STAN LEE : HOMÈRE DU XXe SIÈCLE (Jean-Marc Lainé)


(Jim Lainé) #181

Certains le font, d’autres pas.
Ceux qui ne le font pas, en général, c’est pour des raisons de réputation, d’image de la boîte. Estimant que l’image d’un éditeur qui brade peut nuire.

Jim


(artemus dada) #182

[quote=“Jim Lainé”]Certains le font, d’autres pas.
Ceux qui ne le font pas, en général, c’est pour des raisons de réputation, d’image de la boîte. Estimant que l’image d’un éditeur qui brade peut nuire.
Jim[/quote]

Tu m’en bouches un coin :open_mouth: .
En ce qui me concerne c’est plutôt de ne pas le proposer qui nuit à la réputation de l’éditeur.

Bref, en tout cas merci pour la réponse.


(とり) #183

Ils ne partent pas toujours au pilon : ils sont parfois vendus à des déstockeurs (type Noz).

En fait, c’est plutôt que le client pourrait considérer que si ça ne s’est pas vendu, c’est que ce n’est pas terrible, trop cher, que la promotion n’était pas suffisante ou que les stocks avaient été mal gérés… Donc un éditeur qui braderait beaucoup de ses livres aurait une réputation d’un éditeur qui a, quelque part, mal fait son travail.

Tori.


(FC powaaaa) #184

Et pourquoi les retire-t-il de la commercialisation ? ça coûte à l’éditeur de les laisser dans le circuit ?


(とり) #185

Le stockage coûte (très) cher…
Si l’éditeur en a un stock important qui n’est pas en librairie, ça lui coûte moins cher, au bout d’un moment, de rembourser les libraires (tous ne retournent pas les volumes en arrêt, d’ailleurs) que de payer le stockage pour des volumes qu’il ne vendra peut-être jamais (et les vendre à un déstockeur permet d’atténuer les pertes, d’ailleurs).

Tori.


(FC powaaaa) #186

Il paye aux libraires le stockage ?


(とり) #187

Non : ils payent le stockage et ils remboursent aux libraires le montant des volumes que ceux-ci leur retournent à l’annonce de l’arrêt de commercialisation.

Tori.


(FC powaaaa) #188

Le stockage des livres qui n’ont pas été envoyés aux libraires ?


(とり) #189

Oui, voilà.

Tori.


(FC powaaaa) #190

Ah merci !
(c’est qu’il faut que j’en pose des questions pour bien comprendre !)


(artemus dada) #191

[quote=“Tori”]
Le stockage coûte (très) cher…][/quote]

Ton commentaire me fait penser à autre chose.

J’espère que les éditeurs pensent, à l’heure actuelle, à numériser leurs ouvrages, surtout ceux dont ils se “débarrassent” pour continuer à les proposer sous forme numérique, et pourquoi pas moins chers que dans la version papier.

D’ailleurs, on vilipende souvent les “scanneurs” et leur travail, on les criminalise et on oublie souvent pour ne pas dire toujours, le versant de leur activité qui permet à tout un chacun de découvrir une partie du patrimoine BD ou littéraire qui sans eux tomberaient dans l’oubli et resterait hors d’atteinte.
Et surtout pour certains, hors de prix.

Les maisons d’édition devraient en prendre de la graine, et numériser leur catalogue pour ensuite le proposer à des prix abordables ainsi que via par exemple, les médiathèques dont certaines proposent des tablettes et du numérique.

Et le numérique permet de résoudre une partie des problème du “stockage”.


(Jim Lainé) #192

[quote=“artemus dada”]

[quote=“Tori”]
Le stockage coûte (très) cher…][/quote]

Ton commentaire me fait penser à autre chose.

J’espère que les éditeurs pensent, à l’heure actuelle, à numériser leurs ouvrages, surtout ceux dont ils se “débarrassent” pour continuer à les proposer sous forme numérique, et pourquoi pas moins chers que dans la version papier.

D’ailleurs, on vilipende souvent les “scanneurs” et leur travail, on les criminalise et on oublie souvent pour ne pas dire toujours, le versant de leur activité qui permet à tout un chacun de découvrir une partie du patrimoine BD ou littéraire qui sans eux tomberaient dans l’oubli et resterait hors d’atteinte.
Et surtout pour certains, hors de prix.

Les maisons d’édition devraient en prendre de la graine, et numériser leur catalogue pour ensuite le proposer à des prix abordables ainsi que via par exemple, les médiathèques dont certaines proposent des tablettes et du numérique.

Et le numérique permet de résoudre une partie des problème du “stockage”.[/quote]

Quand un éditeur rend les droits de son ouvrage à un auteur (afin que, idéalement, il puisse le proposer à un autre éditeur), cela concerne tous les formats. Les contrats sont écrits en prévision du format papier, et tout le reste est considéré comme une déclinaison (les éditions étrangères, les éditions en club ou en poche, les éditions numériques). Si l’éditeur cesse d’exploiter le livre, il cesse aussi d’exploiter sa version numérique.
Cependant, l’essentiel des catalogues est pensé en termes de numérique : une sortie papier est quasiment automatiquement accompagnée d’une sortie sur support numérique. En France, la lecture sous ces formes-là (genre Kindle machinchose…) n’est pas encore très développé, donc les quelques dizaines d’exemplaires vendus ainsi ne rentabilisent pas le truc, mais ouais, ils le font.
Quant aux “pirates” que tu décris, je partage entièrement ton avis : ils font plus pour le patrimoine que des lois à la Hadopi.
J’irais même plus loin en émettant un avis qui n’est pas toujours partagé par mes confrères : à savoir que ce qui est numérisé et redistribué gratis sur la toile, c’est en général des trucs qui se vendent déjà très bien, et qui participent à la promotion de ces produits déjà bien vendus (grosso modo, c’est une forme moderne du vieux “on ne prête qu’aux riches”), et dans cette perspective, j’aurais été très content que mes albums de BD soient “piratés”, ça aurait été le signe que ça se vendait très bien, et ça n’aurait servi qu’à les promouvoir davantage.

