THE MAN IN THE ORANGE JACKET (Aik Karapetian)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

Indéterminée

REALISATEUR & SCENARISTE

Aik Karapetian

DISTRIBUTION

Anta Aizupe, Maxim Lazarev, Aris Rozentals…

INFOS

Long métrage letton/estonien
Genre : thriller/horreur
Titre original : M.O.Zh.
Année de production : 2014

SYNOPSIS

Suite à son licenciement, un jeune homme poursuit à la trace son ancien patron et sa charmante épouse. Au travers d’événements tous plus sanglants les uns que les autres, il tente d’échapper à son propre passé et, en s’installant dans la superbe demeure de son patron, de se construire une nouvelle identité en y menant une vie luxueuse. Mais rien ne le prépare à la visite surprise d’un invité qu’il semble vaguement connaître…

[/quote]

La bande-annonce :

Une question : si les balises youtube ne fonctionnent pas sur le forum, euh, pourquoi persister à les utiliser ?

Le problème ne vient pas des balises, mais du forum ! :mrgreen:

Il arrive qu’elles ne fonctionnent pas, comme les balises spoiler…ça va, ça vient, en fait (EDIT 22h37 : Là par exemple, ça marche). J’en toucherai un mot aux modos…

Le long prologue/pré-générique de “The Man in the Orange Jacket” (15 bonnes minutes, pour un film qui culmine à 70 mn !!) semble donner le ton : on est persuadés qu’on va avoir à faire à cette espèce de croisement entre slasher et home-invasion qui semble avoir le vent en poupe depuis quelques temps ; on se dit que le film va en prime très directement assumer le sous-texte socio-politique induit par sa mise en place (un employé licencié par un patron irresponsable s’introduit dans sa maison pour se venger), et on voit à peu près la gueule que le film va avoir après ça.
Sauf que le film que l’on imaginait, il se termine avec l’apparition du générique. Le reste, c’est autre chose, comme si le cinéaste letton semblait intéressé par ce qui se passe “après”, c’est-à-dire après le générique de fin du film d’horreur lambda.

Quand on a compris que le film allait jouer avec nos attentes, et compte tenu du potentiel des éléments ici mis en place, on se frotte les mains à l’avance : le film est en plus magnifique d’un point de vue formel (à quelques détails près), le réalisateur semblant posséder un sens très sûr de la composition du cadre, et un amour immodéré pour l’usage de la steadicam, pour un résultat assez bluffant du strict point de vue visuel.
Le problème à vouloir déjouer les attentes, c’est qu’il y a plutôt intérêt à aligner des billes pour réellement surprendre. “T.M.I.T.O.J.” échoue précisément sur ce point, car il ne semble pas vraiment savoir quoi raconter. Comble du comble, l’auteur (qui signe réalisation et scénario) choisit in fine un final très, trop, classique pour le genre, qui vient complètement contredire la note d’intention initiale.

C’est dommage parce que dans le lot des éléments un peu confus apportés par le film, il y a des choses absolument passionnantes, mais qui semblent comme rapidement abandonnées les unes après les autres. On explore bien l’aspect purement “social” de la situation, mais sans produire un discours vraiment clair (description d’une impasse idéologique ou appel à la radicalité, on ne sait pas très bien…). Le film se pare d’une veine “lynchienne” quand le perso principal semble basculer dans l’hallucination, mais c’est surtout porté par un sound-design assez balourd et pas grand chose de plus. Les péripéties (rares) semblent arbitraires et forment un tout globalement peu cohérent, malgré des fulgurances (formidable et angoissante apparition d’un “double” du héros qui semble amener le film ailleurs, et en fait… non).

Quand on voit que le film est magnifiquement shooté, globalement bien interprété et contient en germes des pistes narratives passionnantes, on se dit qu’il est vraiment dommage que le réalisateur n’ait pas su donner plus de corps à un scénario qui semble se chercher en direct sous nos yeux sans trop savoir où aller, malgré de très louables intentions.
Dommage, mais Karapetian est potentiellement un nom à suivre.