SUPERMAN : IDENTITÉ SECRÈTE (Kurt Busiek / Stuart Immonen)

Le site de l’éditeur : urban-comics.com/superman-identite-secrete/

c’est vraiment bien cette série ?

Le thème me parait super casse gueule.

j’ai adoré à l’époque

Même moi je l’ai (mais faudrait que je relise quand même, j’ai dû lire ça trop vite !)

Pour moi c’est un des plus grands récit fait sur le personnage de Superman et son influence dans la vie d’un homme normal (si je puis dire)

Une tuerie l’une des meilleures histoire du Superman en plus c’est con, mais avec Infinite Crisis, ça permet de voir les origines de superboy Prime

Comme KabFC, une des meilleures histoires de Superman, sinon LA meilleure qui parle du mythe que représente Superman.

C’est mieux que Birthright ? (c’est mon histoire préférée du red slibar)

Ce n’est pas pareil.

Grosso modo niveau qualitatif c’est pareil, c’est autant de la bombe l’un que l’autre mais les deux récits n’ont pas vocation à raconter la même chose.

  • Birthright c’est les origines de Superman et ses premiers combats

  • Identité Secrète c’est l’histoire d’une vie, celle d’un gamin un peu solitaire qui grandit, tombe amoureux, devient père et vieillit dans un monde dans lequel il cherche sa place et son rôle.

edit ; purée mais la couverture est juste parfaite pour résumer toute la série je trouve

Rien à voir, et Birthrigt est nettement moins bien.

elle est magnifique

vous la vendez bien.

C’est le busiek de astro city au scénario, c’est ce que je vais me dire, parce que sinon j’ai un a priori hyper négatif sans savoir d’où il vient précisément

t’en fais pas, il est en grande forme, là-dessus.

pourquoi?

si je pouvais répondre clairement je saurais d’où vient mon à priori négatif, n’est ce pas ?

La confrontation monde réel / monde de super héros a quelque chose de bancale pour moi. Ca dissipe aussi sec le sens of wonder en ce qui me concerne.

évidemment mais ça aurait bien été la 1ère fois :wink:

ben voila :slight_smile:

Petite mise à jour de mon texte de l’an dernier : dailymars.net/on-a-lu-superm … aj-211114/

En espérant que Nemo lira la BD et qu’elle lui plaira :smiley:

Un truc qui a changé mon point de vu sur superman (avec Red son) que je n’aimais pas du tout auparavant. J’ai lu ça y a quoi? 10 ans, quand c’est sorti en VO, et ça m’avait transporté.

Aujourd’hui c’est avec un plaisir toujours intact que j’ai tombé le volume d’Urban. Je me suis fais une remarque tout de même: ça aurait vite pu être lourd comme récit avec ce parti pris de la voix off omniprésente, mais en fait, il n’en est rien. C’est ultra fluide, et vraiment agréable à lire. Un récit à part (avec peut être un brin de nostalgie pour ma part, puisqu’il représente avec New X-men, superman red son et 1602, l’époque ou je me suis vraiment engouffré dans le comics).

je suis passé à coté.

Dans une intro à un volume de astro city, mark waid soulignait que ce qui caractérisait l’approche de busiek dans astro, c’etait qu’il n’abordait pas le super héros comme un genre mais comme un medium.

Cela permettait disait il à travers le super héros de raconter non des histoires de super héros mais de parler de l’expérience humaine.

C’est indéniablement ce que Busiek cherche à faire ici. Alors pourquoi ici je n’accroche pas quand j’accroche à astro city ?

Il me semble que pour réussir à radicalement déplacer le curseur du super héros à l’humain, où pour faire du genre un medium comme le dit waid, il faut bien que le monde pullule de super héros. C’était le cas dans marvels, c’est le cas dans astro city, ça ne l’est pas ici.

Il me semble alors que ça déséquilibre totalement le récit : comment raconter les grandes émotions d’une vie quotidienne, banale alors que clairement la vie du perso ne l’est aucunement ? Il faut bien que des super héros, il y en ai beaucoup pour que à priori l’extraordinaire d’en être s’efface. De plus, ici, on a à faire à une vie sans tragédie d’aucune sorte, sans heurt, sans contradiction, portée en outre par une ascension sociale fulgurante tout aussi facile que la vie du personnage. On se demande bien de quelles compromissions faites pour ses enfants superman parle ? Il a bossé un peu pour le gouvernement, quel terrible sacrifice.

Le second point où le récit est déséquilibré, il me semble, c’est sur ce que cela dit du personnage de comics superman. En quoi cette bd parle t elle de superman ? Il m’apparait qu’elle n’en parle aucunement, et c’est bien nécessaire au projet même de raconter une vie humaine prise par l’angle de la quotidienneté. Mais dés lors le fait que le perso connait superman en tant que comics, le fait qu’il porte le même nom, le fait qu’il s’habille comme lui apparaissent comme autant d’éléments parfaitement incongru à l’histoire que l’auteur nous raconte. De ces éléments non seulement Busiek ne tire rien, mais il doit constamment les minimiser, les renvoyer à de l’anecdotique pour neutraliser l’effet que leur simple présence dans le récit suscite. C’est un peu bancale.

Cela pourrait s’analyser remarque, sous la forme prècisément que pour avoir une vie sans heurt, il faut constamment se tenir éloigné des éléments qui la détermine. Ce n’est certainement pas ce que busiek a voulu écrire, mais c’est ce qui donne le ton assez pessimiste de l’œuvre je trouve, où l’on a l’impression que le personnage passe constamment à coté de lui même, le récit et le personnage suivant le même chemin. Hors ce sentiment sourd de passer continuellement à coté de sa propre vie, n’est ce pas quelque chose qui nous assaille tous, quelque chose de propre à l’expérience humaine ? Ce n’est pas inintéressant ça, cela aurait même tendance à me plaire beaucoup, mais cela fait du récit, un récit d’échec banal , en rien solaire, qui soulignerait plutôt l’absence d’effet de la figure super héroïque.

Super héros ou non, même issu, on passe tous à coté de la vie.

C’est raccord d’ailleurs avec le peu d’importance donné à l’action super héroïque du personnage, réduit à être un super pompier.

Mais cela a pour conséquence, d’une certaine manière, de nous placer en extérieur à une narration qui se présente pourtant comme profondément empathique, de la même façon d’ailleurs que le personnage est continuellement en extérieur au monde de part son point de vue unique, point de vue qui fait le succès de ses livres. Et n’est ce pas contraire à ce que Busiek nous raconte : si ce sentiment d’être témoin quelque peu passif de sa vie est le sentiment propre à chacun, en quoi cela en fait il un point de vue unique susceptible de lui assurer le succès ?

C’est donc pour moi un récit bancal, qui raconte l’inverse de ce que la narration et les intentions de l’auteur semblent vouloir dire de prime abord, un récit marqué d’une profonde mélancolie.

La critique par Blackiruah est disponible sur le site!

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