THE ICEMAN (Ariel Vromen)

[quote]DATE DE SORTIE FRANCAISE

5 juin 2013

REALISATEUR

Ariel Vromen

SCENARISTES

Ariel Vromen & Morgan Land, d’après le livre d’Anthony Bruno

DISTRIBUTION

Michael Shannon, Chris Evans, Ray Liotta, Winona Ryder, James Franco, David Schwimmer, Stephen Dorff, Robert Davi…

INFOS

Long métrage américain
Genre : Thriller
Année de production : 2012

SYNOPSIS

L’histoire authentique de Richard “The Ice Man” Kuklinski, qui mena pendant quarante ans une terrifiante double vie : un père de famille heureux et comblé vivant dans une banlieue sans histoire du New Jersey, et tueur à gages à la solde de la Mafia.[/quote]

Premières photos des principaux acteurs : Michael Shannon, Chris Evans, Ray Liotta & Winona Ryder.

Bah c’est pas mal.
Sec, avec peu d’effets de manche (mais quand y en a, c’est plutôt percutant : la déclinaison des premiers assassinats, en mode accéléré, tabasse pas mal), et des acteurs vraiment épatants. Étant toujours sensible aux reconstitutions, j’ai aimé le soin accordé aux maquillages et aux vêtements.
Faire une biopic d’un tueur en série est un exercice périlleux. À trop vouloir expliquer le cheminement, on risque de glamoriser l’odieux personnage, on risque de lui trouver des circonstances atténuantes.
Là, le choix du personnage permet d’éviter cela, d’une part parce qu’il s’agit d’un tueur à la solde de la mafia, ce qui plonge le film dans la catégorie de la chronique de gangsters ; d’autre part parce que le film relève d’un autre sous-genre, celui du secret familial, de la double vie (genre L’Adversaire ou À l’origine…). Cela fait glisser l’enjeu du film vers d’autres centres d’intérêt que la présentation d’un fou homicide.
Qui plus est, le personnage n’est guère aimable. Il est présenté comme un être froid, détaché, mais son enfance et sa jeunesse ne sont pas montrées, tout juste mentionnées au détour d’un dialogue. Aucun déterminisme, larmoyant ou pas, n’est tiré d’un chapeau magique pour justifier son comportement.
Le film est encadré par deux gros plans. Une question et une réponse. Tournant autour de la question de la rédemption. Cet encadrement permet d’éviter tout hagiographie du mal.
Donc dans l’ensemble, c’est plutôt bien joué. Images intéressantes, acteurs convaincants, ça tourne assez bien.

Jim