SKULL (Dan Trachtenberg)

Les producteurs John Davis et John Fox ont révélé qu’un nouveau film Predator est en cours de tournage. Intitulé (pour le moment ?) Skull, il s’agit d’une préquelle qui remontera à l’époque de la première arrivée sur Terre d’un Predator. L’héroïne sera cette fois-ci une femme et si l’on en croit certains articles, c’est l’actrice Amber Midthunder, vue notamment dans la série Legion (dans le rôle de Kerry Loudermilk), qui a été choisie.

Skull est co-écrit et réalisé par Dan Trachtenberg (10 Cloverfield Lane).

Plus de détails prochainement…

Un petit mot des producteurs :

« It goes back to what made the original Predator movie work. It’s the ingenuity of a human being who won’t give up, who’s able to observe and interpret, basically being able to beat a stronger, more powerful, well-armed force, » he explained.

« It actually has more akin to The Revenant than it does any film in the Predator canon. You’ll know what I mean once you see it, » promised Fox, though Davis declined to reveal the specific time period. « You can use your imagination. It is… early. »

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Y aura des dinos ?

Franchement, j’ai l’impression qu’ils n’arrivent jamais à retrouver la formule du début.

Ils devraient essayer de lire les BD chez Dark Horse, peut-être que ça leur donnerait des idées.

Jim

L’une d’entre elles a servi d’inspiration pour le second film, non ?

Bien fait, un prédator dans le rôle de de la bête du Gévaudan …

Tu veux rajouter un projet à Christophe Gans, en remake du Pacte des Loups ? :smiley:

Yep !

C’est assez rigolo (ou triste) que des mythes cinématographiques n’arrive pas à véritablement être exploité et dépasser le cadre de leur film (voir deux films) fondateur(s), là où des mythes littéraires sont exploités depuis toujours pour des résultats souvent plaisants

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Si on pouvait éviter.

Peut-être parce que les mythes littéraires ont souvent plus de « réserve », au niveau des événements décrits dans plusieurs centaines de pages. Mais aussi parce que la lecture implique le lecteur, qui « imagine » ce qu’on lui décrit. Et cela permet de faire vivre, revivre, revenir les mythes, sous plusieurs formes.

Je ne pense pas et je ne parle pas que d’exploitation littéraire mais au sens large. Je pense que c’est, par exemple, une question de contexte où on ne sacralisait pas ces personnages. J’ai employé le terme de mythe mais franchement c’est pas pour leur rendre service in fine. Holmes ou Dracula ont été trituré et massacré dans tous les sens en même temps qu’on leurs offraient de belles aventures sur tous les supports. Parce qu’on les sacralisé pas. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’on prend trop au sérieux les monstres des années 70 et 80.

Bon après, comme le dit Jim en parlant de Dark Horse, l’exploitation est bien là aussi donc c’est peut-être pas le souci. C’est peut-être simplement de l’incompétence pure et simple ou alors qu’ils sont l’expression tellement singulière de figure universelle qu’ils sont incapable de fait d’évoluer et de passer le fil du temps.

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La première est assez proche du deuxième film (qui est bien, d’ailleurs). Faudrait regarder les dates : je crois effectivement qu’elle est arrivée avant le film, mais l’a-t-elle inspiré ?…

ah bah le Doc a répondu : voilà, lumière est faite.

Et pour rebondir sur votre discussion, je pense que l’industrie cinématographique a beaucoup de mal, justement, à s’éloigner des bases de ses « mythes ». La licence Terminator est emblématique à ce niveau : on redit toujours les mêmes choses.
Hollywood a peur de trop dévier, et donc cherche constamment à revenir aux fondamentaux (Star Wars est victime de cette obsession, aussi). Alors que c’est un peu oublier que certains de ces grands mythes se sont construits soit sur des extensions (Aliens, par exemple) soit sur des variations (Alien3).

Jim

Qui a elle aussi opté pour un bond dans le temps dès le second volet : le T2 de 1991 se déroule en 1995 (onze ans après les événements du 1er film) là où le Predator 2 de 1990 se déroule en 1997 (dix ans après les événements du 1er film).

Complètement d’accord…
J’étais allé le voir en salle à sa sortie … :sweat_smile:

Je dirais plutôt - ou lieu de rigolo ou triste - que c’est symptomatique.

Quand un premier film remplit à merveille sa mission, comme c’était le cas de Terminator, et dans une moindre mesure de Predator, les studios se demandent toujours comment sucer le bonbon. Et leur premier réflexe, c’est de remâcher le même chewing-gum, pour faire dans la métaphore filée.

Le problème, c’est que raconter sans cesse la même histoire que celle d’un objet né sur le grand écran, ça se voit vite et ça finit par faire chier le plus grand nombre, y compris ceux qui s’embarquent dans l’aventure parce que le cahier des charges n’est pas épanouissant.

La différence avec une œuvre littéraire adaptée pour le grand ou le petit écran, c’est que le « projet » se construit parfois autour de la vision d’un scénariste ou d’un réalisateur.
Certains studios feront des films de commande mal branlés parce qu’ils ne voient qu’un potentiel commercial dans le fait d’utiliser des personnages iconiques, mais le Sherlock de Mark Gatiss et Steven Moffat est un bel exemple de liberté créative laissée aux auteurs.

Sinon, ce Skull, moi, je l’attends avec une relative impatience. Parce que que le film se fait sur la base d’un pas de côté, en privilégiant a priori l’ambiance et le contexte. Ce qui constitue les seules véritables marges avec lesquelles jouer.

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