THE MARVELS #1-11 (Kurt Busiek / Yildiray Cinar)

Pas mal. Mais un peu moins bien.
Un peu moins bien, parce que le souffle retombe un peu dans un épisode trop didactique, où les super-héros « tombent » parce qu’ils se désorganisent quand la nouvelle Warbird rompt les rangs pour s’en prendre à Lotus. Tous emprisonnés, ils sont laissés tranquilles (bravo, les vilains) et Warbird donne son origine. Elle est la fille d’une capitaine Shi’ar, venue sur Terre pour espionner, et d’un membre des Jabari du Wakanda.
Bon, l’origine en vaut une autre, hein, et Warbird enquête sur la disparition de son père, parti dans le monde pour trouver des secrets « valables », pour que la Shi’ar revienne. Et ça l’a mené au Sian-Cong, où elle « sent » la piste de son père, surtout après que les super-héros se soient libérés. Lotus veut les empêcher d’accéder à une porte, que Black Cat ouvre. Suspense !
Ca se lit bien, toujours. Kurt Busiek s’amuse avec de vieilles références, et c’est toujours réjouissant. Mais… mais c’est un peu trop didactique, un peu trop « leçon » qui est distribuée aux lecteurs. Ce n’est pas désagréable en soi, mais c’est un peu lourd. Et ce ne sont pas les bonnes blagues d’Iron Man qui rendent le tout plus léger, hélas.
Yildiray Cinar livre de bonnes planches, un peu moins fluides mais les planches sont jolies, et efficaces. C’est réussi, mais ça ne brille pas.

Bon, la série reste un bon moment, mais… mais c’est un peu plus lourd, un peu moins fluide qu’avant. A voir si ça se reprend au prochain !

(W) Kurt Busiek (A) Yildiray Cinar, GURU-eFX (CA) Alex Ross
Years ago, the war in Siancong ended, in a shattering, emotionally wrenching disaster few remember. And today, all the secrets buried from then have come alive to menace the present. What drew the Marvels to Siancong? What drove them out? And what was behind it all? The Avengers, Lady Lotus and more star in the earth-shaking climax of a conflict that never truly died - one that sends the present-day story barreling toward its fateful climax.
Rated T
In Shops: Mar 16, 2022
SRP: $3.99

Très sympathique, mais ça traîne un peu, quand même, et Kurt Busiek répète un peu ses trucs.
Ici, on a (encore) un épisode où une voix-off présente un historique, l’Histoire du Sian-Cong. Cette fois-ci sous la vision de Blossom, une vieille enfant qui accompagne Lady Lotus depuis des années. On voit ainsi comment Lady Lotus utilise l’étrange énergie derrière des portes mystiques pour forger son pouvoir, puis nourrir ensuite son armée durant la guerre. On voit les camps qui s’activent, les surhumains soviétiques, des super-héros américains. On apprend que Lady Lotus a un fils du côté Ouest, un fils du côté Est pour manipuler tout le monde. Mais elle « craque » quand ils meurent, et libère toute l’énergie pour bloquer le pays et rendre amnésique les surhumains présents. Blossom craint ainsi que les événements récents poussent Lady Lotus à aller encore plus loin, encore plus fort, alors que les super-héros actuels vont ouvrir ladite porte. Et Blossom doute désormais de Lady Lotus et de ses projets… même si c’est la fille de Lady Lotus !
Ca se lit bien. Kurt Busiek gère bien sa saga, il forge habilement le Sian-Cong, et ça reste très cool de surfer ainsi sur la continuité. Mais… mais ce n’est pas la première fois qu’il fait ça, en fait, sur cette série. Du coup, ça se répète, et c’est quand même dommage. Ca nuit un peu à l’ensemble, d’autant que finalement ça « ronronne » quand même pas mal.
Yildiray Cinar continue de livrer de belles planches, avec un trait bien rond, bien fluide, bien réjouissant, et un peu classique. Mais oui, ça ronronne.

Toujours sympathique, mais les ficelles se voient un peu.

(W) Kurt Busiek (A) Yildiray Cinar, GURU-eFX (CA) Alex Ross
Our heroes thought they’d discovered the source of Lady Lotus’ power – but they’ve found something far greater. They find themselves in another world – a secret universe – full of mystery, unimaginable power, deadly danger and even heartbreak, for one of the Marvels. Plus: Threadneedle takes matters into his own hands, in a very unusual way.
RATED T+In Shops: May 18, 2022 SRP: $3.99

C’est pas mal, je trouve, graphiquement.

Oui, c’est classique et très solide.

C’est bien, mais quand même très lent. J’ai connu Kurt Busiek meilleur sur le rythme, même si les interactions / dialogues sont très bons, et si le cliffhanger est prenant.
On a donc les super-héros derrière les étranges portes mystiques du Sian-Cong et de Lady Lotus. Ils arrivent dans une dimension étrange, avec des géants morts qui ressemblent à des Célestes, où des civilisations semblent s’être installées après leurs décès. Tout le monde erreur, la nouvelle Warbird découvre que son père est mort ici, ce qui déclenche un autre pouvoir. Ils retrouvent l’étonnant Ace, qui les amène dans une zone avec une boutique de comics (!) appelée Journey Into Mystery Comics (!), où les attendent Threadneedle, le sosie cosmique de David Bowie.
Bon, ça reste agréable à suivre… mais ça n’avance quand même pas. Kurt Busiek livre de très bons moments entre les personnages, des dialogues bien fichus, une bonne gestion de ce groupe improvisé, hétéroclite mais solide. Le nouveau personnage, « Garbageman », est cool et fonctionne bien avec Iron Man. Et le final est bon, oui. Mais… mais ça n’avance pas, et ça finit par se savoir.
Graphiquement, Yildiray Cinar livre de belles planches, mais un peu statiques, parfois. Bon, les images des géants sont superbes, et les personnages sont bien croqués. C’est bien, mais ça ronronne, comme le scénario.

Il serait temps qu’on se projette plus, et j’espère que ça sera pour le prochain.

Je l’espère aussi. Busiek, quand même ! Je pense qu’il met des bases ensuite il passe à l’action. On va donc espérer… si ca traîne encore, ce serait étonnant…

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(W) Kurt Busiek (A) Yildiray Cinar, GURU-eFX (CA) Alex Ross
At last, the secrets of Siancong’s history - not to mention its existence at all - are revealed. In…a comic book? But while the Marvels learn everything they need to know, they still have to find a way home. And they may have just triggered a threat capable of destroying them, Siancong, Earth and our entire universe. The end of everything may have just begun.
RATED T+
In Shops: Jun 15, 2022
SRP: $3.99

Ah, quand même.
Kurt Busiek me surprend grandement ici, par la révélation que je n’ai pas vue venir. L’étrange entité cosmique Threadneedle vend un comic-book aux super-héros réunis dans une dimension étrange, abandonnée, où il a installé un comic-shop. Ils lisent, et découvrent que le Sian-Cong est en fait… un être vivant, une femme venue de cette dimension, dont le monde a été ravagé par des monstres cosmiques. Elle s’est enfuie, et s’est cachée sur Terre en utilisant ses pouvoirs pour se « glisser » entre les pays d’Asie, où elle a « poussé les murs » pour installer d’autres plaines et montagnes. Elle a fait venir des gens, a copié l’Histoire des Etats autour, et attend depuis de l’aide. Les super-héros acceptent d’empêcher les monstres venir pour elle, et de la secourir. Ils s’enfuient, reviennent sur Terre mais elle s’échappe… et tout s’effondre, alors que les super-héros doivent fermer les portes dimensionnelles, malgré le danger.
Bon, c’est étourdissant. La révélation est amenée d’une manière sympathique, via les pages d’un vieux comic ; mais, surtout, Kurt Busiek me bluffe avec cette idée qui « explique » le principe du Sian-Cong, un pays fictif dans l’univers Marvel, qui souvent s’en tient à des pays réels (j’ai dit « souvent », hein, pas toujours).
C’est fun, bien trouvé, prenant. Les caractérisations sont un peu faciles, mais l’ensemble se lit bien et est très dynamique. Yildiray Cinar continue de bien illustrer tout ça, sans briller mais avec un classicisme bienvenu.

Quelle belle révélation, et quelle belle surprise.

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Apres danny the street…

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