Mais que fais-tu avec tes cutters ?![]()
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Il te fait flipper ?
Jim
Je comprends pas pourquoi il s’approche de son bouquin avec ces engins.
Avec un seul de ces engins.
Puisque le premier (le rouge) est sur la couverture.
Jim
Oui pardon…
C’est l’anniversaire d’Igor Kordey. Sur FB, Thierry Mornet relaie ceci :
Pour parler de TEXAS KID, rien de mieux que laisser IGOR en parler :
« Ce n’est certainement pas un Western, malgré ce que le titre pourrait laisser sous-entendre ! c’est un album pour adultes qui provient de la Quatrième Dimension : une histoire qui parle du monde des Comics, de l’éternelle rivalité entre les pères et les fils, d’une imagination débridée et qui fonctionne à plein régime, et par dessus tout, qui rend hommage aux manga et à leur narration, genre que j’affectionne tant… »
Igor Kordey.
A qui doit on cette histoire ?
Un certain déséquilibre dans la narration, dans son rythme auquel ne nous a pas habitué Macan me ferait dire que c est avant tout une oeuvre de Kordey.
Trop long ici, trop court là, cette bd fait partie de ces œuvres que l on va aimer beaucoup notamment pour ses maladresses puisqu ils sont aussi une forme de générosité de l auteur. Et quelle générosité dans les dessins, dans l espace des pages. C est sublime.
A certains égards, j ai pu penser au monster de bws, où le dessinateur semble comme vouloir s arracher aux cases, à l ellipse entre les cases, pour pouvoir tout dessiner et qu aucun dessin ne manque. Desir impossible mais moteur de certains dessinateurs, il semblerait et moteur donc d une grande générosité pour le lecteur.
Deux points forts narratifs dans cette bd : le récit historique portant sur le père, qui devait singulièrement tenir à Kordey, et le second est le jeu entre la violence du père et de sa vie avec le type de heros qui lui est associé et les heros du fils.
Comment s articuler à un père hors norme ? Comment etre en lien avec un monde passé où la violence etait omniprésente et qui a totalement disparu ? Comment s inscrire dans une filiation artistique lorsque les vrais heros et les vrais succès etaient avant ? L impossible articulation n est elle pas en elle une violence à laquelle personne n echappe ?
Lorsque les quatres questions se rejoignent, kordey suspend son histoire. Il ne s agissait pas d apporter une réponse mais d articuler ensemble ces questions.
Kordey voulait raconter l impossible articulation entre un père et son fils, entre des époques dont le rapport à la violence n est pas du tout le même, entre des heros et des fictions qui ne peuvent coexister ensemble puisqu appartenant à des mondes dont les differences sont indépassables. Kordey voulait parler de la violence de venir d un monde perdu. Mais in fine, la fiction ne tient elle pas la même place pour le père et le fils ? In fine, ni l un ni l autre n ont le choix et chacun doit faire avec son epoque et ce qu il est, c est sans échappatoire et c est peut-être là la violence commune à chaque epoque et pour chacun
Beaucoup aimé.
Pourquoi ne pas partir du principe que Macan s’est juste raté et que les sujets qui lui tenaient à coeur il n’a pas su les exploiter ?
Parce que je l ai lu comme une bd de dessinateur.
Ce n est pas un bd qui veut raconter quelque chose, c est une bd qui veut dessiner quelque chose.
Donc c’est ton avis, ok, pas forcément la réalité.
Je n ai pas suivi la genèse de la bd en effet mais pour moi c est une bd de dessinateur. Peut-être sur un synopsis de départ de Macan, mais c est kordey qui raconte.
