THE WALKING DEAD (Saisons 1-9)


(system) #161

Je rejoins Jim sur tous les points développés et surtout sur ce fameux terminus dont l’intrigue est éteinte d’un simple coup de couverture.

J’ai aussi apprécié que ça parle bien et de manière bien proportionné, dans le feu de l’action. Ca donne beaucoup de fluidité à l’épisode.

Pas mal, pas mal!


(Jim Lainé) #162

Les épisodes 2 et 3 jouent sur les conséquences du premier. Rien de bouleversant, une sorte de résumé en condensé de problématiques de la saison précédente (tuer ou être tué, être le chasseur ou la proie, blablabla…).
L’épisode 4, en revanche, est nettement plus fort. Plus angoissant, plus prenant, plus flippant, avec une problématique plus originale et des personnages réellement plus développés. L’image aussi est meilleure (la scène de l’assourdissement est vachement bien, mais les plans sur les couloirs sont bien foutus aussi). Et ça fait du bien de quitter le petit groupe de Rick, aussi, au moins pour un temps.
Bref, joli sursaut, après trois épisodes un peu prout prout. Et une dernière image qui relance l’intrigue.

Jim


(Le Doc) #163

En provenance du Hillywood Show, à qui l’on doit notamment le mash-up Rocky Horror Doctor Who Picture Show :

(j’adore cette chanson !)

voici The Walking Dead : La Parodie Musicale ! Parce qu’on mord beaucoup la poussière dans cette série ! :wink:


(Le Doc) #164

Saison 4 : J’ai beaucoup aimé les nombreuses ruptures de ton de cette saison. Les 5 premiers épisodes, centrés sur l’épidémie, véhiculent très bien cette sensation de désespoir qui anime quasiment tous les personnages (à part Hershel, un véritable roc qui se voit dédié un épisode époustouflant de tension).
Des décisions prises ne seront pas sans conséquences et modifieront certaines relations au sein du groupe.
Pour la toute première fois, la bande de Rick est un peu “mise de côté” puisque quasiment deux volets de l’histoire sont intégralement consacrés au Gouverneur et à ce qui lui est arrivé depuis la fin de la saison 3. Les auteurs en profitent ainsi pour incorporer des éléments venant des romans Walking Dead et cela permet de retrouver un impressionnant David Morrissey, qui maîtrise ce cinglé à la perfection.
L’épisode 8 est explosif à tous les sens du terme et permet de clôturer cette première moitié de saison sur un bang. J’aime bien cette capacité qu’a la série de développer sa propre histoire tout en retrouvant de temps en temps la route du comic-book et de ses moments les plus forts.

Pour sa deuxième moitié, la saison devient une sorte de road-trip, avec ses personnages éparpillés par petit groupe. Ca permet des petites études de caractères, de faire ressortir des individualités parfois un peu écrasées par les personnalités les plus fortes. Certains portraits sont inspirés, d’autres un peu moins (le récit de la vie de Daryl pré-apocalypse ne sort pas vraiment des sentiers battus). De nouveaux personnages sont introduits pendant cette période, certains venant directement de la BD (le trio mené par Abraham), d’autres non (les Claimers), pendant laquelle les survivants suivent le chemin menant vers un mystérieux endroit, le Terminus. Quelques facilités d’écriture restent constantes (rien de bien rédhibitoire en ce qui me concerne) mais il y a tout de même beaucoup de moments très forts, avec notamment un épisode 14 absolument glaçant, d’une noirceur absolue.


