SUPER-WAR : MARVEL VS DC COMICS (Reed Tucker)


(Fred le Mallrat) #1

Super-War - Marvel versus DC Comics (Broché)
Reed Tucker
Sébastien Mirc (Traducteur)
FANTASK A PARAÎTRE LE : 26/01/2018
Note moyenne : | Donnez votre avis !
25€
Date de parution : 26/01/2018 Editeur : Fantask ISBN : 978-2-37494-017-5 EAN : 9782374940175 Format : Grand Format Présentation : Broché Nb. de pages : 520 pages Poids : 0.78 Kg Dimensions : 15,5 cm × 23,0 cm × 3,9 cm


(Geoffrey Le Magnifique) #2

La couverture et le titre ont changé : https://www.amazon.fr/Super-War-Marvel-versus-DC-Comics/dp/2374940179


(Le Doc) #3

Merci, Geoffrey ! Du coup, je change le titre et j’ajoute la couverture définitive :

C’est LA guerre de 50 ans. Le conflit secret qui a façonné la culture mainstream d’aujourd’hui. En 1938, DC Comics révolutionne la bande dessinée en lançant les aventures de Superman. Pendant plus de vingt ans, ses personnages emblématiques (Batman, Wonder Woman, Green Lantern, etc.) vont alors dominer le marché. Mais tout change en 1961, lorsque son concurrent direct, Marvel, publie le premier numéro des Quatre Fantastiques, inaugurant une nouvelle ère de super-héros (avec Spider-Man, Hulk, Thor, Iron Man, les X-Men, etc.). En phase avec la jeunesse d’alors, plus “modernes”, ils deviennent les icônes d’une société en pleine mutation. Dès lors, l’histoire des deux éditeurs va se conjuguer dans une lutte sans merci. Lequel sera le plus populaire ? Le plus innovant ? Le plus subversif ? De la naissance des comic shops à la conquête d’Hollywood, cette guerre va grandement participer à l’affirmation du mainstream, cette culture pour tous qui séduit la planète. Du mouvement des droits civiques à la question de la diversité, elle épouse, ou rejette, les évolutions et les questionnements qui ébranlent l’Occident. Espionnage industriel, “transferts” d’artistes, contrats mirobolants… cet ouvrage décrit aussi pour la première fois tous les soubresauts économiques et financiers nés de cette rivalité qui divise toujours l’Amérique et les fans du monde entier. Journaliste indépendant travaillant pour les plus grands journaux américains (de Esquire au New York Post), Reed Tucker livre ici une enquête sans précédent, fruit d’années de travail et de rencontres. Un livre essentiel pour comprendre la naissance du mainstream, et son avenir.


(Jim Lainé) #4

J’ai reçu mes exemplaires ce matin. Car en fait, j’ai été appelé pour opérer une relecture drastique sur le premier jet du traducteur, qui était passé à côté de pas mal de choses. À sa décharge, ce n’est pas sa spécialité (et si je devais travailler dans la sienne, à savoir les jeux, j’aimerais bien profiter des lumières de quelqu’un).
Le bouquin est épais, dense, un bel exemple de cette très sympathique collection. Ce qu’il raconte (la lutte entre 1961 et aujourd’hui, entre les deux gros éditeurs, pour faire court) est plutôt passionnant, même si j’ai repéré des imprécisions venant de Reed Tucker lui-même (un comble). Bref, pas le bouquin parfait, mais un chouette pavé à lire en voyage.

Jim


(artemus dada) #5

De manière assez amusante, une note de bas de page précise ce qu’est un “hula hoop”, mais pas que les pulps (qui sont cité à une ou deux reprises dans les premiers chapitres) sont des magazines essentiellement à base de récits en prose.

Si je me suis demandé ce que préciser la nature de cet ustensile dans un essai contemporain, disait de ma propre personne, je regrette que cette minutie ne soit pas allée jusqu’à ce versant (lesdits pulp magazines) de la culture étasunien, pourtant si important pour qui s’y intéresse, notamment au travers de sa bédé.

Ainsi, encore récemment, sur un forum ai-je pu croiser quelqu’un qui, confondant les pulps genre Weird Tales et les “horror comics” genre EC Comics, a pu bénéficier d’un commentaire lui disant sa méprise, couvertures à l’appui, sans que la différence fondamentale : BD/prose, ne soit pas même évoquée.

Peut-être que le commentateur ne la connaissait pas lui-même.

Sinon, pour ce que j’en ai lu, une bonne centaine de pages, Super-War : Marvel versus DC Comic se lit très très bien.

Si beaucoup de faits abordés peuvent déjà être connus, le style fait la différence en gommant avec efficacité & un beau savoir-faire un impression de “déjà-lu”, qui n’aurait pas manqué de se manifester sans lui.

Verdict : Lecture recommandée !


(Jim Lainé) #6

Sur les notes, je me suis souvent posé la question. J’ai suggéré d’en supprimer plusieurs (et je n’ai pas encore vérifié si certaines recommandations ont été suivies), ignorant d’ailleurs si elles provenaient de l’auteur ou du traducteur. Sachant que le premier semble mieux documenté sur l’histoire économique des entreprises que sur l’histoire éditoriale de leur contenu, j’imagine qu’il a fait des choix en conséquences. Qui ne seraient sans doute pas les miens.

Jim


(artemus dada) #7

Tout à une fin ; sauf les saucisses qui en ont deux !

Terminé il y a quelques minutes, “Super-War” a été une sympathique lecture ; alors même que je ne partage pas l"idée-force de l’ouvrage.

En effet, je ne vois guère d’identité propre à chacun des deux éditeurs, pas plus que je ne partage l’idée d’être pour un camp ou pour l’autre. Ça m’est d’ailleurs assez difficile d’imaginer qu’il puisse y avoir des lecteurs partageant cette perspective (à moins qu’ils aient 8-10 ans).
Surtout quand on voit que les auteurs, passent d’une maison d’édition à l’autre.

Bref, cela dit, cette histoire d’affrontement sans fin, est très joliment menée par Reed Tucker, et certaines informations : les sommes que touche (ou a touchées) Stan Lee, la manière de rémunérer les inventeurs de personnages passés du papier à l’écran, même si cela reste superficiel (aucun contrat n’est bien évidemment détaillé), et les propos des uns et des autres, surtout à partir des années 2000, qui font froid dans le dos. Tout cela est fort intéressant.

Reste que je me suis aperçu que je ne suis pas le seul à penser que les events et les reboots, n’ont qu’un bien faible portée sur le long terme. Leur fréquence parle d’elle-même.

À croire qu’il s’agit d’une stratégie des secteurs financiers des deux éditeurs, et d’eux seuls, quand bien même les chiffres ne leur donnent pas raison, tant le nombre de lecteurs semble être en baisse constante.

Un bon bouquin pour ceux qui s’intéressent à l’envers du décor, et qui se lit comme un page-turner.


HEY KIDS ! COMICS ! #1-5 (Howard Chaykin)