THE JANE DOE IDENTITY (André Øvredal)

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DATE DE SORTIE PREVUE

21 décembre 2016 (USA)
31 mai 2017 (France)

REALISATEUR

André Øvredal (Troll Hunter)

SCENARISTES

Ian B. Goldberg et Richard Naing

DISTRIBUTION

Emile Hirsch, Brian Cox, Ophelia Lovibond…

INFOS

Long métrage britannique/américain
Genre : horreur
Année de production : 2016

SYNOPSIS

Austin Tilden et son fils Tony, les croque-morts d’une petite ville, reçoivent le corps d’une belle jeune femme non identifiée. La victime ne présente aucune trace suspecte et la cause de la mort est indéterminée…

Le premier teaser :

youtube.com/watch?v=QTgFPFWxmFM

La bande-annonce :

youtube.com/watch?v=KXXxAjXFrh0

The Autopsy of Jane Doe sortira en France le 31 mai sous le titre The Jane Doe Identity.

La bande-annonce officielle:

Deuxième bande-annonce:

Huit-clos étouffant porté par un excellent duo d’acteurs complémentaires (la relation père-fils est un des moteurs de l’histoire et elle est ici très crédible)…sans oublier la prestation de Olwen Kelly dans le rôle de Jane Doe, car ce n’est pas si simple de jouer un cadavre pendant 90 mn (surtout ce genre de cadavre)…The Jane Doe Identity est une enquête anatomique intrigante qui bascule progressivement dans le surnaturel. Un surnaturel qui surgit d’abord à la lisière de la perception des personnages autant que celle du spectateur…
Le récit n’évite pas quelques facilités dans le dernier acte, mais sans perdre de son efficacité et de son intensité jusqu’à un dernier plan troublant…

Yep. Bon petit film.

J’avais été conquis par l’efficacité de la mise en scène d’André Øvredal dont le Troll Hunter est un de mes petits films chouchou que je regarde régulièrement.

Un postulat et une forme qui me font penser à des épisodes de Twilight Zone avec une très belle interprétation de Brian Cox et du trop mésestimé Emile Hirsch

Très bon en effet, malgré quelques menus défauts.

Les points forts, c’est effectivement un duo (trio, disons, alors) d’acteurs principaux impeccables, et une réalisation très astucieuse qui parvient à rendre un huis-clos tout sauf chiant (une performance) et parvient à rendre un cadavre “vivant” par la grâce d’astucieuses petites variations dans le cadrage et la composition des plans, faisant de la défunte un perso à part entière…

Et puis, sans trop en révéler, le film confirme à son échelle la résurgence au sein du cinoche horrifique actuel d’une figure “folklorique” (éminemment féminine, sans trop en dévoiler), qui est à mon sens un des éléments les plus notables et intéressants des évolutions récentes du genre.

Je l’ai vu récemment, et effectivement, c’est assez prenant. Les deux acteurs principaux sont très bons, le huis clos fonctionne bien, le surgissement de l’inquiétant est progressif… Et la construction rappelle sacrément le fameux téléfilm qui aura marqué une génération de français lors de ses diffusions en 1975 et 1978 (c’est sans doute lors de celle-ci que je l’ai vu) : Le Triangle du diable.
En effet, le développement est similaire : découverte d’un lieu de massacre, d’un corps en particulier (un survivant dans le téléfilm, un cadavre ici), puis nouvelle suite d’événements conduisant à une conclusion assez semblable, avant d’avoir une “chute” du même ordre dans les deux récits. Pour qui connaît le téléfilm que je cite, c’est frappant. (Et pour qui ne connaît pas, je conseille de découvrir… d’autant que c’est pas bien difficile à trouver sur le ouaibe).
Ici, ça fonctionne bien, même si certaines choses semblent un peu rajoutées (le chat n’est pas réellement utile au récit, je crois, et donne l’impression d’être une scorie d’une version plus longue et tronçonnée), et d’autres un peu inexplicable (la présence d’un autre personnage “normal” dans cet endroit clos est un peu capillotractée). Mais les procédés sont intéressants, la mécanique est bien huilée, les “jump scares” ne sont pas trop nombreux mais toujours assez efficaces.
Y a plein d’idées visuelles, le “secret” est dévoilé progressivement, et assez bien intégré dans la mécanique d’une autopsie, et finement expliquée en filigrane pour les néophytes que nous sommes sans doute pour la plupart.

Jim