SHOGUN (Saison 1)

Tout pareil. J’ai regardé le premier épisode hier soir et c’est très bon. La production est de qualité, les décors naturels sont superbement mis en valeur et se marient bien avec les CGI (un peu plus visibles je pense pour les vues aériennes sur la ville sans que ce soit bien gênant). Les différents protagonistes sont bien présentés, leurs parcours sont captivants, avec du suspense et des éclairs de violence (l’horrible mise à mort d’un des membres d’équipage de Blackthorne). J’ai bien aimé aussi la façon dont le scénario gère le fait que les persos parlent des langues différentes et doivent dans un premier temps se faire comprendre par les gestes, les regards, les actions. Ca se traduit très efficacement par la scène du sauvetage du marin espagnol et la confrontation entre Blackthorne et Yabushige. Dans le rôle de Toranaga, Hiroyuki Sanada impose rapidement sa présence. Ouaip, premier chapitre réussi !

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Le deuxième épisode continue de développer les conflits au sein du Conseil des Régents et les raisons qui font que la présence de Blackthorne gêne particulièrement les espagnols et les portugais. Même si les nombreuses discussions doivent passer par des traductions, il y a des petites astuces simples et bien faites pour éviter que les échanges deviennent répétitifs. La réalisation et l’interprétation apportent beaucoup d’intensité à ces scènes avant un final plus mouvementé et sanglant…

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Vu le 7, Le temps d’un bâton d’encens (A Stick of Time). Avec une des pires morts à la con ever.

Plus d’action dans un épisode 3 mené sur un rythme soutenu. La fuite d’Osaka ne manque pas de rebondissements et les affrontements aussi bien sur terre que sur mer sont palpitants. Par ses actes, Blackthorne impressionne Toranaga, ce qui donne des développements intéressants pour le personnage qui se rapproche de Lady Mariko dans l’épisode 4. Plus posé, ce chapitre permet au marin anglais d’en savoir plus sur les coutumes de ce peuple qu’il apprend à découvrir non sans difficultés. Les complots, les drames, les moments plus légers sont bien dosés…avant un final très sanglant…

La scène de dîner de l’épisode 5 est très forte. On en apprend plus sur le passé de Lady Mariko, avec une Anna Sawai émouvante. Il y a aussi une tension grandissante entre Blackthorne et Buntaro, un face-à-face qui aurait pu très mal tourner. L’atmosphère d’une bonne partie de ce chapitre est plus intimiste et ça fonctionne très bien, notamment dans le parcours de l’anglais qui apprend à la dure une leçon sur la portée de ses mots…et puis comme si ça ne suffisait pas, la nature se déchaîne dans les spectaculaires dernières minutes…

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L’intrigue principale ralentit encore plus dans un épisode 6 qui se concentre sur les personnages féminins, entre flashbacks qui enrichissent les histoires personnelles, violence (le parcours de Dame Ochiba et sa relation avec le Seigneur est assez sordide) et sensualité (la scène entre Blackthorne, Mariko et la courtisane, joliment mise en scène, est très troublante). Ca prend son temps mais ça reste très bon…et la décision finale de Toranaga relance le conflit pour la suite…

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C’est clair…mais en même temps ce n’est pas si étonnant. Ce personnage était obsédé par l’honneur, le fait de prouver sa valeur au combat, une vision un peu trop idéalisée de la guerre avec le rapport légende/réalité. Et puis il meurt de façon totalement bête et absurde, prouvant par là qu’il n’y a rien de beau dans la guerre et les combats. Et vu l’évolution de l’épisode, où la force de caractère de Toranaga laisse place à la résignation, le ton de ce final est plutôt adapté…

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Vu le 8. Magnifique montée en puissance. La partie d’échecs est incroyable de tensions. C’est presque suffoquant.
Hâte de pourvoir me lancer dans la lecture du tome 1 pour prolonger le plaisir une fois que cette saison sera terminée. Encore deux épisodes.

Oui, c’était encore une fois sacrément prenant. Les personnages doivent trouver leur place dans cette nouvelle situation et c’est intéressant de suivre les questionnements de Blackthorne, les interrogations des seigneurs de Toranaga sur la marche à suivre (depuis le début, j’aime beaucoup l’interprétation de Tadanobu Asano dans le rôle de Yabushige, son duo avec l’anjin fonctionne très bien). La scène entre Mariko et son mari est très belle, solennelle et dramatique. Et le dernier acte entre Toranaga et ses vassaux est en effet d’une grande intensité…je ne pensais pas qu’ils iraient jusqu’au bout et le moment est terriblement efficace…

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Tadanobu Asano est un personnage secondaire particulièrement intéressant puisqu’on le voit du point de vue de Blackthorne, comme un mec dont il faut se méfier.
Et puis l’ingrédient primordial de cette série rentre en jeux : les codes japonais.
Comme Blackthorne, on s’arrache les cheveux en étant témoins des us et coutumes de ses guerriers japonais.
Quand on commence à intégrer ces codes, ils changent la perception que l’on a des choses et surtout des gens.
C’est ce qui me passionne dans la série et la vision de ses créateurs, la compréhension des codes passe évidemment par un engagement, une volonté et un apprentissage.
D’ailleurs, quand Blackthorne a l’occasion de recroiser un de ses compères, il découvre le chemin parcouru.

Tu as tout à fait raison, cette exploration d’un univers codifié jusqu’à l’extrême fait partie des aspects les plus fascinants de la série…

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A la fin manière dont Toranaga s’est levé pour aller rendre un dernier hommage à son fils j’ai cru un instant qu’il avait vraiment tout feint jusqu’au bout.

Justement, après avoir vu cette séquence, je n’ai pas de doute à ce sujet. Pour moi, il a feinté. Il n’a rien laissé au hasard. Ce qui est confirmé également par le trio qui se retrouve sur le bateau, il avait prévu que ce binôme allait se former. Ça promet pour la suite.
Le Doc, ton avis ?

Je pense que la mort de son fils l’a ébranlé, c’est une chose à laquelle il ne pouvait s’attendre…mais il s’en est aussi servi pour son plan, la période de deuil lui ayant donné plus de temps pour faire croire à ses vassaux et à ses ennemis qu’il était au fond du trou avant de se relever…

Vu l’épisode 9. Il est juste EXTRA-ORDINAIRE. La vache. Damoclès est un putain d’enculé, avec son épée dont on ne sait jamais où est-ce qu’elle va tomber…
Dernier épisode mardi prochain. Je serai devant ma tv ce matin là, juste avant de partir au taff.

Un tourbillon d’émotions, cet épisode 9. Anna Sawai y est magnifique dans l’expression des différentes facettes de Lady Mariko…son sang-froid, sa détermination et aussi ses moments de profonde tristesse. Ses scènes sont très fortes…et le final m’a sacrément secoué…

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On pouvait s’attendre à une bataille pour le grand final de Shogun (j’ajoute que je n’ai pas lu le roman fleuve de Clavell donc je ne connaissais pas l’histoire avant de regarder la série) mais ce dernier chapitre va dans une autre direction. Certains pourraient trouver le résultat décevant, anticlimactic comme disent les américains, mais cela correspond en fait parfaitement à l’identité de la série et à la personnalité de Torunaga, un maître planificateur, avec une vision à long terme. Quand les pièces s’assemblent lors de son ultime discussion avec Yabushige, tout s’éclaire et confirme encore plus l’importance de Lady Mariko, certainement le personnage le plus fort de la série, plus que Blackthorne. Une fin réussie et toute en nuances, avec des scènes qui touchent juste (celles avec Blackthorne et Fuji sont émouvantes) et un très beau dernier plan…

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年老いた猿に顔の作り方は教えないよ

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C’est bien vrai…^^

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La fin est triste. C’est vraiment difficile de dire au revoir à ces personnages.
En fait, la série adapte l’intégralité de l’histoire qui a été éditée en deux parties.
Je viens de recevoir le tome 2. J’ai hâte de replonger dans ce monde.
Et j’espère avoir l’occasion de revoir une autre adaptation du livre de Clavell. Et surtout, j’aimerais lire ses autres livres inédits traduits en français.

花の散り落ち葉のような言葉を使うことができれば、私の詩は篝火になるでしょう。

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