SONNO PROFONDO (Luciano Onetti)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

Indéterminée (France)
Présenté au Festival de Gerardmer

REALISATEUR & SCENARISTE

Luciano Onetti

MUSIQUE

Luciano Onetti

DISTRIBUTION

Luciano Onetti

INFOS

Long métrage argentin / italien
Genre : Giallo
Année de production : 2013

SYNOPSIS

Après avoir assassiné une jeune femme, un meurtrier, traumatisé par ses souvenirs d’enfance, reçoit une mystérieuse enveloppe. Le prédateur se transforme alors en proie quand il découvre à l’intérieur des clichés de lui tuant sa victime…

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Un teaser :

Un trailer plus copieux :

Tout petit projet réalisé (et pas que réalisé : son nom apparaît à tous les secteurs de la confection du film, y compris la BO) par Luciano Onetti, réalisateur argentin d’origine italienne, “Sonno Profondo” est un hommage / variation sur le thème du “giallo”, ce fameux thriller à l’italienne des années 60 et 70 (pour son âge d’or), et porté par des cinéastes comme Dario Argento et Mario Bava. Personnellement, j’en suis fou des “gialli” (au pluriel, c’est gialli), je travaille d’ailleurs à un texte un peu fouillé sur le sujet que je pourrais bien poster ici…

Si à l’exception de quelques tentatives isolées (et souvent peu abouties paraît-il) et d’une bonne part de la filmo post-“Inferno” d’Argento, le giallo a quasiment disparu à la fin des années 70. Mais il semble que depuis quelques années, le spectre de celui-ci revienne hanter le cinéma, aux frontières de l’exploitation et de l’expérimentation, comme à ses plus grandes heures.
Ainsi, que ce soit “Amer” ou le très attendu (par moi en tout cas) “L’Etrange Couleur des Larmes de ton Corps” de Forzani et Cattet, mais aussi “La Solitude des nombres premiers” ou “Berberian Sound Studio”, fleurissent des films qui ne sont pas forcément des gialli au sens strict, mais qui récupèrent son esthétique, jouent sur ses codes, exploitent son sous-texte (ou le détournent), et souvent pour le meilleur.

“Sonno Profondo”, dont le titre sonne comme le titre original des “Frissons de l’Angoisse” d’Argento (“Profondo Rosso”, peut-être le plus grand giallo jamais concçu…?), divise ceux qui ont pu jeter un oeil sur la chose : série Z fauchée aux prétentions “arty”, ou authentique objet filmique non identifié rendant intelligemment hommage au genre malgré ses contraintes budgétaires (Onetti signe aussi la musique, très “Morriconne” paraît-il) ?

J’en serais dès que la chose sera visible, le pitch qui fait un peu “giallo au carré” (le tueur poursuivi par une silhouette anonyme) m’intéresse beaucoup…

hi! here is a great review of the film in best-horror-movies.com A curtain, a razorblade, and a strike resulting in some excessively fake blood…in five minutes, the tone of Sonno Profondo is set: this Argentinean film has nothing to do with South-American horror but is in the pure style of the Italian giallos (a genre combining crime and horror which became popular in the 60-70’s with directors such as Mario Bava or Dario Argento). The crime story, the mysterious killer revealed at the end, the shiny weapon, the bright red blood, all these elements keep reminding that the film is a completely degenerated tribute to the genre. The writer/director, Luciano Onetti, who signs here his first full-length feature film, pushed the vice even further by writing the screenplay, and shooting the film in Italian. Even the granularity of the film was enhanced to a great extent so as to mimic old-looking Italian films of the 70’s.

This said, it is only fair to say that Onetti took some liberty from the average giallo. Indeed, Sonno Profondo is, above all, a demented piece of art. The craziest aspect of the film lies in the way it is shot. It uses first person view, sort of what was used in the recent remake of Maniac, to really put you in the killer’s shoes. It is also constantly filmed in close-up, alternating between close-ups of body parts (with an emphasis on the leather gloved hands) and objects such as weapons, phones, glasses when the killer drink, etc. This, alongside a camera that keeps focusing in and out, disorientates the viewer on purpose, but the result is fascinating for it gives a very unique atmosphere to the film.

Now the scenario may be the drawback of the film. It follows the journey of a mysterious maniac who kills people wearing leather gloves and who, without giving away any spoiler, find himself the prey instead of the hunter. As in any good giallo, the identity of the killer(s) is only revealed at the very end. The problem here is that the over-artistic aspect of the film makes it a little difficult to follow the story and enjoy the final twist. The presence of a lot of flashbacks further adds to the confusion, and the first-person view makes it difficult to keep visual repair of the characters. At the end of the projection, it was obvious that most people in the cinema did not really understand who the killer was, and what had really happened.

