THE JOKER #1-7 (James Tynion IV / Guillem March)

Merci Ben !
Les frais de mutuelle quand tu bosses à Arkham…

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Les frais d’assurance obsèques, aussi.

Le haut niveau est maintenu.
James Tynion IV achève ici sa première phase, avec la rencontre au sommet de Gordon, Joker, Buddy & Vicky Sampson (héritiers des mafieux texans qui veulent venger l’oncle assassiné à Arkham) et « She-Bane ».
Ca fait mal, ça tape dur, la voix-off sur les doutes et hantises de Gordon continue d’être très bonne, tandis que le Joker sort gagnant de tout ça, un peu « facilement » via un gaz basique. Cela permet surtout un très bon monologue du personnage, après, face à un Gordon ligoté, où Joker, mais finalement Tynion par sa voix, indique clairement qu’il veut aller au-delà du jeu habituel entre héros et vilains, et briser les règles de ceux qui ont organisé cette partie pour gérer le monde en secret. Tandis que Barbara, Stephanie et Cassandra enquêtent sur Cressida, mais un Ergot observe Barbara.
L’ensemble est solide, efficace, intense et maîtrisé. Guillem March est un rien trop gore ou vulgaire, le trait est un peu plus précipité, mais ça fonctionne bien.
La back-up sur Punchline est, elle, tristement prévisible, Sam Johns & Tynion n’étant guère inspirés pour des rebondissements autres que le classique. Mirka Andolfo illustre ça dans son style qui me laisse toujours froid.

Une très bonne série principale, qui subit une back-up un peu trop faible.

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The never-before-seen tale of The Joker’s first night in Arkham Asylum is finally revealed!

When a lunatic in a clown suit tries to poison Gotham City’s reservoir and is placed in Arkham Asylum before his trial, Detective Jim Gordon realizes something’s different about this new inmate that could forever change the future of Gotham.

Backup: Rising-star artist Sweeney Boo joins the series as things get worse and worse for Punchline and Bluebird. Punchline’s prison war against the Queen of Spades escalates, and no prisoner at Blackgate Penitentiary will be exempt from choosing sides. And after barely escaping death at the hands of Punchline’s former accomplice, will Bluebird have the will to continue her investigation and find the mysterious woman from Punchline’s past who has the answers she’s looking for?

The Joker (2021-) #5

Written by Sam Johns, Matthew Rosenberg, James Tynion IV
Pencils Sweeney Boo, Francesco Francavilla
Inks Sweeney Boo, Francesco Francavilla
Colored by Sweeney Boo, Romulo Fajardo Jr., Francesco Francavilla, Arif Prianto
Cover by Guillem March, Arif Prianto
Release Date : July 13, 2021

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Le trop rare Francavilla.
J’espère que Rosenberg restera un scénariste invité car je préfère lire du T4, où il reste seul maître à bord.

C’est qu’il écrit beaucoup, le T4. Je ne suis donc pas étonné qu’il commence à avoir besoin d’un peu d’aide…

J’aime pas trop beaucoup ça, Doc.

Gros mouais.
James Tynion IV est aidé par Matthew Rosenberg pour cet épisode flashback fort bien dessiné, mais fort inutile… et fort maladroit.
On a ici droit au premier emprisonnement du Joker à l’Asile d’Arkham, un établissement encore « normal », sans vrai dispositif de sécurité. Jim Gordon, qui essaye de sauver son mariage, pense que ça va mal se passer et entend tout faire pour empêcher une évasion… quitte à y risquer son couple, mais aussi les vies de collègues qu’il laisse en plan.
Mouais, oui. Ca se lit, hein, mais c’est lourd, maladroit, relativement mal fichu. Les séquences se suivent sans dynamisme, c’est un peu long à lire. Le Joker n’est pas bien écrit, ça va pour Gordon mais ça n’est vraiment pas top.
Le seul intérêt est Francesca Francavilla, qui livre de belles planches avec de superbes atmosphères. Mais ça reste faible, quand même, et c’est dommage de « casser » la bonne dynamique de la série.
J’ai survolé la back-up sur Punchline, qui ne m’intéresse toujours pas. Inutile et lourd, vu de loin ; encore.

Je comprends ta « déception ». Le one-shot casse un peu la « dynamite » de lecture que nous avions entre sociétés secrètes, le Joker et la retrait de Gordon.

Là, je trouve qu’il manque un épisode avant ce titre. Le Joker est dans la tête de Gordon, ce qui lui donne une fragilité. Ce que j’aurais aimé c’est d’avoir un focus sur le pourquoi le Joker entre dans la tête de Gordon et de (re)lire les problèmes de couple de ce dernier.

