SILVER SURFER : les grands moments

Rediff’ :

CONTEST OF CHAMPIONS

Au début de l’année 1980, Marvel Comics a publié dans le 25ème numéro du titre « Marvel Treasury Edition » (des bandes dessinées en très grand format) une aventure de Spider-Man et de Hulk se déroulant pendant les Jeux Olympiques d’Hiver qui se tenaient cette année-là aux Etats-Unis, à Lake Placid. Dans cette bande dessinée qui n’a pas très bonne réputation (je précise que je ne l’ai pas lue) et qui a été traduite en France par Lug dans un album « Une Aventure de l’Araignée », Kala, la reine des Hommes de Lave, a l’idée de kidnapper des athlètes olympiques et de se servir de leurs capacités pour combattre les serviteurs de son rival l’Homme-Taupe. « Spider-Man vs the Hulk at the Winter Olympics » aurait pu connaître une suite, prévue pour commémorer à sa façon les Jeux Olympiques d’été de Moscou sous le titre « Marvel Superheroes at the Summer Olympics » (avec l’introduction de super-héros internationaux pour représenter les différents pays). Mais l’actualité en a décidé autrement. En effet, le président Jimmy Carter ordonna le boycott des Jeux pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan par les forces soviétiques. Le spécial « Summer Olympics » fut donc annulé, malgré la publication d’une illustration qui en avait déjà fait la promotion. Les pages existantes ont été retravaillées par l’équipe originale du projet, les scénaristes Mark Gruenwald, Steven Grant et Bill Mantlo, le dessinateur John Romita Jr (épaulé par Bob Layton sur le premier épisode) et l’encreur Pablo Marcos, et deux ans plus tard le numéro spécial au format géant est devenu « Le Tournoi des Champions », la toute première mini-série Marvel que les lecteurs français ont pu découvrir à l’époque dans la collection « Un Récit Complet Marvel ».

Dans « Le Tournoi des Champions », tous les super-héros de la Terre (les plus connus comme des nouvelles têtes qui n’ont pas vraiment marqué les esprits) sont enlevés par le Grand Maître et une entité inconnue. 24 d’entre eux sont alors sélectionnés (alors pourquoi se donner la peine d’embarquer tout le monde ? Peut-être pour faire durer un peu les choses puisqu’il faut un épisode entier pour passer tous les super-héros en revue et exposer la situation) pour participer à une compétition dont l’enjeu est la vie d’un autre Doyen de l’Univers, le Collectionneur, frère du Grand Maître. Si l’équipe du Grand Maître gagne, le Collectionneur revient à la vie. Si c’est celle de l’Entité qui gagne, le Grand Maître rejoint son frère. Et si les héros refusent de participer, la Terre sera à jamais figée en état d’animation suspendue. Ce précurseur des futures sagas événements de la Marvel (qui ressort en France en même temps que le long métrage « Avengers : Infinity War » qui réunit quasiment tous les héros du pendant cinématographique du Marvel Universe) n’est pas très bon (l’histoire est assez simplette, le procédé est un brin répétitif et la description de certains protagonistes, notamment ceux créés pour l’occasion, ne manque pas de clichés), mais certains passages sont plutôt divertissants et il est intéressant de retrouver le John Romita Jr des débuts aux dessins. Si « Le Tournoi des Champions » est resté dans les mémoires, c’est aussi à cause de la grosse bourde commise par le trio de scénaristes à l’issue des combats…ou alors c’est que la fameuse Entité (dont je ne révélerai pas l’identité ici) avait bien pipé les dés dès le départ.

« Le Tournoi des Champions » a connu une suite en 1987, sous la forme de deux annuals des Avengers et de leur déclinaison de la Côte Ouest. Un match de base-ball entre les deux équipes est interrompu par le Surfer d’Argent qui les prévient d’un danger imminent. C’est le début d’une aventure qui verra les Avengers piégés par les machinations des Doyens de l’Univers, bien décidés à se venger de l’Entité…et pour le Grand Maître, c’est l’occasion d’organiser le jeu ultime. Après une mise en place un peu laborieuse, le deuxième annual est plus dynamique et bénéficie d’une partie graphique de qualité puisque chaque segment est dessiné par un duo différent…et on retrouve notamment John Romita Jr, Bill Sienkiewicz, Al Williamson, Jackson Guice, Bob Layton, Marshall Rogers, Kevin Nowlan et Tom Palmer. Et pour les lecteurs de longue date, la publication de ces annuals restés jusque là inédits permet de résoudre une question restée en suspens depuis le troisième épisode de la seconde série du « Silver Surfer » (voir « Nova #122 » sorti début 1988).

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Je n’ai jamais lu.
La couv’ était mythique, et quand je voyais le RCM en 4ème de couverture sur les lug de l’époque, j’étais trop frustré. Et en même temps, ça créait un fantasme qui se révèlera bien meilleur que ce que j’ai pu feuilleter des siècles plus tard!

Donc pas de regrets.

Perso, je l’ai lu sur le tard, avec cet album Panini, n’ayant pas eu le RCM à l’époque. Pendant des années, je m’en suis également tenu à cette illustration qui a aussi servi pour les Marvel de A à Z de Strange Origines. Et puis bien sûr, le résultat n’a pas été à la hauteur de l’attente…^^

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Je suis aussi comme le Doc. J’ai dû l’avoir au-delà de mes 20 ans.

En bref :
(petit avis datant de la publication en kiosque en 2012)

Le Silver Surfer, le héraut de Galactus, revient en solo dans une histoire complète de Greg Pak, Harvey Tolibao et Stephen Segovia. Il y rencontre une nouvelle compagne et perd ses pouvoirs. Serait-ce la fin du Silver Surfer ?

Comme je m’en doutais, les gros défauts de cette mini-série viennent des dessins. 5 épisodes, 3 dessinateurs et pas des cadors. Tolibao, Segovia et un petit nouveau, ça donne des pages confuses et pas très agréables à lire.

Dommage car j’ai vraiment apprécié l’histoire de Greg Pak qui donne une vision du Surfer qui s’inspire des travaux de Stan Lee et JM De Matteis sur les précédentes séries tout en lui imposant un nouveau cas de conscience. Loin de la précédente série publiée en 100% Marvel et qui m’avait déçu (je n’avais d’ailleurs pas acheté le deuxième album), je trouve qu’il a très bien su recoller aux fondamentaux du personnage.

Son utilisation du Maître de l’Evolution est très interessante également et encore une fois, les FF fonctionnent mieux en équipe que dans leur propre série (un comble).

Une bonne lecture mais sans plus…faut dire que je suis allergique à Tolibao et Segovia…

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Nova par Ron Frenz

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Super-Team Family : Lando Calrissian, Tomar-Re et le Silver Surfer

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Rediff’ :

STAN LEE RENCONTRE…

Bien avant sa longue liste de cameos cinématographiques, Stan « The Man » Lee avait pris l’habitude de se mettre en scène dans les pages des comics, aux côtés des autres scénaristes et dessinateurs vedettes de la Maison des Idées. Cette initiative faisait partie des choses qui rendaient les bandes dessinées Marvel si spéciales par rapport à celles de la Distinguée Concurrence. Ainsi dans Fantastic Four #10 (1963), on découvrait que Reed Richards discutait régulièrement avec Stan Lee et Jack Kirby des intrigues des comics publiés par la version fictionnelle des éditions Marvel. Et dans ces pages, Stan et Jack recevaient même la visite du Docteur Fatalis.

Dans les différents annuals (comme le premier de Amazing Spider-Man et le cinquième des Fantastic Four), il y avait régulièrement des vignettes humoristiques décrivant le délirant quotidien du Marvel Bullpen. Stan a toujours affirmé qu’il aimait écrire des histoires comiques et il y pratiquait souvent assez savoureusement l’auto-dérision. Publiés en 2006 pour fêter le 65ème anniversaire de l’arrivée de Stan Lee à Marvel (alors appelé Timely Comics), les numéros spéciaux Stan Lee meets… sont les héritiers de cette tradition.

Au nombre de cinq, ces one-shots proposent plusieurs histoires réparties de cette façon : une rencontre entre Stan et cinq de ses co-créations préférées, une histoire additionnelle par les créateurs stars du moment qui rendent hommage à l’héritage de Lee, un gag de deux pages et un épisode classique des sixties scénarisé par Smilin’ Stan. Programme copieux qui n’avait été que partiellement traduit en V.F. (principalement dans Comic Box). L’album que Panini sort ce mois-ci dans la collection Deluxe reprend l’intégralité des sommaires des Stan Lee meets….

Et Stan rencontre Spider-Man, le Docteur Strange, le Docteur Fatalis, la Chose et le Surfer d’Argent. L’accent est bien évidemment mis sur l’humour, avec un regard un brin irrévérencieux sur sa légende et celle de ses personnages. Ce bon vieux Stan empêche Spidey de raccrocher sa toile à cause de ses responsabilités envers les sociétés qui produisent tout le merchandising Spider-Man; il se rend compte qu’être Maître des Arts Mystiques ne pèse pas grand chose face aux problèmes du monde réel; il ennuie le Docteur Fatalis à cause de son manque d’intérêt en politique internationale; il fait un sort à la réputation de « héros le plus tragique des comics » de la Chose et il se moque du côté verbeux et chouineur du Surfer. Un ensemble inégal et fun, une récréation certes anecdotique mais qui m’a bien fait sourire. Graphiquement, il y a du beau monde avec Olivier Coipel, Alan Davis, Lee Weeks (dommage tout de même que l’encrage de Nelson soit un peu trop envahissant) et le regretté Mike Wieringo. Seul l’épisode dessiné, encré et colorisé (de façon très artificielle) par Salvador Larroca est un cran en-dessous.

J’ai globalement passé un bon moment avec les histoires secondaires qui explorent, chacune de façon différente, l’héritage de Stan. Joss Whedon et Brian Bendis sont plutôt bons dans l’exercice humoristique, le second mettant en scène les bureaux de Marvel comme Stan en son temps dans les annuals. Roy Thomas s’amuse avec le Stan des années 40…il y a juste Jeph Loeb qui est moins convaincant avec son segment entre Stan et Fatalis. Aux dessins, que du bon avec Michael Gaydos, Mark Bagley, Scott Kolins et Ed McGuinness. Je garde le meilleur pour la fin, « Le Magicien », un petit bijou écrit par Paul Jenkins et superbement dessiné par Mark Buckingham, une très belle réflexion sur l’inspiration, le pouvoir de l’imagination et le sens du merveilleux.

Ce sommaire bien fourni est donc complété par des sympathiques et cartoonesques gags de deux pages, des classiques (des F.F. par Lee et Kirby, le Doctor Strange de Lee et Barry Smith, un Silver Surfer dessiné par Buscema et le fameux épisode qui voit Peter Parker révéler son identité secrète à ses amis sous l’effet d’une grippe carabinée) et par une interview réalisée au moment de la sortie des Stan Lee meets…, exercice amusant tant ceux qui la conduisent en savent souvent plus qu’un Stan The Man à la légendaire mauvaise mémoire !

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Gil Formosa

Le Surfer et Galactus par Martial Toledano :

Jim

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Rediff

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Galactus par Josh Cassara

Mike McKone

Le Surfeur d’Argent et Galactus par Jae Lee et June Chung

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Alberto Navajo :

ACO

Alex Maleev