SUPERMAN #1-28 (Brian Michael Bendis / collectif)

Oui c’est vraiment bien. Je trouve que Bendis ne fait pas des caisses de cette « Vérité » (Truffe en VO).

Par contre, dans le FLASH 750, il doit y avoir un petit spoiler sur la fin de cet arc peut-être. Il est évoqué « sacrifice » lors d’une case présentant Supes punchant Mongul. Nous verrons.

Je trouve que le titre Superman atteint le même niveau qu’Action Comics.

Un aperçu du #22 par Kevin Maguire :

Source : www.newsarama.com

Ça bouge bien.

Jim

J’aime beaucoup Macguire.

Question.
Les Superman de Bendis sont-ils déjà publiés en librairie ?
Sinon, c’est prévu pour quand ?

P’tain ! Je vais acheter du Bendis ! :slight_smile:

Merci. :slight_smile:

Faut ajouter LEviathan aussi

Bendis se dirigerait vers la fin de sa prestation sur Superman. C’est du moins ce que laisserait entendre un podcast relayé par le site Comics Beat, tout en précisant qu’aucune date n’est donnée et que ce départ peut intervenir dans six mois ou un an :

Jim

SUPERMAN #22

Written by: Brian Michael Bendis.

Art by: Kevin Maguire

Covers by: Ivan Reis, Joe Prado, Bryan Hitch.

Description: The battle for the United Planets hits a fever pitch as the galactic conqueror Mongul beats some of the rulers of the galaxy to death and then heads for Earth! The only thing standing in his way? Superman! Meanwhile, back on Earth, the truth that Clark Kent is Superman continues to spiral out all over the world, and now the Daily Planet’s competition is gunning for his wife, Lois Lane!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: June 16.

Source : www.comicscontinuum.com

Je suis en train de rattraper mon retard de lecture sur le Superman de Bendis, et je dois avouer que je trouve ça plutôt pas mal. Mon goût pour les actions exotiques et les bastons cosmiques fait que je suis peut-être plus sensible à son Superman qu’à son Clark Kent (tandis que d’ordinaire, c’est souvent l’inverse, notamment durant la fameuse période Carlin dont je n’arrête pas de dire qu’elle m’a enthousiasmé), et je suis étonné de voir que le scénariste s’en sort plutôt pas mal avec ces idées « bigger than life ».
C’est bardé d’idées. Et là où Bendis rompt avec certaines mauvaises habitudes qu’il avait chez Marvel, c’est qu’il parvient à faire passer des pilules avec fluidité. Jon devenu ado ? Il arrive à en faire quelque chose, notamment par le recours à un flash-back colossal qui, pourtant, a tout pour refroidir. Le flash-back en question, qui montre la rencontre entre Superboy et Ultraman puis Super Woman (entre autres) permet de définir le personnage du jeune héros, par exemple. C’est plutôt bien vu.
Pareil pour la « réécriture » de la destruction de Krypton. La saga « Unity » fait revenir Rogol Zaar, en lui donnant une origine, en explicitant le rôle de Jor-El, en réexploitant une idée qu’il avait déjà décliné dans ses Avengers (le conclave secret) mais qui, ici, fonctionne plutôt très bien. Il parvient à ajouter des éléments au mythe sans casser ni diminuer celui-ci.
C’est un peu la même chose pour l’affaire de la révélation de l’identité. L’idée peut sembler saugrenue, casse-gueule et éculée, et pourtant ça semble naturel. De même, les allers-retours entre le présent et le passé est bien ficelé sans être trop lourd, et les conséquences sont assez inattendues (tandis que le scénariste profite de ses dialogues à foison pour, justement, évoquer les conséquences auxquelles tout le monde pense).
Question dialogue, il est fidèle à lui-même. Parfois, il en fait des caisses et c’est un peu lassant, mais au moins on sent les répliques utiles, la volonté de faire progresser l’action, malgré quelques répétitions. Des défauts toujours présents, mais qui deviennent moindres tant la qualité est au rendez-vous.
Pour la saga « Unity », il parvient même à développer un sous-texte politique, sur les thèmes des réfugiés, de la surdité affectée des nations / civilisations. Le parallèle entre les Nations Unies et les Planètes Unies est évident, clairement exprimé, ce n’est pas subtil, mais ça nourrit le récit d’un degré supplémentaire.
Bon, après, faut reconnaître qu’il est soutenu par des dessinateurs de premier rang, en tête desquels il faut citer Ivan Reis, qui blinde ses planches de références, de visuels plus ou moins connus, de personnages qui donnent du corps à l’intrigue et à la continuité que Bendis cherche à évoquer. Avec un illustrateur de moindre qualité, ça serait passé moins bien, peut-être.
Bref, je suis assez étonné d’être agréablement surpris. Mais ravi.