Graphiquement, de la couv’ que j’adore, au dessin de Francavilla, je ne ferai pas la fine bouche. :wink:

Enfin, concernant Punchline, l’intrigue en prison s’éternise et on ne comprend toujours pas pourquoi ça n’avance pas…

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The Joker #6

Written by: Sam Johns, James Tynion IV
Art by: Sweeney Boo, Guillem March

After barely surviving in the jungles of Belize, The Joker flees to Europe! Jim Gordon pursues the madman, but the seeds of doubt begin to sprout…if The Joker didn’t gas Arkham Asylum, who did? And what’s the next move for Vengeance, daughter of Bane? Backup: Punchline’s takeover of Blackgate Penitentiary continues as her most insidious goal becomes clear: find a woman she used to call her friend in her college days and make her pay for her betrayal. On the outside, Harper Row tries to pull her brother, Cullen, back from the brink of Jokerized radicalization!

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C’est agréable de retrouver la dynamique des 4 premiers épisodes, après l’interlude ratée de Tynion, Rosenberg et Francavilla.
On retrouve donc l’enquête de Jim Gordon, qui ici est à Paris et se fait maltraiter par les sbires de Le Bossu, du Club of Villains (sympathique reprise), puis arrêté par Interpol pour des meurtres mis sur son dos par le Joker. En parallèle, Jim échange avec Barbara, lance Bullock sur une piste, tandis qu’on en apprend plus sur la mystérieuse famille texane qui en veut au Joker, avec une belle reprise de l’esprit des tueurs rednecks si cher au cinéma américain.
Et c’est bien, tout ça.
James Tynion IV gère très bien ses personnages et dialogues, même si la voix-off de Jim et le dialogue avec Barbara sont un peu longs, un peu trop bavards. L’auteur maîtrise parfaitement Gordon, et j’apprécie de voir l’origine de ces Texans dangereux et tarés, qui n’ont pu occulter leurs actes sur des générations que grâce au pétrole découvert par chance.
C’est cynique, acide, et l’ensemble est prenant, intense. Guillem March continue de livrer une atmosphère léchée et réussie, avec des planches assez rudes mais très efficaces.

La série est vraiment agréable, hormis sa back-up que je ne lis même plus. Vivement la suite, même si Tynion part « bientôt ».

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The Joker #7

Written by: Sam Johns, James Tynion IV
Art by: Sweeney Boo, Guillem March

Très bien-the Joker visits Paris! Gordon must get to Joker ahead of the Sampsons, but has the Clown Prince set an ambush for his pursuers? Plus, Barbara fights for her life after her introduction to the new Talon! Punchline backup: The search for Kelly Ness-Punchline’s former friend who is also in Blackgate Penitentiary-begins.

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La vache…cette couv’ !
Présentée le mois commemoratif des 20 ans « du 11 septembre ».
Il y a des grands fous chez DC.

Heureusement qu’il en reste, ouais. Au milieu de tous les esprits aseptisés.

Jim

Purée, c’est quand même très bon, ça.
James Tynion IV livre un très, très agréable épisode, en multipliant les événements, les rebondissements et les très bons moments.
On voit ainsi notamment que, à Santa Prisca, les responsables locaux veulent faire un « parc d’attractions » centré sur Bane et la prison, mais Oracle appelle celle qui devait aider à financer… et qui se révèle être Julia Pennyworth, fille de, venue ici pour empêcher les locaux de profiter du meurtre de son père. En parallèle, Oracle et Spoiler sont attaquées par un Ergot à la Tour, mais Cassandra tabasse l’Ergot, qui a senti la souffrance ; les employeurs de la fameuse jeune femme contact de Gordon sont révélés. Enfin, Gordon est libéré de prison en Europe par « Madame Halloween », responsable policière chargée de « veiller » sur les super-héros qui bougent hors d’Amérique. Elle veut collaborer avec Jim pour « retrouver » le fameux réseau qui permet aux super-vilains de disparaître, mais ça se corse car « Miss Bane » arrive.
C’est du tout bon, oui. Comme très souvent, Tynion fait du Joker une ombre, un croquemitaine qui impacte les personnages quasiment sans être vu, et c’est formidablement pertinent et porteur. L’intro’, avec le retour de ce perso’ un peu oublié mais si pertinent ici, est top dans cette ambiance « James Bond », tandis que l’affrontement avec l’Ergot est un « kiff » pur avec les Batgirls.
Tout fonctionne, tout est fluide, avec notamment une belle discussion de « Madame Halloween » (surnom donné car elle gère « ce cirque costumé ») et Gordon, trop concentré sur Gotham alors que le reste du monde a aussi du Mal à combattre. Guillem March propose de très belles planches, travaillées et dures, avec de superbes ambiances.

Un très bon épisode d’une très bonne saga.

Un de ses meilleurs épisodes. Et, en effet, la scène d’ouverture est juste é-nor-me!!

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