T’as encore le meilleure devant toi.
Ah, c’est clair. L’arc de la tuerie de masse a poussé tous les membres du personnel de l’hôpital dans leurs retranchements. C’était d’une grande intensité à tous les niveaux et encore une fois superbement interprété. Il ne me reste plus qu’un épisode que je regarderais ce soir et encore une fois quelle série ! Je ne regrette pas de m’être lancé dans ce visionnage alors que j’avais abandonné les séries hospitalières (au moins dans celle-là, les protagonistes ne se caractérisent pas par leurs coucheries)…
C’est le grand retour de la série Médicale à la Urgence du début (d’ailleurs ER est disponible en ce moment sur Netflix et je m’en refais une petite couche pendant les vacances)
Fini la première saison avec un très bon épisode qui boucle comme il le faut tous les fils narratifs tout en laissant en suspens quelques petites choses (comme ce qui va arriver à Dana et à Langdon) pour la suite. Très fatigués, les personnages passent par toutes les émotions pour faire le point sur cette journée infernale. Et encore une fois, Noah Wyle et sa petite troupe livrent des prestations d’une grande justesse (et parmi le cast secondaire, j’ajoute que j’ai adoré voir Brad Dourif faire une petite apparition pour jouer le père du Dr MacKay, campée par sa fille Fiona). Une super série qui m’a bien accroché à mon fauteuil…
…et maintenant je fais une ch’tite pause, je commencerais la saison 2 en cours de diffusion dans quelques jours…
Elle était sur ma pile depuis la diffusion du 1er épisode, ayant fini The American, je m’y suis donc plongé. Et donc
Saison 1
Ce que je trouve fascinant avec The Pitt, ce n’est pas tant sa nature de revival caché et réussi d’une des plus grande séries de la fiction US là où la majorité des relances officielles jouent sur la nostalgie et s’embourbe dès lors dans un conservatisme gênant ; Non, ce qui est fascinant c’est que par la maîtrise parfaite de sa forme et, surtout, de sa temporalité, elle en remontre à une autre série qui a construit son succès sur la même idée. Sur « Un épisode = Une heure », The Pitt gère bien mieux son rythme et ne fait jamais décrocher son spectateur à cause de l’inconsistance et l’invraisemblance des péripéties qui ont plombées 24 dès la deuxième partie de sa première saison.
(je ne peux d’ailleurs m’empêcher de penser que l’impossibilité de Robby à pouvoir aller pisser est une malicieuse référence à une des exemples donnés pour illustrer le caractère grotesque de l’enfilade de merde qui tombe sur la tête de Jack Bauer)
Outre les qualités habituelles d’une série (direction d’actrices et acteurs brillante, écritures ciselés, indépendances des épisodes etc.) qui font pourtant défauts à une grande partie de la production actuelle, The Pitt emporte mon adhésion parce qu’elle renoue avec une forme qui est, sans aucune doute, celle que je préfère. L’hôpital de Pittsburgh rejoint les commissariats de Hill Street, Baltimore ou le 9-9 de Brooklyn, le Cook County Hospital de Chicago, le bar « Cheers » de Boston, le stade de la ville de Dillon au Texas et, dans l’espace, les stations Deep Space Nine et Babylon 5 dans la grande famille des lieux uniques offrant un cadre marquant pour un ensemble-show efficace.
Une forme maîtrisée qui donne donc lieu à une saison d’une terrible efficacité parce que gardant en ligne de mire deux points essentiels et liés : la santé mentale du docteur Michael Robinavitch dans un jour particulier (l’anniversaire de la mort de son mentor, le docteur Bento…heu Adamson) et l’importance primordiale du dialogue dans le soins. Tout en montée et descente dans les premiers épisodes pour aller vers un crescendo terrible et se conclure par une redescente nécessaire bien qu’amer, le rythme de la série est construit pour être le reflet de l’état d’esprit du médecin chef au bord du gouffre. Tour de force d’autant plus brillant qu’il n’en néglige en rien la dizaine d’autres personnages avec des histoires propres et les apparitions plus ou moins longue d’autres protagonistes. Que ce soit des patients aux multiples histoires mais illustrant tous l’incurie d’un système de santé bouffé par le capitalisme et mettant sur le carreau une majorité de sa population (en cela la série est bel et bien la digne héritière d’Urgences) ou des soignants arrivant en cours de route et renforçant la réalité d’un lieu dont on n’a pas de mal à croire qu’il y a une vie avant cette saison.
Malgré un charabia médicale que le simple spectateur ne comprend pas mais qui participe à la création du cadre, The Pitt a la volonté de replacer l’intérêt du dialogue au centre de tout. Enjeu déterminant dans le cycle de soins, son illustration est multiple durant cette journée exceptionnelle. C’est les briefing de Robby, sa volonté que les autres s’expriment alors qu’il est en incapacité de leur faire lui-même, c’est sa façon de faire amener le patient vers ses propres conclusions, c’est les différences d’approches des nouveaux internes que ce soit la timide Victoria Javadi, le tank Trinity Santos, le touchant et maladroit Dennis Whitaker ou bien encore la particulière Mélanie King, c’est le rôle central de Dana, la propagation des rumeurs, les gossips en philippin des infirmières et bien d’autres choses encore.
Une grande série est souvent construite autour d’un paradoxe. Celui de The Pitt est d’être une série construite sur un rythme effréné dont tout l’enjeu est d’apprendre à ralentir, se poser et écouter pour mieux soigner.
En avant pour la suite.
C’est tellement le nouveau carter, le côté riche en moins.
Il me fait d’avantage penser au personnage de Matt Saracen dans Friday Night Lights
Kim Bauer disagrees.
Ohhh l’astuce très sympa du 7 pour semer le chaos.
TOUTE PREMIERE FOIS (ou y’a un début à tout) :
En 1994, Noah Wyle avait 23 ans lorsqu’il s’est fait un nom grâce à son rôle du Dr Carter dans la série Urgences. Il avait déjà joué quelques rôles sur le petit et le grand écran avant cela, comme dans le film Des Hommes d’Honneur du regretté Rob Reiner.
Quant à sa toute première apparition à l’écran, elle remonte à 1984, de la figuration (donc non créditée) à l’âge de 13 ans dans le western comique Lust in the Dust.
Tu ne veux pas écrire pour écran large, histoire de relever le niveau ?
Vu la première moitié de la saison 2 (ouais, j’ai finalement repris plus vite que je ne le pensais ^^). Et c’est toujours aussi bon…
On reprend dix mois après les événements dramatiques du PittFest, avec un Dr Robbie qui s’apprête à prendre un congé sabbatique. Il doit donc partager le déroulement de la journée avec celle qui sera sa remplaçante, ce qui donne lieu à des interactions intéressantes concernant leurs méthodes respectives. Il y a aussi de nouveaux étudiants internes qui apprennent aux côtés du trio de la saison 1. Langdon est de retour et j’aime également la façon dont sa place évolue au fil de la journée, notamment marquée par une discussion difficile avec Robbie. Les cas sont une nouvelle fois variés, avec des moments légers et d’autres plus difficiles. L’émotion est toujours aussi palpable, avec le triste destin d’un patient régulier des urgences et la description lente, précise…mais jamais froide grâce à l’empathie de Dana…de l’examen d’une victime de viol (aussi bien écrit que superbement interprété). Le rebondissement de la fin de l’épisode 7 amène un genre de chaos très différent dans le suivant, avec un regard échangé assez croustillant entre Robbie et Dana à la fin du 8 devant tout ce bins !
il a été dur robbie quand même.
Ouais quand c’était lui qui était accro aux anti douleur après son agression il faisait moins le malin. Va falloir rappeler Benton pour le recadrer.
