SUPERMAN: SON OF KAL-EL #1-5 (Tom Taylor / John Timms)

Disons que tout me semble un peu précipité, mais j’avoue aimer les changements sur temps long.
Jon est créé en juillet 2015, il grandit en ado’ dans Superman V5 #8 en avril 2019, il part pour 12 numéros de la Légion après avoir traîné dans plusieurs numéros de la série Superman…

Alors oui, Jon est Superman dans DCeased et on a eu deux numéros (faibles) sur lui en Superman dans Future State (plus les deux diptyques Justice League et Superman/Wonder Woman), mais ça me paraît un peu précipité.

En soi, j’ai l’impression qu’il y avait une vraie place pour un Jon en Superboy, notamment avec cette bonne idée d’en faire le créateur des Planètes Unies et l’inspirateur de la Légion (l’enfant de plusieurs mondes et l’héritier de Superman, ça me semble très bien pour la Légion).

En faire Superman maintenant… je trouve ça un peu rapide. Et, malheureusement, les premiers numéros de Phillip Kennedy Johnson après Future State insistent très lourdement sur le fait que Jon sait, après son passage dans le futur, que Clark va « bientôt » disparaître, et il doit se tenir prêt.
C’est un peu lourdingue.

ca me semblait plus organique, merci des précisions.

C’est dommage surtout qu’il y a pas mal de choses à traiter sur la passation de pouvoir et l’importance du S. On pourrait même avoir des dispute entre les deux avec un Clark trop présent pour un Jon voulant voler de ses propres ailes, mais faisant quelques bétises, ou la volonté d’approbation paternel, les conseils à la 'Pa Kent transmis à Jon, un Sup qui s’éclipse de plus en plus dans un rôle de mentor, et de fermier écrivain ou il ne ferait plus de journalisme pur et dur, mais des livres sur…

t’en a bien pour de nombreuses années avec ça.

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C’est exactement ça !
Autant j’aimais bien Jon en pré-ado’, et je trouvais dommage que ça soit si vite évacué par Bendis, autant le Jon ado’ et jeune adulte qu’on a eu après… m’a plu, aussi.
Il est différent, il se cherche, il veut être digne du S et de son père (mais aussi de sa mère, Bendis l’a évoqué mais n’a pas eu le temps, mais l’influence de Lois et notamment sa vision de la vérité et de tout faire pour l’obtenir, c’est un plus pertinent). J’aurais aimé voir plus de ces indécisions, avec notamment un Clark qui doit vivre avec l’idée de n’avoir pas vu grandir son fils.
On n’a pas non plus assez profité du retour des parents Kent après Doomsday Clock, il n’y a quasiment aucune interaction entre Jon et ses grands-parents. Comme tu le dis, Pa Kent aurait pu être médiateur entre le père et le fils, etc.

Là, DC se précipite un peu, et c’est malheureux. On échappe quand même au projet 5G, mais je suis persuadé que Bendis était parti pour garder Jon longtemps ou en tout cas un temps certain dans ce rôle de Superboy installé entre le présent et la Légion (où il était bien). Bendis préparait même le traitement de Conner, avec plusieurs numéros dessus.

Je ne pensais vraiment pas dire ça un jour, mais je suis vraiment frustré que Bendis ait été évacué de la franchise aussi vite.

Pourquoi il n’en parlerait pas, TT?

Je lui fais confiance à donf.

Premier aperçu :

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Tiens, je trouve Timms moins intéressant que d’ordinaire, plus bordélique…

Jim

Oui. Dès qu’il y a Superman dans une page, ça rend les choses moins sympa, en effet.

On dirait pas que les pages se suivent c’est bizarre

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Jonathan Kent has experienced a lot in his young life. He’s traveled the galaxies with his Kryptonian grandfather and lived in the future with the Legion of Super-Heroes, who were intent on training him for the day his father, Clark Kent, could no longer be Superman. There is a hole in the Legion’s history that prevents Jon from knowing exactly when that will happen, but all signs point to it being very soon. It’s time for the son to wear the cape of his father and bear the symbol of hope that has told the world who Superman really is. Join writer Tom Taylor (Nightwing, DCeased) and artist John Timms (Infinite Frontier) as they usher in a whole new era for the House of El!

Also, “Tales of Metropolis” continues. Jimmy Olsen gathers his misfit heroes, including Ambush Bug and Gangbuster, to find out who the Projectress really is and why she set her sights on Bibbo!

Listen to the latest episode of our weekly comics podcast!

Superman: Son of Kal-El (2021-) #1

Written by Tom Taylor
Pencils John Timms
Inks John Timms
Colored by Gabe Eltaeb
Cover by John Timms
Release Date : July 27, 2021

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C’est du bon.
Pas forcément aussi « énorme » que je l’espérais, mais j’admets tenir Tom Taylor en très haute estime et j’attendais donc un festival. Ce #1 n’en est pas un, mais c’est un très bon numéro.
L’auteur débute avec un flashback rappelant (ou actant, plutôt, vu le flou éditorial lors de la création de Jon) la mise au monde de Jon… et c’est top. C’est top, car on a un Superman inquiet, qui veut gérer une invasion alien alors que Lois a des contractions, mais toute la Justice League « prend le relais » pour qu’il aille auprès d’elle. Et Batman monte la garde devant la Forteresse, et Diana aide au travail… c’est simple, c’est beau, c’est évident, c’est top.
Ensuite, on voit Jon en action, avec un passage épique (mais qui aurait pu l’être plus, sûrement avec un meilleur dessinateur) pour sauver des innocents d’un incendie et stopper l’incendiaire. Cela amène du trouble avec des militaires, et pousse Jon à retrouver Damian, en plein tournoi, pour savoir comment il pourrait faire plus… et ça fonctionne, car Jon veut maintenant traiter non plus les symptômes mais les causes des soucis.
Et c’est bien, oui.
Tom Taylor ne montre pas encore beaucoup du caractère de Jon, on reste en surface mais je ne doute pas qu’il saura bien écrire ce personnage, et surtout l’héritage de Lois sur lui. Le numéro est plaisant, fluide ; épique, aussi, même si John Timms, malgré tout son talent, ne parvient pas à créer le statut d’icône nécessaire pour présenter Jon en action.

C’est bien, ça donne envie, ça intrigue, ça éblouit et c’est joli, même si Timms manque de puissance.
Un bon début.

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Superman: Son of Kal-El #2

Written by: Tom Taylor
Art by: John Timms

Jonathan Kent now dons his father’s cape, but can he be Superman and still have a normal life? It’s tough in this modern world. Danger is everywhere. The new Superman learns this the hard way on his first day of college, and a deadly attack forces Jon to step from the shadows and into the spotlight-where his identity is exposed to the Truth, an activist news machine ready to upset everything. But first, the son still has some things to learn from his father-and a few cool toys to inherit. Ask yourself, what would you do with your very own Fortress of Solitude? This all-new chapter in the legacy of Man of Steel has only just begun to reveal its surprises!

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Complètement d’accord avec toi. Son premier numéro est une mise en confiance fort réussie.

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Pas mal, pas mal.
Tom Taylor ne lâche pas encore les chevaux, mais construit bien son personnage, son approche ; doucement. Peut-être un peu trop doucement, il faut l’avouer : ça avance lentement, c’est même un peu « mécanique » dans l’approche… mais ça fonctionne.
Ca se lit sans déplaisir, avec plaisir même, bien que le rythme soit lent. C’est bien, donc, mais il faut confirmer - et vite, et plus même qu’en faisant des clins d’oeil aux fans de WildStorm.
On a en effet ici un Jon qui tente d’avoir une « vie normale » avec l’identité de Fin Connors, qu’il « explose » dès qu’un tireur fou tente de s’en prendre aux étudiants d’une université qu’il veut rejoindre. Fin Connors disparaît donc, Jon grogne un peu, mais cela aboutit à une discussion fine avec Superman, notamment sur la raison qui a poussé Clark à ne pas faire « plus ». Tom Taylor lui fait notamment dire que Clark n’étant pas né sur Terre, il n’a jamais « osé » s’imposer, et laisse ainsi Jon tenter de faire « plus » sur « son monde » de naissance. On voit ainsi Jon agir dans un incident international qui concerne des réfugiés de Gamorra (!), avec Jon qui se lie à une sorte d’activiste en ligne qui évoque la politique de Gamorra, et son président : Henry Bendix.
Bon, le clin d’oeil à WildStorm est cool et, avec ce qu’il se passe dans Batman : Urban Legends, prouve que DC décide (enfin) de réutiliser ces éléments en y allant doucement. C’est une bonne idée, et ramener ça ici rappelle les débuts de New 52, avec Superman contre Helspont ; espérons quelque chose de mieux.
En soi, tout ça se lit bien mais ça se lit vite. J’ai apprécié la discussion Jon/Clark, mais j’attends toujours de voir ce que Tom Taylor veut faire - c’est bien beau de dire que Jon veut et va faire « plus », mais on reste encore sur des actes, des actions que son père ferait (sauver des réfugiés en danger, quand même, même Superman le fait au coeur d’un imbroglio diplomatique).
John Timms illustre ça efficacement, dans un style nerveux et direct ; dynamique. Je n’aime pas son trait, mais ça fonctionne, bien qu’il n’y ait pas ici de grandeur, de symbolisme iconique.

Ca se lit bien, mais ça démarre (trop ?) doucement. J’attends de voir ce que Tom Taylor veut vraiment faire, on en reste un peu trop aux annonces générales.

J’aime bien… sans être pleinement emporté pour autant.
J’espère que la franchise Superman passera vite cette étape du départ de Clark vers Warworld, car l’ensemble piétine et se marche sur les pieds par les versions. Ce #3 rejoue le départ de Clark, sans être cohérent avec ce qu’on voit dans Action Comics #1035, qui d’ailleurs n’a aucun sens avec la mini-série Superman & the Authority.
Bon, en attendant, on a ici un numéro qui rejoue (ENCORE) l’au-revoir entre Clark et son fils, le premier confirmant au second combien il l’aime et croit en lui, alors que le plus jeune craint un monde et un futur sans son père. Tom Taylor manoeuvre cependant en plaçant ses pièces, avec l’activiste Jay qui devient ami avec Jon, pour le pousser à défendre les opprimés politiques, tout en montrant aussi Gamorra et Bendix qui « bombarde » la ferme Kent avec une surhumaine manipulée et explosive.
Ca se lit bien, franchement, mais ce n’est pas non plus la panacée. Tom Taylor ronronne encore trop ici, avec de bonnes choses, objectivement, et une bonne posture de Jon comme défenseur social. Hélas, Clark qui n’en finit pas de préparer son départ, ça devient lassant et ça bloque un peu la chose.
J’aime bien le subplot sur Gamorra, le pote Jay interpelle, mais la série semble n’avoir pas encore démarré, et c’est un peu dommage. Je n’aime toujours pas John Timms, je n’adhère pas à son trait et ses personnages, mais ça fait le job.

J’espère que l’ensemble va vraiment se lancer, le scénariste, le personnage et l’orientation le méritent.

C’est le nouveau gimmick à la mode ?

Qu il soit bisexuel, c est très bien. Why not ?

Mais la petite musique comme quoi il faudrait du «même» pour s y reconnaître, de la part d un conteur, c est scier la branche sur laquelle il est assis, en plus d être inexact.

Excuse-moi mais je n’ai pas bien compris ton post. Tu peux développer, s’il te plaît?

Et cela n’a évidemment pas tardé…

Taylor dit qu on a tous besoin de pouvoir se reconnaître dans ses héros.

Dans le contexte, cela veut dire que les bi ont besoin de heros bi.

Sous entendu : on ne se reconnait que dans le même, dans le semblable que nous.

C est l exigence de l époque : je veux etre représenté par moi même.

Heureusement, c est faux. On s identifie précisément à ce qui n est pas nous. Et c est bien le moteur des fictions, cette identification à l autre.

Si on ne s identifiait qu au même, la fiction n existerait pas.