SUBWAY (Luc Besson, 1985)

Je viens de me revoir Subway, de Luc Besson. J’avais tanké le cours d’espagnol pour aller le voir au cinéma à sa sortie et je l’avais chaudement recommandé à ma prof de philo.
L’histoire : Fred (Christophe Lambert en blond pétard) file à toute blinde sur le périph poursuivi par des méchants. La course-poursuite se termine littéralement dans une station de métro où Fred échappe à ses poursuivants. Il a en sa possessions des documents confidentiels piqués dans le coffre fort d’Héléna (Isabelle Adjani) qui l’avait invité à son anniversaire. Fred adore les anniversaires mais n’aime pas les coffres forts. Il ne peut pas s’empêcher de les faire sauter sans qu’on sache avec quels explosifs. Il utilise les documents comme appât pour revoir Héléna, toujours suivie par ses gardes du corps.
Besson filme le métro comme un monde souterrain où se croisent marginaux, punks, flics et truands au milieu de la foule des usagers. Fred veut revoir Héléna et monter un groupe de zikos. On suit Jean-Hugues Anglade, le Roller, un pickpocket à roulettes, Jean Reno, le Batteur, Richard Bohringer, un fleuriste/indic pas très net (qui l’est ?) ainsi que la brigade de police du métro menée par le bougon Michel Galabru (qui s’appelle Gesberg !), « assisté » de Batman (le regretté Jean-Pierre Bacri) et Robin (Jean-Claude Lecas) ainsi que de Jean-Bouise, le chef de station sans cesse rudoyé par Galabru (et qui bouquine un Strange pour passer le temps !!!)
Tout ce petit monde se cherche, se cache, se fuit, se poursuit, vole, braque… tue lors d’un final en musique, clin d’œil à à bout de souffle, paraît-il. Et on passe un très bon moment entre poursuites bien mises en boite au son de la musique d’Eric Serra (qui joue un petit rôle), dialogues hilarants (Isabelle Adjani déclare à Bacri la perte de son passeport entre Quimper et Saint-Raphaël, Galabru intimide Bohringer…) et pérégrinations dans les décors d’Alexandre Trauner.
Si j’aime ce film ? Assurément.

L’affiche du film, Lambert et son néon (il doit y avoir une référence), Adjani et sa coupe punk (qui me faisait craquer), et Bohringer, "ne tirez pas sur le fleuriste). On notera que Pierre Jolivet, entre autres, a participé à l’écriture du scénario. Besson aurait dû continuer de s’entourer pour cette tâche.

Cela donne bien envie de le revoir.

Fais-toi plaisir. :wink: