THE HYPERNATURALS #1-10 (Abnett, Lanning / Walker, Guinaldo)

Dan Abnett et Andy Lanning, le duo de scénaristes qui ont fait revivre le pan cosmique de Marvel vont écrire The Hypernaturals chez Boom Studios. La série sera lancée lors du Free Comic Book Day.

[Lire l'article sur Superpouvoir](http://www.superpouvoir.com/news/1415/abnett-et-lanning-chez-boom.html)

Ça peut être pas mal compte tenu de ce qu’ils ont fait sur l’univers cosmique de Marvel.

La partie graphique sera assurée par Brad Walker (Guardians of the Galaxy) et Tom Derenick (Men of War) pour le Free Comic Book Day.
Pour la série régulière, ce sont Brad Walker et Andres Guinaldo (Gotham City Sirens) qui s’en chargent.

Et une interview des scénaristes.

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[quote]** HYPERNATURALS #1**
STORY BY Dan Abnett, Andy Lanning
ART BY Andres Guinaldo, Brad Walker, Mark Irwin
COVER BY Francesco Mattina, Phil Noto, Timothy Green II, [more…]
PUBLISHER Boom! Studios
COVER PRICE: $3.99
RELEASE DATE Wed, June 27th, 2012
It is the far future; the human race has finally colonized the galaxy, preserving an era of prosperity that’s only possible because of The Hypernaturals. They’re a celebrated, galaxy-wide superhero task force that keeps the peace. That is, until they all mysteriously vanish. Now, as the galaxy teeters on the brink of chaos, it’s up to a group of retired and long forgotten Hypernaturals – and their novice recruits – to save the galaxy from complete destruction. Dan Abnett and Andy Lanning, the superstar writing duo behind ANNIHILATION and THE LEGION, launch an all-new original series that takes cosmic super-heroes to a new frontier.
[/quote]

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source : www.comicbookresources.com

Un ancien projet FF refusé ?

Quelques pages extraites du Free Comic Book Day Edition.

[quote]** HYPERNATURALS #2**
STORY BY Dan Abnett, Andy Lanning
ART BY Brad Walker, Tom Derenick
COLORS BY Stephen Downer
LETTERS BY Ed Dukeshire
COVER BY Francesco Mattina, Timothy Green II, Joseph Silver, [more…]
PUBLISHER Boom! Studios
COVER PRICE: $3.99
RELEASE DATE Wed, August 1st, 2012
Long retired members of The Hypernaturals, Bewilder and Thinkwell, must assess the team’s ability to protect earth from the new, mysterious threat that has already decimated their most powerful members. Left with little to choose from but rookies and burn-outs, the Hypernaturals are running out of time… Dan Abnett and Andy Lanning, the superstar writing duo behind ANNIHILATION and THE LEGION, reunite with GUARDIANS OF THE GALAXY artist Brad Walker.
[/quote]

source : www.comicbookresources.com

[size=200]INTERVIEW DES SCÉNARISTES
DAN ABNETT ET ANDY LANNING
[/size]

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[quote]Hypernaturals #10
Story by Dan Abnett, Andy Lanning
Art by Tom Derenick, Andres Guinaldo, Bit
Colors by Stephen Downer
Letters by Ed Dukeshire
Cover by Tom Derenick, Blond
Publisher Boom! Studios
Cover Price: $3.99
Release Date Wed, April 3rd, 2013
With nowhere left to turn for help, the Hypernaturals must find a way to work with their most dangerous enemy, as the biggest threat that has ever faced the Quantinuum finally arrives! Dan Abnett and Andy Lanning, the superstar writing duo behind ANNIHILATION and THE LEGION continue their cosmic epic, with fan-favorite artists Tom Derenick (JLA, NEW X-MEN) and Andres Guinaldo (NIGHTWING), only from BOOM! Studios![/quote]

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Source: www.comicbookresources.com

En fait, à la lecture, ça a plutôt des allures de projets Légion des Super-Héros. Ça se passe dans un univers futuriste aux allures de “fédération de planètes unies”, et c’est un vaste hommage à la SF en général (j’ai repéré un personnage qui s’appelle “Poul Indersun”, je suis sûr qu’il y a d’autres hommages du genre…).

J’ai pris le premier TPB, vendredi dernier, saisi par l’appel de la curiosité. Et c’est plutôt pas mal. Je ne l’ai pas encore fini, mais le pitch est classique, mais intéressant : la dernière formation en date des Hypernaturals, les super-héros qui protègent la galaxie, est portée disparue. Aucune nouvelle, aucune trace, rien. Du coup, les autorités envoient d’anciens membres de l’équipe, des “vieux”.
Le numéro 0 est carré, présente efficacement les personnages, l’univers, les enjeux, sur un rythme soutenu. Le TPB reprend les pages de BD, mais également les pages de rédactionnel qui sont en quelque sorte des mises en situation de cet univers (comme si on recevait les infos comme les autres citoyens), ce qui permet une bonne immersion.
Graphiquement, Brad Walker, Wes Craig et Tom Derenick fournissent des pages pleines d’énergie, comme j’aime.

Question TPB, sur le site de Boom!, j’ai un peu du mal à comprendre : je trouve un volume 2 qui contiendrait les épisodes 4 à 8, mais aussi un “bundle” qui contiendrait les douze épisodes. Qu’appellent-ils un “bundle” ? Une intégrale ? Papier ? Numérique ?
Amazon me cite un troisième TPB, qui apparemment concluerait la série. Va falloir que je me renseigne (et que je finisse de lire ce premier tome), parce que pour l’instant, c’est assez agréable.

Jim

Bon, fini le premier TPB, et c’est plutôt pas mal.

Les trois premiers épisodes, après le numéro 0 publié dans un Free Comic Book Day, racontent la constitution de l’équipe de sauvetage, composé de deux vétérans et de deux nouvelles recrues (un gars timide et une nana survoltée et râleuse). Dans le même temps, on voit d’autres vétérans revenir (parmi lesquels un membre qui n’a plus de pouvoirs, ou alors très très réduits), et les deux chefs d’équipe vont interroger le principal suspect, pourtant détenu.
Et bien entendu, ça se conclut en plein suspense, crénom, va falloir que je trouve ça suite.

Alors c’est clairement un pitch pour la Légion des Super-Héros, ça. Si ça se trouve, c’était dans leurs tiroirs depuis leur passage sur la série, il y a de cela une petite quinzaine d’années. On y retrouve la structure officielle de l’équipe, le monde hyper-connecté au centre d’un empire spatial, la classification des intelligence (tiens, encore un “cerveau de niveau treize”).
L’ensemble fonctionne plutôt bien, avec une caractérisation vigoureuse, des personnages attachants (même si parfois un peu forcés), des surprises dans les relations au sein de l’équipe, et un vilain intrigant (mais est-ce bien lui le méchant de l’histoire ?).
Question dessin, Tom Derenick fournit des planches musclées, sans finesse (mais Derenick n’est pas connu pour ça), mais ça fonctionne. J’ai une petite préférence pour celles de Brad Walker, mais dans l’ensemble, ces quatre chapitres se tiennent bien.

Va falloir que je trouve les deux autres TPB et que je vous en parle.

Jim

…. **[size=150]L[/size]**a Singularité est une théorie élaborée par l’auteur de science-fiction Vernor Vinge (et qui a ensuite aussi été développée par d’autre personnes), qui prévoit que grâce à l’accélération de l’évolution des technologies : la nanotechnologie, les biotechnologies, les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, etc. (et à l’accélération des facteurs qui permettent cette accélération) l’humanité créera une intelligence artificielle (A.I.), qui mettra fin à l’ère humaine (holocène) telle qu’on la connaît et dans laquelle on vit actuellement.

À propos des grandes époques géologique, certains scientifiques proposent d’appeler anthropocène l’ère qui caractérise l’époque de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre.
Les êtres humains devenant de fait, une « force géologique » majeure.

Et à ce titre, Quantinuum l’intelligence artificielle (de la série) a créé une nouvelle ère : le nanocène.
Singularité aidant, il s’agit d’un impact de niveau galactique pour Quantinuum.

Sublime, un brillant scientifique à l’intelligence supérieure a aidé à construire l’intelligence artificielle nomméeQuantinuum, mais par la suite, il a voulu la détruire.
Quantinuum est à la fois l’A.I. qui a précipité l’humanité dans la Singularité, et le nom qui est donné à la culture du nanocène.

Heureusement (?) Sublime a été incarcéré.

…. Effets de texte

…. L’imaginaire postmoderne est tellement peuplé de fantômes sémiotiques qu’il réagit par associations sans que l’on s’en rende vraiment compte.

Evoquez un dangereux criminel (ou considéré comme tel dans un contexte donné) enfermé, dont le ou les héros – qui l’ont par ailleurs capturé et enfermé là où il est – ont besoin de solliciter l’aide, est instantanément, je pense au film Le Silence des agneaux.
Cette association d’idée, si elle est provoquée sciemment par l’auteur peut lui permet de faire l’économie d’une exposition du personnage en question. Ou du moins de ne pas y passer trop de temps.
La dangerosité d’Hannibal Lecter (dans le cas d’espèce), sa grande intelligence, sa science de la manipulation, imprègne immédiatement le personnage en question.
Et un auteur chevronné peut ainsi parer ses personnages du rayonnement de plusieurs fantômes sémiotique pour finalement dessiner une nouvelle « silhouette ».
Un nouveau personnage construit à peu de frais mais à grands effets.

Mais j’anticipe.

…. Protect and serve !

Cela dit nous sommes en présence d’un de science-fiction d’aventure, et Dan Abnett & Andy Lanning, peut-être plus connus sous leur surnom : DnA, ne ménagent pas leurs effets pyrotechniques et leurs envolées héroïques.

…. Il y a eu les Chevaliers de la Table Ronde, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, les Vengeurs, la Légion des Super-Héros, dorénavant il faudra compter sur les Hypernaturals.

[quote=“Taxonomie super-héroïque”]• Une famille : (Les Quatre Fantastiques)

• Une équipe de football : (Les Avengers )

• Un groupe de thérapie : (La Doom Patrol)

• Une bande d’étudiants : (Les X-Men)

• Un panthéon de dieux : (La JLA)

• Un gang de motards : (La Skull Kill Krew)[/quote]

Selon la taxonomie du scénariste Grant Morrison les Hypernaturals, un regroupement de champions dont le rôle est de protéger la société galactique du nanocène, ressortent plus de l’équipe de football que de tout autre catégorie, si on se réfère :

  • à la brièveté durant laquelle chaque membre fait partie de l’équipe (5 ans)

  • et à la reconversion qui les attend après, pas forcément aussi réjouissante qu’on pourrait s’y attendre compte tenu de la gloire obtenue lors du passage au sein de l’équipe. Pour ceux qui s’en sortent vivants.

…. Beam me up Scotty !

…. La nouvelle itération - le terme n’est pas anodin tant le patron qui semble avoir prévalu pour construire cette nouvelle ère apparaît être d’obédience numérique – or donc cette nouvelle mouture des Hypernaturals, tout juste sortie du programme d’entraînement est envoyée, grâce à un système de téléportation, sur la planète Kosov 28 …… et disparaît !

DnA, avec cette entrée en matière, pose certainement les prémices d’une série où les lecteurs doivent s’attendre à tout.
Ce qui est un bon début.

En tout cas, à coups de flashback, de séquences courtes et particulièrement dynamiques, de dialogues très naturels – dont certains sollicitent la complicité du lecteur - et d’un numéro qui commence comme on dit in media res, ce premier épisode paru lors du Free Comic Book Day (une sorte de « numéro zéro ») promet des lendemains qui chantent pour les lecteur qui aiment aimer ce qu’ils lisent.

En effet plutôt que de suivre une progression linéaire DnA, choisit d’ouvrir son récit « au milieu des choses » et d’intercaler au fur et à mesure des séquences d’événements légèrement antérieurs à ce que le duo de scénaristes appelle « maintenant ».
Ces séquences d’événements conduisent bien entendu à la situation d’ouverture du « numéro 0 ».

Non contents de donner un rythme très dynamique grâce à cet « effet de texte », Abnett & Lanning donnent une structure modulaire à leur scénario en s’intéressant plus ou moins brièvement, à d’autres protagonistes que les personnages qui occupent principalement le devant de la scène de ce numéro.

Et le premier numéro « officiel » de la série ne dément en rien cette impression, et son cliffhanger monstrueux (et je pèse mes mots) & très connoté, nous oriente, semble-t-il vers un whodunit (kilafé) – un type de récit qui a déjà fait ses preuves et continu de les faire – mais pour le coup il s’agit ici d’un whodunit ……. (au moins) cosmique !

À suivre

…. **[size=150]E[/size]**n fonction de la manière dont on envisage la plupart des histoires de super-héros, et a fortiori de héros ou comme ici d’hyper-héros, l’équipe des Hypernaturals, dans un contexte disons informatique, comme j’ai envisagé que la série avait été écrite (ce qui est somme toute logique puisque le nanocène a été configuré par une A.I. (Intelligence Artificielle), peut être considérée très sérieusement comme l’équivalent d’un logiciel anti-virus.
À condition de considérer le « villain » comme un virus, comme un antagoniste.

[size=85]Vraie-fausse publicité[/size]

Mais on peut aussi voir la situation de départ (la société telle qu’elle est à l’instant T) comme un programme donné, et l’action du supposé (ou avéré) « villain » comme la volonté d’installer un nouveau programme.
Toujours donc, dans une optique informatique.

Et à partir de ce moment-là, le « villain » d’un bon nombre de fictions et pas seulement dans THE HYPERNATURALS, peut être vu comme un programmeur (dans le cadre de la programmation informatique) dont le travail consiste à définir des actions, à prévoir ce qui va ou ce qui peut se passer avant d’écrire le code du (nouveau) programme : domination du monde ou éviction d’un A.I. (liste non exhaustive).
Le programmeur et le « villain » écrivent (au sens littéral du mot programme) par avance l’un donc, un code l’autre un plan.

Voir à ce sujet un excellent article qui rejoint mes propres préoccupations dans le cadre des films de James Bond : (Pour en savoir +).

[size=85]Remarquez le travail au niveau des phylactères qui permet une meilleure lisibilité notamment sur la deuxième case[/size]

Le criminel par exemple dans un « *whodunit *» (et pour l’instant THE HYPERNATURALS a toutes les apparences d’un « whodunit ») programme son crime à l’avance, il envisage toutes les possibilités pour réussir son forfait, et échapper à son arrestation.

Faire du « villain » un programmeur, « explique » aussi autrement que par la seule vanité ou l’imbécillité, sa propension à décrire son machiavélique plan aux héros : la satisfaction qu’il retire de ce qu’il fait tient plus au programme en lui-même, qu’à sa réalisation.

Plusieurs autres constatations me confortent dans une écriture sous influence informatique.

… Nous apprenons ainsi dans n°4 de la série qu’en fait de téléportation dont j’ai parlé dans mon précédent commentaire©™ il s’agit plutôt d’une action de type copier/coller, où la source de ce qu’on copie doit cependant disparaître sauf à créer la situation que les membres des **Hypernaturals **(l’équipe de Clone 21) rencontrent, lors d’un flashback.

[size=85]Un échantillon d’un bien plus large éventail d’onomatopées[/size]

Et à propos des Clones (dans le présent de la série Clone 46 a disparu et Clone 45 va peut-être reprendre du service) une sorte de lignée dynastique si je puis dire, ceux-ci tirent leurs capacités hyper-naturelles de ce qui ressemble pour l’instant à une base de données.

Avec cependant une restriction (que je vous laisse découvrir).

…. Mais THE HYPERNATURALS c’est aussi une écriture séquentielle très aboutie.
J’en veux pour preuve le numéro 2 de la série qui s’ouvre sur une situation assez banale dans le cadre de ce genre de récit : deux personnages font face à une ou plusieurs menaces, alors que, comme dans tout bon comics mainstream, ils trouvent le temps de discuter.
Enchaînements dynamique, voix off décalée, et soudain PAF ! : la situation devient franchement extraordinaire grâce à un « travelling arrière ». En 6 pages.

À cela s’ajoute un chouette travail sur les onomatopées (voir supra), sur les phylactères, et quelques expressions idiomatique : « Holy Quant ! », « Frag you ! », etc. (qui ajoutent à l’immersion du lecteur) à la manière de ce qu’on peut trouver par exemple (école anglaise oblige), dans la série Judge Dredd (Pour en savoir +) .

Pour l’instant cette série est une belle réussite, et on le doit bien évidemment à **Lanning **& Abnett, mais aussi à Brad Walker, Tom Derenick, Andrea Guinaldo, Stephen Downer et Ed Dukeshire. -_ô]

(***À suivre …***)

…. **[size=150]O[/size]**n dit souvent qu’une bonne histoire c’est un bon « méchant », un bon « villain », et c’est bien entendu souvent le cas.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard à mes yeux : écrire un scénario c’est comme planifier un crime (toutes choses égales par ailleurs).
Tous les cas de figure doivent être envisagés par le « programmeur » (Pour en savoir +) qu’il soit un criminel ou un scénariste.
L’un doit pouvoir capturer sa victime et échapper à la vigilance des enquêteurs, l’autre doit la captiver en échappant à sa vigilance, entendu que pour le second cas le lecteur, le spectateur ou l’auditeur sont tout autant « victime » qu’enquêteur.
Et j’irais plus loin.

Si le scénariste doit être tour à tour chacun de ses personnages pour leur donner suffisamment de vitalité et « d’effets de réel » pour être convaincants, celui dans lequel il doit le plus s’investir et sans nul doute le « villain » pour satisfaire l’équation que j’évoquais : bon méchant = bonne histoire.

Les histoires les plus captivantes sont d’ailleurs certainement celles où le méchant est littéralement l’alter ego du scénariste ; où le scénariste devient le « villain ».
En espérant que la substitution ne s’inverse pas (Pour en savoir +).

…. Chaosmos

Et celui qui occupe pour l’instant ce rôle dans THE HYPERNATURALS c’est Sublime alias John Alvis Byrd, un scientifique à propos duquel on apprend la part qu’il a eu dans la réalisation de Quantinuum, et l’événement qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

… Je dis souvent que les noms de code des personnages de bandes dessinées de super-héros, ou comme ici assimilés super-héros, sont programmatiques.
D’où la nécessité de les traduire.

Le cas de Sublime pose un problème d’un tout autre registre, dans la mesure où il semble ne pas en avoir besoin (si tant est que cette série soit un jour traduite en français).
Et pourtant le « sublime » dont il est question ici mérite selon moi une explication, ou disons d’en proposer une définition qui ne vient pas forcément à l’esprit de manière instantanée lorsqu’on y pense.

Le « sublime » qu’il faut avoir en tête ici ressort essentiellement de la définition qu’en a donné Edmund Burke à partir de 1757 ; c’est-à-dire le mélange d’attraction et de répulsion que l’homme éprouve face aux manifestations déchaînées de la nature.
Ce sentiment mêlé de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur qu’il éprouve face à son immensité.

Une sensation qui débouchera par ailleurs sur une catégorie esthétique dont le roman gothique anglais saura par exemple largement s’inspirer (avec les conséquences que l’on sait).

Le rapprochement entre le nom de code de ce personnage et la catégorie esthétique du sublime théorisée par Burke n’est pas qu’une vue de l’esprit, il renvoi aux origines mêmes de Sublime.

[size=150]L[/size]’effroi et la subjugation devant la démesure du cosmos que suggère Dan Abnett & Andy Lanning, réactivent l’idée d’une nature à la puissance oubliée et par imprégnations si je puis dire, fait prendre conscience à Sublime de la nature de Quantinuum.

L’expérience de Sublime est celle du sublime de Burke ; une sensation de stupéfaction et de terreur ; de sidération.

Pour le meilleur ou pour le pire ?

(***À suivre …***)

Très chouette titre en page d’accueil pour la troisième livraison de mes commentaires©™ sur THE HYPERNATURALS, je ne sais pas à qui je le dois ; mais merci ! :slight_smile:

De rien. Il me fait bien rire aussi.

Sinon, j’étais passé à coté de The Hypernaturals à l’époque. Grâce à tes commentaires, elle vient de passer sur ma liste des trucs à regarder de plus près. :wink: