THE DEATH OF DOCTOR STRANGE #1-3 (Jed MacKay / Lee Garbett)

Lee Garbett est un mystère pour moi !

Je ne supporte pas son style ! Quelque soit ses travaux, je trouve ses planches bâclées, son dessin faible (la main de Strange) , alors qu’il n’est même pas sur une série régulière. Ça semble manquer de travail et de rigueur !

Il me semble que j’ai vu récemment des planches pas mal (peut-être sur une série typée Vertigo…), mais dans l’ensemble, je pense pareil : un travail superficiel duquel émerge parfois un boulot moins mauvais…

Jim

Peut être quand il était encré par Stefano Gaudiano sur X-O Manowar.

Non non, c’est pas un truc de super-héros (d’ailleurs, je ne savais même pas qu’il avait fait du X-O Manowar). Un truc plus récent, j’ai l’impression…

Ah, c’est pas chez Vertigo, c’est chez Image (mais il y a un feeling vertiguesque) : c’est Shadecraft. Sans être génial, ses planches laissaient entendre qu’il y avait une certaine maîtrise. Mais ce qu’on voit ici invalide cette hypothèse.

Jim

Son style convient assez bien à la tonalité de Loki : Agent of Asgard (l’humour des débuts car après ça devient plus sombre).

Pas lu.

Jim

Le peu que j’ai vu/lu m’a toujours donné l’impression que ça manquait de rigueur.
Je peux comprendre la « jeunesse » du dessinateur : un style en pleine évolution, un dessinateur qui travaille son style et une certaine « perfection » (l’exemple le plus représentatif qui me vient en tête c’est Pépé Larraz ).
Garbett, je l’assossie à de la paresse, une version sans personnalité de Francavilla.
Francavilla possède certaines « lacunes », mais développe une approche « personnelle » , à coup de pinceaux, de textures, et de couleurs très marquées.
Ça peut paraître abstrait, et je ne veux pas que ce soit perçu comme de la jalousie ou de l’aigreur, mais Garbett, il a un pied dans l’industrie, et il me donne l’impression d’être un paresseux qui ne se repose même pas sur un style ayant de la personnalité puisque c’est… sans saveur.!

Bref…une anomalie dont je ne comprends pas l’intérêt qu’on peut lui porter !

Oh, cool !
Je ne partais pas du tout emballé par cette mini-série, menant à un micro-événement, basé sur la mort de Stephen. Déjà, un ensemble basé sur une mort annoncée, je trouve ça glauque et facile… mais en plus, j’aime bien Stephen, et on a déjà joué à « qui sera Sorcier Suprême » il y a des années (avec Dr Voodoo).
Bref, je venais ici sans passion. Et si l’essentiel de l’épisode, agréable mais très classique, ne m’emballait pas malgré une exécution correcte… Jed MacKay me surprend très agréablement par son final !
Tout commence par une « journée étrange », ou plutôt classique pour Stephen : réveil par Bats, son chien fantôme, pour une promenade après quelques mots sympathiques avec Wong ; intervention chirurgicale (car Stephen a retrouvé ses mains de chirurgien à la fin de l’avant-dernier volume par Mark Waid, faut suivre !) ; gestion d’une micro-menace mystique ; passage à la Strange Academy, où il rappelle qu’être Sorcier Suprême donne accès à de grands pouvoirs mais impose de maintenir une barrière magique générale autour de la Terre, qui empêche les invasions de menace ; gestion avec Magik d’une attaque de démons errants des Limbes ; gestion d’autres événements.
Tout ça pour finir chez lui, où il doit ouvrir la porte à quelqu’un qui sonne car Wong est absent. Mais Stephen est attaqué, le combat est rude, on ne voit pas l’ennemi et Stephen… meurt. Ouais, carrément. A l’arme blanche. Le monde le « ressent », les copains arrivent, mais on découvre plusieurs attaques mystiques en même temps tandis que, soudain, le lecteur comprend pourquoi la voix-off / les pensées de Stephen se sont longuement attachées à une légende scandinave faisant état d’un mystique « immortel » car il avait caché son âme en dehors de son corps (coucou Voldemort). On découvre en effet un portail qui s’ouvre et la voix-off révèle que Stephen a fait « presque ça » : un Dr Strange jeune et ignorant l’année débarque, confirmant qu’il est le plan de Stephen s’il décède - s’il meurt, Dr Strange a prévu de faire apparaître un lui plus jeune !
Et je trouve ça cool !
Jed MacKay assume clairement le titre de la mini-série, mais livre un twist qui me surprend et donne envie de lire la suite. L’ensemble est en plus agréable à suivre, comme je l’ai dit, même si l’essentiel de l’épisode est très classique. Bien exécuté, mais classique. Le combat principal est en soi un peu « décevant », car l’auteur utilise des artifices déjà-vus pour cacher l’identité du responsable.
Mais c’est bien ce twist qui interpelle, et donne du sel à un scénario sympathique, avec une nonchalanche et un humour appréciables. Lee Garbett illustre tout ça dans son style, j’avoue que j’aime bien, la rondeur des traits a un côté réconfortant. C’est jamais formidable, mais jamais raté non plus.

Je suis bien curieux de lire la suite, j’ai été surpris. Et c’est cool, oui !

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(W) Jed MacKay (A) Lee Garbett, Antonio Fabela (CA) Kaare Andrews, Joe Jusko, Todd Nauck, R. B. Silva
REST IN PEACE STEPHEN STRANGE!
With the Sorcerer Supreme gone, so too are Earth’s magical defenses! Now the rest of Earth’s heroes have their hands full with multiple invasions from other dimensions. Some are familiar…but some are new… and frightening! Meet the Three Mothers!

RATED T+
In Shops: Oct 20, 2021
SRP: $3.99

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Ils ont osé !

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Pas mal.
Après le choc du #1, autant sur la mort effective de Dr Strange que sur le cliffhanger, qui montre que Stephen avait préparé « une back-up » en cas de décès, un Dr Strange jeune et novice qui apparaît s’il est tué, Jed MacKay doit enchaîner et s’expliquer. On apprend ainsi que, jadis, avant qu’il soit Sorcier Suprême, Stephen s’est « privé » d’une semaine de vie, afin de « bloquer » le Dr Strange de cette semaine dans une bulle, dont il ne sortirait que si Stephen était tué.
L’idée est plutôt bonne et cool, et permet de créer une date-limite et un impératif. Les liens avec les proches de Stephen sont difficiles, ça donne quelques bons moments alors que plusieurs seigneurs magiques, d’autres dimensions, s’installent sur Terre, dans des zones inhabitées. Clea apparaît et explique que ces seigneurs fuient The Three Mothers, trois monstresses qui attaquent et mettent une raclée au jeune Dr Strange et aux Avengers. Hop, le pire ne fait que commencer.
Ca se lit bien, oui. Jed MacKay propose un scénario qui fait sourire par les chocs du jeune Dr Strange sur le quotidien de sa version future, et décédée. L’auteur enchaîne avec The Three Monsters, des saloperies classiques mais bien dégoûtantes et puissantes.
Rien d’exceptionnel, mais un scénario efficace et de bons moments, dessinés par un Lee Garbett au style correct et fluide, qui fait le job.

C’est sympa’. Mais, pour l’instant, je ne suis vraiment pas convaincu par l’idée de vraiment tuer le véritable Stephen.

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THE DEATH OF DOCTOR STRANGE #3

Written by: Jed Mackay.

Art by: Lee Garbett.

Covers by: Kaare Andrews, Inhyuk Lee.

Description: Meet The Three Mothers! With no Sorcerer Supreme, Earth is left entirely defenseless against the mother - Mothers - of all mystical threats. Meet the Three Mothers: the Wyrd, an alien mage-priestess; the Crown, a powerful warrior-queen; and the Crawling, a monstress composed of acid-mouthed worms. Will they be the Marvel Universe’s undoing? And were they the ones who killed Stephen Strange?! In the vein of the Black Order, the first appearances of the next great Marvel villain team!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: November 24.

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Ca reste solide.
Jed MacKay continue de mener sa saga, dont l’idée de base, à savoir tuer Stephen Strange pour lancer un « qui-l’a-tué » un peu vain, continue de m’énerver… mais l’ensemble reste très agréable à suivre.
En effet, le scénariste utilise la menace relativement basique de monstres magiques super badass et méconnus comme excuse pour créer un bordel magique. Il s’attache surtout à ce « Dr Strange de remplacement », ce Stephen très jeune, pas encore Sorcier Suprême, qui s’était « pris » une semaine entière pour se placer dans une dimension de poche, pour que ce Stephen jeune « pris » revienne en cas de décès, et gérer sa mort. L’idée me plaît, et Jed MacKay la manie vraiment bien, avec un Stephen arrogant, pompeux mais sincère et touchant. Le dialogue avec Clea, évidemment perturbée par la mort de « son » Stephen et le retour d’un Stephen qui est tellement comme celui dont elle est tombée amoureuse, est magnifique. L’enquête enchaîne, on apprend que l’Oeil d’Agamotto et la Cape de Lévitation sont en fait chez Mordo et Stephen, énervé, mais surtout crispé de voir ce que son lui futur a fait à Clea, veut en finir définitivement avec cet ennemi. Alors que, oui, tout le monde est sous la coupe des menaces mystiques, toutes arrivées ici pour se réfugier car les Terriens les ont toujours vaincues donc, hé, les Three Mothers et leur gamin infernal, les super-héros les taperont pour eux !
Et tout ça se lit fort bien, oui. Jed MacKay a un bon rythme, un humour drôle et fin, et surtout de très bons moments d’émotion. La menace est basique, mais elle fonctionne, et le mystère sur le meurtre de Docteur Strange demeure : on sait maintenant pourquoi (car Stephen a eu les mains coupées et l’âme volée, ce qui empêche son pouvoir de Sorcier Suprême de se dissiper ; il ne peut pas y en avoir un autre tant que ce n’est pas retrouvé, et la Terre reste en danger) et il faut maintenant savoir « comment » et « qui », sachant que la cible dans le cliffhanger est trop grosse pour être vraie.
C’est dynamique et plaisant, donc, avec un Lee Garbett jamais brillant, mais toujours efficace, professionnel et appliqué. Ca fait bien le job, et quelques images sont vraiment réussies.

Une saga dont je n’aime pas l’idée, mais bien exécutante, dynamique et prenante.