As for the horror aspect of the film, gore-hounds will have to look somewhere else for there is very little blood in the film. The murders are simple and often only results in a tiny spot of red gouache where the knife stroked. The film however makes up for that lack of blood by throwing in some really explicit sex scenes. One of the first scenes shows an embarrassingly long shot of a woman masturbating, close enough so that it leaves no place to suggestion. Further in the film, you then have a long sex scene which is also clearly here to shock the audience.

The line between parody and art is very thin in Sonno Profondo, and it is sometimes difficult to understand if the film is being overly artistic, or purposively sarcastic. A good example is the blood used. One can very easily see that it is red paint, but the intentions of the director are obscure. Is it simply a tribute to the bright red blood of early giallo, or is there a part of the director that wants to make the viewer smile? The result is visually beautiful but also troubling. Half of the audience laughed, but all were forced to stop focusing on the action itself and to start thinking about what the director was trying to say here instead.

In the end, Sonno Profondo is more of an atypical experience rather than a fascinating story. This is actually quite a shift from the original giallo genre whose films tend to focus on the scenario, and in the final surprise. The visual of the genre is however really faithful, even adding a welcomed touch of modernity to it. All of this gets a little repetitive after a while, but the film is only 67 minutes so it is never boring.

In modern time where new genres such as found footage or home invasion seem to be taking all of the cinematographic space, it is a pleasure to find the giallo genre resuscitated by such a beautiful film. More than a great tribute to a forgotten genre, Sonno profondo is a beautiful and film not to be missed.

Non, mais, ne perdez pas votre temps devant ça, je l’ai vu à Gérardmer et je suis sorti au bout de 15min (première fois que je sors d’une salle avant la fin de ma vie), c’était insupportable et je sentais que ça allait être la même chose en boucle pendant une heure (des courageux me l’ont confirmé, ils ont occupés le temps en s’envoyant des messages pendant le film tellement y’avait rien à l’écran).
Et donc ça ressemble a film d’étudiant fait par un fan de giallo qui n’a en fait rien pigés aux codes et essayent bêtement de leur rendre hommage, c’est filmé en plans serrés tout moche constamment et en numérique mais avec des faux effets de pellicules rayées par dessus, aussi artificiel que le film que au final ne raconte rien, il accumule juste des scènes sans réelle cohérence si ce n’est d’être vide et tête à claque.

A choisir il vaut mieux voir Amer ou l’étrange couleur des larmes de ton corps, même si c’est plein de défauts, au moins, c’est beau.

Ha, c’est con, il paraît que la fin est très chouette.

Et tu as vu tout ça en 15 mn ? :wink:

Je suis très fan de “Amer” et j’attends “L’Etrange Couleur…” avec beaucoup d’impatience (et c’est fini puisqu’il est sorti aujourd’hui), et c’est justement un très grand fan et ami de Cattet et Forzani, Gilles Esposito (de Mad), qui m’a donné envie de me pencher sur ce truc.
Reste que ton avis n’est guère engageant, et que je me demande bien sous quelle forme ce truc va atterrir sous nos latitudes. Mais je suis un indécrottable fan de giallo, on ne se refait pas.

Comme je l’ai dis aussi, j’étais persuadé au bout de 5min que le film allait être la même chose pendant une heure, au bout de 15min, ça se ressentait de plus en plus et ensuite 3 personnes me l’ont confirmé, sinon je ne me serais pas permis de descendre autant le film, je me suis renseigné avant.

Et la fin sur les 2 sur 3 qui sont restés jusqu’au bout, c’est le pire (ou plus drôle) du film.

Et justement, si tu es fan de Giallo, évite Sonno Pronfondo.

L’étrange couleur des larmes de ton corps, je devrais plutôt en parler sur le sujet, j’ai été gêné par la déstructuration abusive du giallo, au bout d’un moment ils en oublient de raconter le film, sur Amer je trouvais que ça passait grâce au découpage en 3 chapitres qui permettait de passer a autre chose, là sur un film en entier je trouve que l’équilibre ne marchait plus, c’est plus du procédé expérimental qu’un film, sauf qu’1H40, je trouve que c’est long pour cela.
Mais il y a des plans vraiment bien fait et des réinterprétations de codes du genre vraiment intéressant.

i think you didnt understand the movie…is your problem. maybe you only see Amer or the strange…but those are not giallo. sonno is a really giallo. like the giallo of the 70s…if you see the bird of the crystal plumage in 2014 in cinemas you will be boring…all 70s movies in the present wont be great movies. i loved Sonno Profondo, and in Spain has great reviews…also in United states, Mexico and England, only in France has bad reviews…that courious…the same country of Amer hahaha. in France you think that cinema is Art, like a paint and thats not art my friends. and most of the french movies are boring and slow, all people in all over the world think that the french movies are boring…so…
Sonno Profondo is a great movie, and only one person did the movie, ONE PERSON!!! or maybe two…with the actress. the movie was selected in 11 film festival in all over the world participating against movies with more of 1.000.000 dollars cost. so, for his first film is a great merit.