Jim


(artemus dada) #193

[quote=“Jim Lainé”]

Quand un éditeur rend les droits de son ouvrage à un auteur (afin que, idéalement, il puisse le proposer à un autre éditeur), cela concerne tous les formats.[/quote]

Je ne savais pas que retirer de la commercialisation des ouvrages voulait dire que les droits étaient rendus à l’auteur.
cela dit, mon propos sur la numérisation va dans un plus vaste débat si je puis dire, celui des stocks et de la disponibilité.

Mais ce que tu dis là me fait me demander pourquoi dès lors que les droits reviennent à l’auteur celui-ci ne propose-t-il pas ses ouvrages en numérique à la vente ?

À l’heure actuelle, un blog, “paypal”, les format “epub” ou “Pdf” par exemple et l’auteur passe en mode auto-édition pour un assez faible investissement (?).

Non ?


(Fred le Mallrat) #194

Les moutons electriques proposaient la version numérique y compris apres rupture de stocks des ouvrages


(Jim Lainé) #195

[quote=“artemus dada”]
Je ne savais pas que retirer de la commercialisation des ouvrages voulait dire que les droits étaient rendus à l’auteur.[/quote]

En fait, à la base, tous les droits appartiennent à l’auteur. Il cède à l’éditeur les droits de commercialisation (imprimer, faire diffuser, encaisser le pognon, vendre à l’étranger ou en clubs… tout cela incombe à l’éditeur). Cette cession est effective dans un temps déterminé par le contrat, mais aussi dans le cadre du tirage (en gros, si le tirage est épuisé et que l’éditeur ne réimprime pas, ça veut dire qu’il ne veut pas le commercialiser et donc qu’il renonce à ses droits d’éditeur sur le bouquin).
Quand l’éditeur décide de cesser la commercialisation, il rend les droits à l’auteur. Libre à ce dernier de trouver un autre éditeur pour le faire. Et cela concerne tous les supports.

Sans doute parce qu’ils ne savent pas comment faire et qu’ils ne maîtrisent pas l’aspect technique de la chose, parce qu’ils n’ont pas le temps, parce qu’ils ne jurent que par le support papier et n’ont pas envie d’en promouvoir un autre, ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas l’envie de se charger de ça.
C’est mon cas, par exemple : j’ai toujours préféré l’idée d’un partenariat entre moi et un éditeur, parce que je n’ai aucune envie (ni intérêt ni curiosité ni rien) d’aller commercialiser moi-même mes livres. Je préfère que quelqu’un s’en charge à ma place.
Je ne connais pas les conditions d’une telle situation, mais j’imagine qu’une telle démarche doit s’accompagner de l’adoption d’un statut particulier, afin d’être en règle pour la commercialisation. Mais j’avoue que je ne sais pas du tout. En revanche, il m’arrive de croiser, dans des festivals normands, des copains dessinateurs qui auto-éditent (sur papier) leurs albums. Si j’ai l’occasion de les revoir, je leur demanderai s’ils font des supports numériques et s’ils ont un statut particulier.

Jim


(Jim Lainé) #196

Une rupture des stocks, c’est pas une cessation de commercialisation.

Jim


(artemus dada) #197

Ça tombe bien que tu en parles, cet éditeur proposait ou propose encore une version numérique mais sans les illustrations, du moins dans le cas de La Puissance des masques par exemple.
Du moins la version que j’ai acheté n’en avait pas.

Donc il y a encore du chemin à faire de ce côté-là. :wink:


(artemus dada) #198

[quote=“Jim Lainé”]

En fait, à la base, tous les droits appartiennent à l’auteur. Il cède à l’éditeur les droits de commercialisation (imprimer, faire diffuser, encaisser le pognon, vendre à l’étranger ou en clubs… tout cela incombe à l’éditeur). Cette cession est effective dans un temps déterminé par le contrat, mais aussi dans le cadre du tirage (en gros, si le tirage est épuisé et que l’éditeur ne réimprime pas, ça veut dire qu’il ne veut pas le commercialiser et donc qu’il renonce à ses droits d’éditeur sur le bouquin).
Quand l’éditeur décide de cesser la commercialisation, il rend les droits à l’auteur. Libre à ce dernier de trouver un autre éditeur pour le faire. Et cela concerne tous les supports.[/quote]

Merci.


(Jim Lainé) #199

[quote=“artemus dada”]

Ça tombe bien que tu en parles, cet éditeur proposait ou propose encore une version numérique mais sans les illustrations, du moins dans le cas de La Puissance des masques par exemple.
Du moins la version que j’ai acheté n’en avait pas.

Donc il y a encore du chemin à faire de ce côté-là. :wink:[/quote]

Propose encore, puisque La Puissance des masques est toujours commercialisé.

Jim


(Jim Lainé) #200

Pour rappel :

Je signale que, grâce à l’aimable coup de main de Didier, de la librairie BD Lib, je pourrai apporter les derniers exemplaires de Stan Lee : Homère du XXe siècle et de Frank Miller : Urbaine tragédie. Ces deux ouvrages n’étant plus commercialisés par les Moutons électriques, ça fait une dernière occasion aux retardataires de pouvoir les trouver.
Je rappelle également aux amis de la région parisienne qu’Évreux n’est qu’à une heure de train de Paris, et que c’est une ville charmante. Si le cœur vous en dit…

Je vous donne donc rendez-vous.

Jim