THE MAGIC ORDER (Mark Millar / Olivier Coipel)


*couverture à venir

THE MAGIC ORDER
Auteurs : Millar, Coipel
Best Of Fusion Comics, 176 pages, 19,00 €
Cinq familles de magiciens ont prêté un serment : celui de protéger les simples humains de ce qui rôde dans la nuit.Mais un ennemi a mis en place un plan implacable et se débarrasse des membres de l’ordre l’un après l’autre…
(Contient les épisodes US The Magic Order 1-6, inédits)
SORTIE LE 2 MAI

THE MAGIC ORDER (NOIR & BLANC)
Auteurs : Millar, Coipel
Best Of Fusion Comics, 176 pages, 22,00 €
Cinq familles de magiciens ont prêté un serment : celui de protéger les simples humains de ce qui rôde dans la nuit. Mark Millar (Old Man Logan, Kick-Ass, Civil War) fait équipe avec la superstar française Olivier Coipel (House of M, Avengers vs X-Men, Siege). Une édition en noir & blanc pour admirer les planches de l’artiste.
(Contient les épisodes US The Magic Order 1-6 N&B, inédits)
SORTIE LE 2 MAI

Enfin

Euh, en même temps le #6 en V.O. est sorti il y a pile un mois, c’est pas un délai honteux pour voir débarquer un recueil en V.F., loin s’en faut… :sweat_smile:

C’est surtout que je suis impatient ^^

Les couvertures :

Pour info la version couleur est épuisé depuis plus d’une semaine. Impossible d’en recommander.

La version n&b est sublime! Travailler en dehors du super héros, avec un scénariste ayant une approche très cinématographique des plans et séquences donne à Coipel une lisibilité très agréable. Ses “faiblesses” disparaissent au profils d’une efficacité qui fait plaisir et qui est un orgasme pour les yeux.

Un récit très efficace, parfois innatendu, mais qui reste frustrant dans son format. Si la note d’intention est clair dès la couverture (une série pour un développement télévisuelle), l’ histoire crée un univers qui ne demande qu’à être approfondi. Tout comme Chrononauts que j’avais beaucoup apprécié : il se passe pas mal de chose mais aurait demandé à être dilué.

Une bonne surprise, qui n’arrive pas à être géniale à cause d’un final qui me pose quelques problèmes. Notemment ce qui concerne

Le principe de résurrection. Pourquoi Cordelia n’a-t-elle pas ressuscité la fille de Gabriel avant ? Et je n’ai pas compris le principe même du sort : une vie pour une vie ? Bref… Cet artifice final, bien qu’excitant, reste un artifice qui m’a un peu sorti du récit !

La version n&b tu veux dire non ?

C’est ce qu’il dit, en effet ! :wink:

Je crois que ce n’est pas ce que j’ai voulu dire en fait… :thinking::yum:

Eh bien ce fut un vaste débat avec des amis. Ma théorie :

C’est que la fille est morte depuis longtemps et donc nécessite ce fameux sacrifice dont il est cité plus tôt par la cruella là

Mais ce n’est jamais expliqué clairement c’est du magictaggle

Non non, la version N&B est dispo, la version couleur non.

normalement c’est l’inverse.

Pinaise, encore un mot que que je comprends pas…^^

C’est normal. Blackie utilise mal une expression qui vient du rolisme et des jeux type AD&D ou Warhammer.

Quand le MJ (pour maître de jeu), fait un truc qui ne devrait pas pouvoir fonctionner normalement et que tu râles tu as le droit à un “ta gueule c’est magique”. Il y en a même des t-shirts et tout maintenant.

Souvent abrégé en TGCM sur les forums, chats et autres (et parfois à l’oral, aussi).

Tori.

Ah, Ok. Merci pour ces précisions ! :wink:

Ah, c’est comme “c’est politique” en fait !
(Merci pour l’explication, Kab)

M’ouaif… Lu pendant les vacances.

Millar recycle ses idées. C’est grosso modo du Jupiter’s Legacy, en moins bien.
On change la communauté de super-héros par celle de l’Ordre des Mages. On part d’un conflit générationnel, avec un ennemi « intérieur », le meurtre bien sadique de la figure paternelle, etc.

Le scénar ne fait qu’effleurer son sujet.
Déjà, la définition de l’Ordre est plutôt succincte. Oh, on apprend le nécessaire. Ce qui sert à la construction du récit. Mais ça enlève toute dimension mythologique à l’Ordre.
Ensuite, les personnages ne sont qu’esquissés. Je n’ai pas lu les dernières productions de Millar, mais par le passé, il a fait mille fois mieux. Là, son approche est hyper archétypale. Résultat ? On se branle de ce qui leur arrive. Zéro dimension dramatique. Vu le potentiel du titre, sa violence et son caractère horrifique, il y avait matière à faire mieux.

Je passe sur les motivations de Madame Albany, incohérente dans sa construction. Hyper sadique, mais « qui veut juste voir réparer une injustice ». Son extrémisme sert davantage le scénariste (c’est le côté so convenient de Millar) que le personnage.
Quant à l’assassin secret, on devine assez facilement de qui il s’agit. Son identité étant dissimulée, c’est un personnage que le lecteur connaît. Et qui semble disposer du potentiel pour causer les… dégâts occasionnés à l’Ordre. Vraiment trop facile. Même ses motivations sont en carton (il suppose que son père ne l’aurait pas aidé à ramener sa fille. Mais lui a-t-il seulement demandé ? Et plutôt qu’aller voir Madame Albany en lui proposant de zigouiller sa propre famille pour qu’elle ramène sa fille, pourquoi ne s’est-il pas contenté de voler l’Orichalcum s’il est si puissant ? Sa sœur a bien réussi à appréhender l’ouvrage. En quoi une alliance lui est utile ? Même… au-delà de ces considérations, le stratagème pour piéger Cordelia et Regan est grotesque. Pourquoi se faire chier ainsi alors qu’il les surclasse en théorie ? L’approche sert trop la dimension explicative du final).

Enfin, c’est quoi cet Ordre mou du genou, qui identifie la menace, mais laisse gentiment l’ennemi développer son plan ?

Quand au vrai héros de ce récit, bof. Là encore, pourquoi détenir tout ce savoir/ce pouvoir, et ne s’en servir qu’in extremis ?

Bref, c’est un univers à gros potentiel, mais avec un Millar au minimum syndical.
Bien sûr, le monsieur a du talent. The Magic Order est blindé de bonnes idées. Mais aussi de facilités.

Sinon, oui, Coipel est très doué. Il est aussi très joliment servi par Dave Stewart comme il a pu l’être par Laura Martin. Vu le côté relativement light/sommaire des décors, ça compte.