Sans surprise, mais fort sympathique et surtout fort divertissant et positif, avec un bon récit central et de bonnes back-ups.
Mark Waid & Jorge Jimenez lancent la deuxième vague des crossovers DC/Marvel avec leur version de cette nouvelle rencontre entre l’Homme d’Acier et le Tisseur, qui ici connaissent leurs identités et ont déjà collaboré ensemble. Clark & Peter se retrouvent à S.T.A.R. Labs pour enquêter sur le vol d’un procédé expérimental pour transférer des données et idées plus vite que la lumière, en utilisant la Kryptonite, et le vol a été fait par Dr Octopus. Ce dernier, vexé d’être mal valorisé par l’Humanité, a accepté l’offre de collaboration et de gloire céleste de Brainiac, qui veut transférer à l’Humanité un virus qu’un autre peuple lui a implanté quand il a tenté de les conquérir. Le procédé est lancé, fonctionne et heurte puis tue des gens. Spider-Man lutte pour résister, Superman ressent les effets de la Kryptonite diluée dans l’effet. Clark va stopper Dr Octopus qui a des bras en Kryptonite, et Spider-Man confronte Brainiac, énervé de sa réactivité. Finalement, Superman bat Otto mais le vaisseau de Brainiac tombe sur Metropolis, Clark est trop faible pour le stopper seul, Peter est sous des décombres… mais il les soulève pour accéder aux commandes. Le crash est évité, tout va bien et mieux, avec même un petit échange entre les deux super-héros sur la raison pour laquelle Peter a si longtemps vendu des photos au Daily Bugle plutôt qu’au Daily Planet, plus respectueux et qui paye mieux.
C’est bien, oui. Divertissant, simple en soi mais pas simpliste, dynamique et prenant, avec de bonnes caractérisations du duo mais aussi de Dr Octopus. C’est fluide, bien fait, et positif en soi, avec une lecture qui donne le sourire et qui le fait garder tout du long. Avec une très belle prestation de Jorge Jimenez, formidable sur Superman et correct sur Spider-Man même s’il est bien maigrichon.
Les back-ups, ensuite, sont bonnes dans l’ensemble et agréables.
Tom King & Jim Lee montrent une discussion entre Lois Lane & Mary Jane qui sont sur un pont, et tentent de survivre à l’attaque d’une Sentinelle contrecarrée par Superman & Spider-Man. Elles échangent sur la vie de demoiselle en détresse et de compagne de super-héros, puis identifient la cible du robot : Gambit, qui détruit l’engin. Bon, c’est correct, l’échange est sympathique, les dessins sont jolis bien qu’un peu figés, mais c’est un peu long et, finalement, j’aurais préféré un récit de pur papotage que cette action de diversion.
Christopher Priest & Daniel Sampere montrent Superboy-Prime qui vient demander de l’aide à un Spider-Man qui sort de sa période costume sombre, car le Collectionneur et une autre version du Maître de l’Evolution ont sorti Prime de sa Dimension de Poche et il ne la retrouve plus. Il veut utiliser le sixième sens de Peter pour retrouver son foyer, après quelques anicroches et frustrations entre eux. L’idée est bonne mais l’ensemble finit sur un cliffhanger, avec un Prime trop « calme » et un Peter pas vraiment marquant ; mais les dessins sont jolis et dynamiques.
Sean Murphy s’empare ensuite de versions futuristes, avec Spider-Man 2099 qui arrive dans la Gotham de 2039 pour confronter Batman Beyond… et un Superboy alors en séjour à la Légion du 31e siècle. Miguel vient demander de l’aide pour empêcher le contrôle du futur par Doom, en stoppant la fusion Alchemax / Lexcorp. Bon, c’est sympathique en soi, mais ça finit aussi sur un cliffhanger, et le Superboy est difficile à identifier ; mais les dessins sont tops et quelques dialogues fonctionnent.
Matt Fraction & Steve Lieber reviennent sur Jimmy Olsen, qui contente Jonah Jameson en ramenant une photo de Carnage qui l’attaque, et le rédacteur le confond avec Spider-Man pour ses propres plans. J’admets n’avoir pas adhéré à l’humour de la maxi-série que les auteurs ont signée, c’est dans la même veine et donc pas pour moi.
Jeff Lemire & Rafa Sandoval révèlent une rencontre oubliée entre un jeune Ben Parker, en voyage au Kansas et bloqué sur un pont lors d’une tempête, et de Jonathan Kent, venu par hasard et qui l’aide ensuite à secourir des gens dans le besoin. Un beau p’tit récit sur les influences de Clark & Peter qui les évoquent sans tout savoir, c’est simple et efficace et mignon, même si les dessins sont rushés.
Greg Rucka & Nicola Scott montrent un débat entre Lois & Jonah à la TV, pour évoquer les biais d’approche de chaque journal. Jonah exprime son rejet de Spider-Man car celui-ci cache son identité et n’est donc pas transparent, à la différence de Superman mais comme Batman, qu’il n’aime pas. C’est assez intelligent et bien mené, avec un bon avis pour chaque camp et de jolis dessins.
Enfin, Gail Simone & Belen Ortega montrent que Power Girl venait à un date après une rencontre en ligne avec Paul (!), l’ex détesté de Mary Jane, dans un bar de super-vilains que le Punisher attaque. Finalement, Paul s’enfuie, PG se change pour stopper Frank, mais ça flirte et ça repart ensemble. C’est assez fun en soi, un peu délirant et un peu foufou avec des dessins travaillés.
En conclusion, un gros numéros simple mais efficace, qui ne révolutionne rien dans son récit principal, mais qui sert bien les deux héros tout en donnant le sourire dans des intrigues positives et solides.
J’en ressors satisfait et content ; avec le sourire, quoi.
Gros bof
Rien de nul mais rien que j ai vraiment aimè.. allez olsen/carnage.. le reste est rempli de noms ronflants pour des choses assez attendue et contrairement aux 2 précédents bien moins fun.
Jim Lee a perdu
J’ai vraiment aimé le feel good de Waid et Jimenez!
Pour ce type d’ouvrage, je recherchais ce petit plaisir loin des Crisis et autres fins du monde.
Jimenez sur Spidey, c’est très sympa aussi!
Pour le reste, je suis peu enthousiaste. Le segment « King/Lee » m’a laissé sur ma faim.
Je préfère que Jim Lee finisse son H2sh!
Oui pareil ici, pas ouf dans l’ensemble, heureusement que Waid est là…
Au moins ça aura plut à @Ben-Wawe
Et à moi pour le futur ![]()







