SPIDER-MAN - LA COLLECTION INCONTOURNABLE (Hachette)

Et so…

En fait le kiosque n’est pas mort, il a pris une nouvelle forme (celui où les gens ne vont plus en kiosque mais les recoivent directement chez eux…)

Oui, je crois qu’on en a fait le constat, sur le forum.

Sachant que les kiosques peuvent réserver les sorties, le lecteur peut aussi « s’abonner » en revenant toutes les semaines ou tous les quinze jours sur les lieux du cr… de l’achat ! C’est ce que je fais sur deux collections, pour ma part (Bibi Fricotin s’étant arrêté). Et en général, ça fonctionne bien (les périodes de vacances sont toujours problématiques, faut surveiller).

Jim

Et après les gens diront que le centre de leur ville est mort, qu’il y a plus rien etc. etc.

(toujours la même chose, toujours à critiquer, jamais à prendre conscience que la responsabilité vient d’eux)

Mais en même temps, chez moi, je ne suis pas aidé par le mec qui tient le kiosque qui n’en a rien à foutre de ma demande.

Donc, ouais, le lecteur a une grande part de responsabilité, mais le vendeur en a une part également

Oui, enfin ça me semble une approche caricaturale.
Je veux dire, en l’occurrence : moi, personnellement, je n’achète pas en ligne et je ne suis abonné à rien. Je veux acheter un truc, je me déplace. Bon, c’est moi, hein, les autres font comme ils veulent. Cela dit, formuler ce genre de reproches (même s’il n’est pas tout à fait infondé), ça me semble correspondre à l’expression américaine qui veut que l’on « aboie après le mauvais arbre ». Ces collections n’existent pas d’hier, ni même de l’invention d’internet, ni même de l’ère du tout-bagnole. L’abonnement par correspondance, ça existe depuis des décennies, et ça n’a tué ni le livre ni le disque ni la presse.

La mort des centre-villes, je crois qu’il faut davantage la chercher en direction de la politique d’infra-structure (construire des rocades autour des centres régionaux afin de raccorder des grands axes de voies rapides), de la politique fiscale des municipalités, de la politique d’urbanisation qui privilégie les grands centres commerciaux en périphérie (ce qui est une catastrophe : ça vide les villes et ça occupe des dizaines d’hectares de terre agricole…).

Jim

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Totalement. Disons que j’en ai un peu marre des critiques envers les éditeurs qui « feraient n’importe quoi » ou de manière générale envers toutes décisions sans prendre conscience de sa propre part de responsabilité dans l’affaire. Dans le cas précis ici, l’évolution de l’offre kiosque est logique et quand j’en vois certains se plaindre du prix des BD, qu’il n’y a plus de revue, qu’il n’y a que de la librairie etc. je me demande où était cette manne quand il le fallait. Sur la question des centre-villes c’est de l’extrapolation dans ma caricature (mais fondamentalement ca répond à la même chose, il y a des choix politiques mais il tient à chacun aussi de pas filer les clés à tous ces blaireaux)

Les politiques répondent aussi à leur clientèle … et des chouineurs de centre-ville qui veulent avoir le calme de la campagne, y en a quelques-uns (et je ne mets pas tous les citadins dans le même paquet)

Bon sinon j’arrive pas à voir c’est quoi le sommaire de ce premier tome :no_mouth:

Millar/Dodson …

Sur ce point, je suis bien d’accord.
Quand j’étais chez Semic, et que je rencontrais un lecteur qui me reprochais qu’on avait arrêté tel ou tel titre, il se vexait et me disait, en roulant des yeux : « ça y est, ça va être de notre faute ». En général, le mec était acheteur, donc je lui disais « c’est pas de la faute à ceux qui achètent, mais de la faute à ceux qui n’achètent pas ». Cela dit, dans le courrier des lecteurs, dont j’avais la charge, j’ai eu des gens qui reprochaient qu’on ne faisait pas assez de ceci ou de cela (du Superman, par exemple), mais qui n’achetaient pas les produits qu’on proposait (« ah vous ne m’aurez pas avec mon Superman / Gen13 »).
Mais oui, sur le principe, je suis d’accord : si un truc ne marche pas, c’est pas toujours parce qu’il est mauvais (des trucs nuls qui marchent, on en connaît tous), c’est pas toujours parce que l’éditeur n’a pas su le vendre (certains produits trouvent leur chemin), mais c’est souvent parce que le public n’était pas au rendez-vous.
Mais ça, je le savais déjà quand je n’étais que lecteur. À l’arrivée d’Image, je lisais Savage Dragon, mais pas Witchblade. Quand le premier s’est arrêté mais pas la seconde, je me suis frappé le front en pensant que les autres lecteurs étaient idiots !
:wink:

Jim

Tout pareil que Jim : C’est ce que je fais sur deux collections depuis que Bibi Fricotin s’est arrêté.
En tout cas, c’est vrai que l’offre de collections d’albums de BD en kiosque s’est bien étoffée ces dernières années.
Et quand les gens parlent de la disparition des revues de comics en kiosque, ils oublient les magazines Disney qui, certes, contiennent des créations principalement européennes, mais également américaines (notamment Les Trésors de Picsou et Picsou Magazine).
Il ne s’agit pas toujours d’œuvres récentes, mais ces revues sont là et bien là !

Tori.