Jim

Brian Michael Bendis achève sa saga « Truth » avec une double confrontation. D’une part, Superman VS Mongul, avec beaucoup de fureur et de puissance. De l’autre, Cameron Chase VS Lois Lane, car la première vient informer la seconde que l’ONU valide rétroactivement l’attitude de Superman (qui s’est présenté comme représentant de la Terre, sans demander l’avis de quiconque) mais ne laissera aucune marge d’erreur (= ne pas faire la moindre bêtise, sans quoi ils perdent toute crédibilité).
Et c’est bien. Bon, j’aurais préféré que Ivan Reis poursuive car j’aime ses bagarres. Kevin Maguire propose de jolies choses, c’est très efficace, mais j’aurais préféré l’autre. Le combat est intense et puissant, mais c’est bien la discussion qui est bien faite et intéressante.
Je suis curieux de la suite. J’aime ce que propose Bendis, j’aime son approche. Vivement la suite !

Pareil.
Ca fait plaisir de voir le scénariste inspiré, avec des épisodes réussis.
Je l’ai déjà dit, mais je suis presque « frustré » : je n’aime pas le « fond » de certaines idées (faire vieillir Jon, révéler l’identité secrète, ça ne me « plaît » pas par principe), mais il les présente et les amène d’une telle façon que… ça fonctionne.

Jon vieilli, c’est bien amené et ça créé un autre personnage, tout aussi sympathique. En faire le fondateur des United Planets, par son statut, c’est brillant.
Superman qui révèle son identité car il croit en la vérité absolue, c’est… une évidence, quand je le lis, et ça fonctionne très bien.

J’aurais aimé pouvoir dire « c’est nul », mais non ; c’est bien fait, c’est bien préparé, et je prends beaucoup de plaisir à la lecture. J’attends les numéros avec impatience.
Et faut dire que ça tabasse, niveau bagarres et dessins, oui.
J’aime d’ailleurs beaucoup la gestion de l’action et des super-pouvoirs. Je me souviens d’un passage dans la Phantom Zone, où Superman a un instant les yeux rouges de colère en pensant à Rogol Zaar (destruction de Krypton et de la Forteresse), avec « la petite voix intérieure » des Kent qui raisonne Clark. J’ai trouvé ça très juste et très fin.

Ce qui est assez étonnant, en tout cas de mon point de vue de déçu de Bendis, farouchement échaudé par de nombreuses années à me frapper le front devant ses idées pour la plupart saugrenues, c’est qu’en fait, l’arsenal n’a pas changé. Des actions expliquées rétrospectivement, des scènes de dialogues interminables, des tunnels de baston muets… Et pourtant, ici, la magie fonctionne.
Je crois que c’est en partie dû au fait qu’il y a un sincère respect du matériau de base et de la continuité (il ne jette pas ce qui a été fait, notamment avec Mister Oz, il l’utilise et, dans ce cas présent, parvient même à lui donner du sens et une belle conclusion). Et en partie aussi dû au fait qu’il a visiblement un plan, et que s’il construit son projet autour de sagas déclinables en TPB, on n’a pas l’impression qu’il avance à l’aveugle, changeant de cap tous les six épisodes. Chaque saga nourrit les suivantes.
C’est pas exempt de défauts, bien sûr, et son style demeure toujours aussi présent, pour ne pas dire envahissant, mais c’est un peu comme s’il avait réellement conscience de ce qu’il écrit, au lieu d’être en automatique comme il l’a été trop longtemps.
Peut-être que l’encadrement éditorial fourni par Brian Cunningham est de meilleure qualité, aussi. Et bien entendu, on n’est pas plus à l’époque de ses Avengers, où l’univers Marvel était dicté d’en haut et où chaque série devait obéir aux grandes manœuvres générales. Ici, visiblement, on le laisse agir, entreprendre, et sa prestation ressemble à un véritable projet.

Jim

Oui, je pense qu’il a le recul nécessaire pour maîtriser sa technique, le plaisir du renouveau en étant chez DC, et l’autonomie totale qu’il n’avait finalement pas chez Marvel, avec l’évent annuel.

Peut-être aussi que ça lui fait du bien d’écrire un personnage positif comme Superman, d’ailleurs.

Il officie avec des dessinateurs très lumineux (Reis, sous son allure hyper-réaliste, déploie un style très vivant, et que dire de Maguire), ce qui renforce ce côté positif. Les coloristes sont sur cette longueur d’ondes.
D’ailleurs, les passages plus « sombres », plus bendisiens, dans les deux one-shots récents, sont sans doute les trucs les moins enivrants de l’ensemble (même si la rencontre entre Diana et Bruce démontre une évidente finesse dans la gestion des personnages, c’en est même étonnant).

Et, au final, même s’il reconstitue la Superman Family (enfin, la « Maison El »), il écrit un récit à héros unique, il n’est pas dans l’écriture chorale de ses séries de groupe (je n’ai pas suivi ses autres productions chez DC, donc je ne sais pas si c’est valable, comme argument), et donc l’effet de dilution qu’on pouvait sentir dans Avengers ou X-Men n’est pas présent ici.
Ça ne me rabiboche pas assez avec le scénariste pour que je me précipite sur ses autres séries actuelles, mais je trouve sa prestation, ici, plus que convaincante.

Jim

Est-ce que chez Marvel, il n’était pas en mode automatique?

C’est ce que je soupçonne.
Avec sans doute également moins de liberté éditoriale (l’obligation de participer voire de fournir un cross-over annuel, ça musèle, en fin de compte).

Jim

Même sur les X-Men ?