, j’ai déjà un exemple à la maison.
Je sais pertinemment que l’histoire et les thématiques plairont à ma fille mais l’emballage Sentaï a plutôt tendance à la faire fuir.
Ça ne parle pas vraiment à sa génération alors que la narration y est totalement ancrée.

Je dis pas qu’il a tort. C’est lui le spécialiste.
Mais si le public pouvait le contredire, j’aurais de quoi alimenter ce sujet ! :innocent:

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Héhéhéhéhé.
Quel mauvais esprit.

Jim

Pas le genre de la maison. C’est me prêter trop d’honneur.
(peut être que je suis capable de l’acheter exprès, tiens !)

Nullement.
Quelle idée.

Jim

Je l’ai pris, je dois le lire.

Il faudrait que je le lise aussi… Mais ça me donne envie de relire Fullmetal Knights Chevalion, en fait…

Tori.

Même combat !

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J’ai donc lu ce premier tome, et c’est très sympa. J’ai mis du temps, quand même, à me plonger dans cet univers, parce que j’ai trouvé les débuts un peu poussifs (et puis bon, des jeunes qui quittent le lycée, hein…), et parce que ça donne aussi l’impression de se chercher. Et puis, y a le dessin, aussi, quoi…

Je ne sais pas qui fait quoi, mais je trouve que les caractéristiques graphiques de chacun disparaissent dans ce mélange à la sauce manga. Moi qui ai beaucoup de mal avec les deux styles, j’en suis ravi. La narration est vraiment bien (mais ça, on le savait : bien dessiner et bien raconter, ce n’est pas tout à fait la même chanson), il y a même des plans qui m’ont scotché (notamment celui où l’on voit les jambes d’Héloïse par en dessous, quand elle est assise sur la balançoire à attendre Warren).

Alors oui, ça parle de précarité, d’uberisation, de perte de repères, mais pas seulement. C’est sur cela que la communication s’est effectuée, ça occupe une bonne moitié de ce premier tome, mais le bouquin parle aussi d’autres choses, évoque d’autres problèmes de société actuels : en vrac, les polluants éternels, le système de santé, les économies de bouts de chandelle, le rapport à la science… Le chapitre consacré à l’infiltration du labo en bord de mer est une magnifique occasion de déconstruire l’univers que les auteurs mettent en place et le signal pour quelques notes d’humour satirique (ah, le suppositoire géant).

Il y a aussi une très belle gestion des personnages. Les auteurs nous présentent une équipe, mais ils construisent aussi un jeu de fausses pistes, mettant un membre en évidence avant de changer d’orientation. Il y a tout un jeu de regards, de non-dits, qui est très travaillé. Les personnages se construisent par ce qu’ils disent, mais aussi par ce qu’ils ne disent pas (et ça contribue au jeu de fausses pistes en question). C’est plutôt bien vu.

Tout ça, plus une bonne scène de baston finale, et ça fait un premier volet très agréable (qui aurait bien mérité que l’on traque plus efficacement les fautes et les coquilles : elles ne sont pas nombreuses, mais bien visibles).

Jim

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Sur le compte Facebook des Éditions Rue de Sèvres, le 10 mars 2025 :

📰 LA PRESSE EN PARLE !

De superbes critiques pour notre dernière nouveauté au Label 619 : “Shin Zero” de Mathieu Bablet et Guillaume Singelin 🔥

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Et vous, l’avez-vous déjà lu ?

Jim