SUPERMAN : DOOMED (Collectif)

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SUPERMAN DOOMED

Suite aux agissements d’une mystérieuse organisation, la créature connue sous le nom de Doomsday a été libérée de la Zone Fantôme, une prison pour super-criminels. Depuis, le monstre sème la destruction à travers le globe, ne laissant que des morts sur son sillage. Au même moment, l’apparition d’un étrange prédicateur à Smallville alerte Superman. Apparu lors de la destruction de Krypton, l’orateur proclame que ce monde succombera prochainement… non pas à cause de Doomsday mais de Superman lui-même.

Public : Ado-adulte - à partir de 12 ans
Genre : Super-héros
Collection : DC Renaissance
Date de sortie : 12 février 2016
EAN : 9782365779371
Prix : 35 EUR[/quote]

Au fait, c’est sorti en kiosque ça avant ?

oui.

Je suis un peu perdu dans l’ordre de lecture de superman New 52.

On à : les 3 tomes de Morisson, puis le 1 de Pak, puis le Superman/Wonder Woman, puis enfin Doomed ?

C’est ça

J’ai suivi ça en kiosque justement, et j’ai lâché l’affaire vite fait tant j’ai trouvé ça minable. Idées rebattues, ambiance tristoune, zéro excitation. C’est vraiment très mauvais.

Supes est vraiment une grosse déception.

Et il n’arrête pas de jouer sur la corde du crossover pour en écrire un deuxième puis un troisième…

Ca doit être le troisième depuis un an. Et avec des directions contestables et déjà-vues…

Pauvre Supes… Au lieu de reproduire le schéma du Batverse, les éditeurs s’enfoncent dans leurs choix.

ATTENTION JE PARLE D’ÉVÉNEMENTS QUI POURRAIENT GÂCHER LA LECTURE.

Je me souviens lorsque des scénaristes comme Miller, Chaykin ou Moore utilisaient les écrans de télévision pour raconter leurs histoires, conférant ainsi aux événements un retentissement national, on comprenait l’impact de la situation, ça en soulignait l’importance.
En plus qu’à l’époque c’était assez innovant (du moins pour moi) et diablement narratif.

Là je viens de lire le prologue de Doomed, où les habitants d’un village sont tombés dans le coma et où la manière utilisée pour souligner l’importance de l’événement est l’utilisation d’un garde qui au demeurant se fait blouser en beauté.
Un seul garde pour protéger un endroit où plus de 500 personnes sont inconscientes.
Niveau crédibilité ça démarre très mal.

Et ça ne s’arrange pas, les personnages et les situations sont écrits à la truelle, et certains dialogues sonnent bizarrement.
Plus de 30 pages pour raconter ça, c’est vraiment trop de mon point de vue.
Quatre ou cinq pages avec suffisamment de cases : par exemple un gaufrier de 4x3 plus quelques cases panoramiques et un découpage sérieux (surtout), plus du texte allant à l’essentiel, sans “gras” et je pense que ça tient la route.

Là j’ai juste trouvé ça juste poussif et intéressant.

Je me souviens avoir lu il y a quelque temps, les propos d’un scénariste dont j’ai oublié le nom qui disait que d’avoir enlevé les bulles de pensées était une bonne chose car c’était un peu trop facile de les utiliser quand cela arrangeait l’histoire.

De nos jours il n’y a plus (ou plus tellement) de bulles de pensées, ç’a été remplacées par les récitatifs, c’est devenu, me semble-t-il la béquille des scénaristes, bon ça ne date pas d’aujourd’hui, quelqu’un comme Steve Gerber dans les années 70 utilisait de bon gros récitatif, mais j’ai l’impression que ce qui pourrait être raconté avec des images, des cases plus nombreuses et des mots (pour le coup moins nombreux), se fait dorénavant avec de pesants récitatifs.

Là ou quelqu’un comme Moore par exemple compte le nombre de mots pas bulle, le nombre de mots par case et par planche pour ne pas en dépasser un certain nombre, afin de donner du rythme à la lecture, afin de réfléchir à la composition et l’équilibre des planches et in fine de l’histoire, ici (mais pas qu’ici) je vois non pas de la bande dessinée mais d’un côté des dessins et dans le cas de ce prologue je trouve que la narration est totalement absente, que ce n’est pas narratif pour un sous, donc disais-je d’un côté des dessins que je qualifierais au mieux d’illustrations, et de l’autre un texte, sans aucune symbiose entre les deux.
Et l’Action Comics #31 n’est pas mieux, certes il y a moins de récitatifs mais je me demande ce que viens faire la scène de la forêt alors qu’il y a une menace qui dépasse l’entendement et que les habitants du village où a été élevé Superman sont dans le coma. ce qu’on nous a raconté en 30 pages est laissé de côté pour une jolie séquence en forêt où **Superman ** se repose.
Je ne dirais rien du Wonder Woman #8 dont le scénario pourrait tenir sur une seule planche. Je vous laisse découvrir combien il y en a en définitive.

Ce n’est surement pas facile de raconter des histoires captivantes avec des personnages qui ont une telle longévité, mais manifestement avec Doomed les auteurs n’ont rien à dire, et ils le disent plutôt mal, du moins selon mes goûts qui ne sont ni objectifs, ni une référence. Cela va sans dire

Bref ce crossover se fera sans moi. :wink: