SHOKUZAI (Kiyoshi Kurosawa)

[quote]REALISATEUR

Kiyoshi Kurosawa

SCENARISTE

Kiyoshi Kurosawa, d’après l’oeuvre de Kanae Minato

DISTRIBUTION

Kyôko Koizumi, Hazuki Kimura, Yû Aoi…

INFOS

Long métrage japonais
Genre : drame
Durée: 4h27
Année de production : 2012
Date de sortie : 29 mai 2013

SYNOPSIS

Dans la cour d’école d’un paisible village japonais, quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée de savoir le coupable en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pénitence toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir. Contrairement à Sae et Maki, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?

[/quote]

4h27 ? Vraiment ?

En combinant les durées des deux parties, on arrive à cette durée. A la base, c’est une série de cinq épisodes d’une heure environ, remontée en un film en deux parties pour l’exploitation cinéma à l’étranger. La durée totale du montage pour le cinéma avoisine les 4h30, il y a eu des coupes par rapport à la série.

Même si ce n’était pas le format initial, je trouve que le découpage en deux longs films va comme un gant à “Shokuzai” ; je me demande d’ailleurs si c’est Kurosawa lui-même qui l’a supervisé (j’aurais tendance à penser que oui). Ce type de durée fait respirer comme il faut le cinéma de Kurosawa, calme mais inquiet. Et thématiquement, c’est très probant, comme césure.
Je reviendrai en dire un mot à l’occase, car j’ai vraiment adoré “Shokuzai”, confirmation du talent sans bornes de ce cinéaste. Un des films où il va le plus loin dans son espèce d’ascèse filmique, et j’adore ce talent pour l’impact dans l’épure.