THE CLOVERFIELD PARADOX (Julius Onah)


(Le Doc) #1

10 ans auparavant, quelque chose est arrivé. Nous savons désormais pourquoi.

DATE DE SORTIE PREVUE

Actuellement sur Netflx

REALISATEUR

Julius Onah

SCENARISTES

Oren Uziel et Doug Jung

DISTRIBUTION

Elizabeth Debicki, Daniel Brühl, Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Chris O’Dowd…

INFOS

Long métrage américain
Genre : science-fiction/horreur
Année de production : 2018

Le teaser :


(Ben Wawe) #2

Impressionnant de maîtrise dans la comm’.


(Photonik) #3

Très mauvais premiers retours, par contre.


(Lord-of-babylon) #4

Impressionnant de maîtrise dans la comm’.

Faut bien cela pour rattraper une telle purge que les mecs ce sont balancé comme une patate chaude et que Netflix à récupéré en imaginant faire un gros coup à base de rajout foireux de scène pour raccorder un film déjà pas terrible à une marque populaire. Résultat on est capté par l’envie d’avoir des informations sur ce qui s’est passé dans les deux opus précédents et on se la fait mettre bien profond.

En étant gentil on peut dire que ça fait illusion le temps de quelque scènes et si on a jamais vu de films de SF ou d’épisodes de La Quatrième Dimension

En étant réaliste c’est une sombre merde écrit avec les pieds, mal interprétè et se tirant régulièrement des balles dans le pieds à force d’empiler grossièrement des intrigues ou de diviser l’action sur deux lieux dont l’un brille par son inutilité.

Je conseille toutefois de regarder ce film avec des copains et avec quelques épisodes de The IT Crowd en première partie. Ca aide beaucoup à faire passer la pilule


(Photonik) #5

Ah oui, j’ai vu que le très drôle Chris O’Dowd était au casting de ce film, en effet…

Bon ben, même ici, premier retour bien calamiteux, comme on pouvait s’en douter. Paradoxalement (et ça en dit long sur ma tournure d’esprit déviante) j’ai encore plus envie de le voir, là. :wink:


(Lord-of-babylon) #6

Il y a quand même un truc que je trouve fascinant.

Tout projet un poil ambitieux dont on ne montre aucune image ou BA avant la sortie fait majoritairement sonner les warnings quand à la médiocrité de la chose.

La, avec la même logique, la plupart des gens saluent la performance marketing de la chose. On applaudit le fait que deux studios ont caché la nullité de la croute qu’ils ont produit. C’est fort quand même


(Jim Lainé) #7

Alors en fait, c’est pas très bon, pour deux raisons selon moi.
D’une part parce que c’est un ramassis de clins d’œil (Alien et ses suites, Poltergeist, 2001 et des milliards d’autres trucs, y compris des strips de Mandrake…), au point que ce n’est pas un scénario mais un vaste sample.
D’autre part, c’est mou. Y a plein d’idées, plein d’images qui pourraient nous en mettre plein le museau, mais en fait, tout s’enchaîne sans impact, sans empathie. Et c’est sans doute là le plus gros grief, parce que le film est construit sur deux intrigues en parallèle, ainsi que sur des liens de continuité avec un précédent opus, mais rien ne prend, on s’en fout.
Les deux soucis sont liés, au demeurant : s’il n’y avait pas autant de clichés, le spectateur serait peut-être un peu plus intéressé. Dommage, parce que c’est plein d’acteurs cools (Daniel Brühl est en général très bien, Elizabeth Debicki avait fait une chouette prestation dans le récent Gatsby…), mais aucun ne semble motivé, ce qui rajoute à l’ennui.
Au mieux, c’est sympatoche. En téléchargement illégal, ça passe très bien. Ça vaut pas beaucoup plus.

Jim


(Photonik) #8

Pas mieux que mes petits camarades sur ce “Cloverfield Paradox” : c’est bien naze, cette affaire…

Et ça partait pourtant pas si mal ; le casting par exemple est tout à fait digne d’intérêt et éclectique comme il faut, avec même quelques jolies performances (surtout celle de Gugu Mbatha-Raw, très impliquée et convaincante), et le début fait illusion, avec son générique old-school mais plutôt astucieux. Le film profite aussi des qualités propres au genre dans lequel il s’inscrit : perso, je trouve que, lorsque c’est fait avec un minimum de soins, le sous-genre de la SF “orbitale” dans lequel le film s’inscrit est un des derniers à être capable de sidération, comme l’avait bien compris “Gravity” il y a trois ans maintenant.
Je suis également très client du feeling “Twilight Zone”/“The Outer Limits” effectivement très présent durant l’exposition ; j’ai même pensé, spécifiquement, au chouette “Journey to the far side of the Sun” (alias “Danger, planète inconnue”) signé Robert Parrish en 1969, avec ce bon vieux Roy Thines en mode David Vincent : il est même possible que le film y fasse une référence directe, à un moment…

Bon, ça, c’est le premier quart d’heure, en gros ; après ça part très vite en sucette, et ce à tous les niveaux ou presque. Mais principalement, on peut dire que c’est l’écriture qui pêche : un tel niveau de désinvolture sur une prod’ de ce calibre (budget moyen mais pas ridicule, quand même) est tout bonnement ahurissant. Les péripéties s’enchaînent sans logique aucune, laissant des pans entiers de l’intrigue sans explication (quid du bras ? des vers de terre ? on ne sait pas… et on s’en tape un peu, franchement).
Quant à l’argument SF “principal” (puisque ça part dans tous les sens), c’est juste un gadget suffisamment malléable pour autoriser toutes les explications foireuses aux événements du film ; on frôle le fou-rire avec ce scientifique (c’est vers le début du film, pourtant sa meilleure part) qui explique selon une logique, heu, illogique, quelles seront les conséquences de l’expérience menée par l’équipage.
Cette écriture de sous-doué est “complétée” par une science du montage proprement aberrante (rarement vu un tel bordel à ce niveau), mais quand on s’en rend pleinement compte, on en a déjà plus rien à foutre. Je n’insisterai pas sur l’intrigue parallèle avec le mari médecin sur Terre, qui ferait passer les aventures de Kim Bauer dans la série “24” pour les nouvelles tribulations d’Indiana Jones.

L’explication d’une telle bérézina ? C’est évidemment le côté auberge espagnole du projet, à la base un script intitulé “The God Particle”, traînant sur les étagères de Bad Robot (la boîte de JJ Abrams) depuis 5 ou 6 ans et maladroitement reformaté pour être inclus aux forceps dans la franchise “Cloverfield”.
Rassurons tout de suite les fans de la dite trilogie : à part un ou deux plans aux frontières du comique involontaire, rien (je dis bien : RIEN) ne rattache le film à ses deux prédécesseurs. Le rattachement “in extremis”, pourquoi pas : ce n’est pas l’assurance d’un échec programmé, comme l’a prouvé “10 Cloverfield Lane” (issu d’un script intitulé “The Cellar” sans rapport à la base, là aussi), même si je ne suis pas ultra-enthousiaste sur la dernière ligne droite du film. Mais il avait pour lui un script globalement bien bétonné, une interprétation inspirée et une mise en scène intelligente et solide.

Rien de tout ça ici : à part pour son marketing de margoulin, on est loin des deux (semi) réussites précédentes, très loin. A des années-lumière, en fait.