Je vais te répondre en Français, parce que c’est la langue utilisé sur le forum :

Tu es gentil avec tes idées reçus, mais les gars avec qui j’en ai longuement discutés sont aussi des gars allergique au cinéma Français que tu pointes du doigt, donc argument invalidé. (Et c’est surement le cas de la plupart des personnes ayant détesté le film aussi).

Et dire que les films des années 70’s sont ennuyeux a voir aujourd’hui, comment dire…
C’est un argument totalement idiot, qui invalide un peu tout ce que tu peux dire autour ensuite, un film est bon, quelque soit son genre, son époque, tant qu’il est bien fait.
(Surtout les Argento de l’époque, je serais le plus heureux des hommes si on revoyait des films de ce calibre aujourd’hui)

Et Justement, tu mets en valeur que le film a été fait par une seule personne, ok, très bien, sauf que justement, un film c’est compliqué a faire et il vaut mieux s’entourer de personnes compétentes pour en réaliser un, je pense qu’il est plus intelligent de renoncer a en faire un tout seul, a moins d’être un génie ultra talentueux, ce que pense peut être le réalisateur de Sonno Pronfondo, mais loin d’être le cas.

Et ouais, désolé, le cinéma est un art, c’est une forme d’expression comme la littérature, la musique, la danse, la peinture ou la bande dessinée.
Ça a beau être l’art le plus industriel, c’est comme dans la musique tu auras 90% de merdes formatés pour rapporter de l’argent et a coté de ça des personnes qui auront un propos a faire passer ou qui chercheront juste a proposer un esthétisme ou a expérimenter et cette démarche est artistique, même si elle est minoritaire.
le film a été sélectionné dans pleins de festivals ? oui et alors, comme pleins de daubes, ce n’est pas un argument qui peut jouer en sa faveur. (surtout qu’avec son pitch, c’est un film de festival, c’est pour ça que j’avais réservé ma séance et que c’était un des rares films de Gérardmer qui me faisait envie).

Et Burquemario, dis moi, d’où sort tu comme cela pour t’inscrire juste à l’ouverture de ce sujet et parler en Anglais, tu ne ferais pas parti de la production ou de la distribution du film ?
(Ce n’est pas la première fois que je verrais ça sur un forum)

J’avance une hypothèse digne du plus fous des giallo : et si Burquemario était le coupable…euh, l’auteur du film lui-même ? J’avoue que ça me claquerait le beignet.

Sinon, pour te répondre (je vais te parler en français aussi, que tu as l’air de comprendre) à mon tour, je suis d’accord avec Guy pour tes arguments : le fait que le mec l’ait fait tout seul n’est en rien une indication de sa qualité. On me dirait que le réalisateur des “Charlots contre Dracula” (au hasard) a fait son film tout seul sans aucune aide, j’ai pas envie de l’applaudire pour autant.
L’argument des films des seventies longs et chiants, même chose : ce n’est valable que pour les mauvais films des seventies. J’ai vu “La Longue Nuit de l’exorcisme” de Fulci (1972) il y a quelques jours, et le scénar’ a beau tirer à la ligne comme on dit, je trouve ça toujours aussi beau et électrisant…
Idem pour l’argument du budget. Un film nul à 100 000 euros (tout petit budget), ça reste avant tout un film nul. C’est Shane Carruth, le réalisateur de “Primer” (qu’il a tourné pour 7000 dollars veut la légende) qui déclarait qu’il ne dévoilerait plus jamais les budgets de ses films car il ne veut plus entendre la phrase “c’est vraiment pas mal…pour ce budget”.

Tout ceci étant dit, je vais quand même regarder ça avec intérêt.
J’ai remarqué que Guy, qui m’a l’air d’être un sacré cinéphile curieux de tas de choses très différents, n’avait pas vraiment les mêmes goûts que moi, ou les mêmes attentes en tout cas (car on doit se retrouver sur un paquet d’auteurs quand même). Donc sait-on jamais, je pourrais bien être agréablement surpris par ce p’tit film…