(Jim Lainé) #165

Voilà, moitié de saison 5. C’est pas mal. L’intrigue autour de l’hôpital me semble bien exploitée, avec des personnages qui poussent loin leur logique et se trouvent enfermés dans des rôles qu’ils se sont choisis ou qui leur ont été imposés par les petites structures de groupe. Jusqu’à une explosion dramatique. C’est plutôt pas mal, avec des vrais moments de suspense, et surtout un retour au décor urbain, ce qui fait un bien fou par rapport aux épisodes de forêt interminable.
Accessoirement, on se rend compte (ça se sentait dès la fin de la saison 3, notamment quand Rick, Carl et Michonne retournent chercher des armes dans le commissariat) que les personnages n’ont pas fait grand chemin. Ils tournent en rond, coincés dans la même région. Ça ajoute à l’aspect inquiétant et oppressant de l’intrigue. Parfois un dialogue donne une indication, et on sait qu’ils ont passé, un an, six mois, depuis tel ou tel événement. Et à ces indices, on comprend qu’en fait, ils n’avancent pas. Terrifiant (mais parfois un peu chiant, visuellement).
La situation dans laquelle les personnages sont laissés est douloureuse à plus d’un titre. La deuxième partie de saison pourrait apporter des choses intéressantes.

Jim


(system) #166

Je te trouve très gentil. Nous n’avons pas le droit à une véritable intrigue mais à l’explosion du groupe encore une fois. Ce choix me semble être une facilité dans la production de la série et qui exonère les producteurs de créer de nouvelles situations inédites. L’hopital n’est qu’un cache misère.

Je ne parle même pas du twist sur le pseudo scientifique…

Et que dire de la mort d’un des très beaux personnages de cette série? Un de ces personnages qui apporte de la sensibilité et de l’espoir à ce groupe en perdition. Et là, grossièrement, paf. Non vraiment… réveillez vous!!!


(Jim Lainé) #167

[quote=“Hush”]
Je te trouve très gentil. Nous n’avons pas le droit à une véritable intrigue mais à l’explosion du groupe encore une fois. Ce choix me semble être une facilité dans la production de la série et qui exonère les producteurs de créer de nouvelles situations inédites. L’hopital n’est qu’un cache misère.[/quote]

Après deux saisons et demi à marcher en rond dans la forêt, revenir dans la ville de départ m’a semblé rafraîchissant, même si c’est d’une sinistrose pas possible.

Ouais, enfin en même temps, pour qui a lu la BD, la question c’était pas comment, mais plutôt quand. J’aurais pour ma part parié qu’ils auraient fait durer la sauce un peu plus longtemps. Dommage, l’acteur n’est pas mauvais.

La soudaineté presque gratuite et accidentelle de la mort m’a semblé très bien. Ça a son côté absurde, c’est bien vu.
Ensuite, que justement l’espoir s’éteigne lentement, ça fait écho à la noirceur que je soulignais en début de saison précédente (ce à quoi on me répondait “ah mais tu crois pas qu’on vit une époque sombre ?”, ce que j’ai trouvé particulièrement constructif au point que j’en ai été étourdi…). La série fonctionne sur un registre désespéré, semblant trouver un écho (que je continue de trouver inquiétant) dans le public. Cette mort ne fait que se mettre au diapason.

À qui dis-tu de se réveiller ?
Aux scénaristes ? À la production ?

Ou à nous, les spectateurs ? Parce que si c’est le cas, je trouve la posture particulièrement prétentieuse et donneuse de leçon. Mais sans doute ne suis-je pas assez éveillé.
[size=50](Dire qu’on vient me chercher des poux dans la tête quand je dis que “je ne comprends pas l’engouement” pour tel ou tel truc…)[/size]

Jim


(Le Doc) #168

[quote=“zephon”]

.
Ce spin-off, s’il débouche sur une série régulière, sera centrée sur une équipe de nouveaux personnages et se déroulera dans une région différente. Dave Erickson (Sons of Anarchy) et Robert Kirkman ont écrit le scénario de ce premier épisode.

Mué c’est pas comme ci sur la série principale ils étaient déjà super inspiré alors de là à faire un spin off (…) à part si il nous la joue game of throne on butant un personnage à chaque épisode je vois pas l’intérêt du truc[/quote]

Perso, j’aime beaucoup la série mais l’idée d’un spin-off californien me laisse pour le moment assez dubitatif. En tout cas, le pilote est en production, avec en têtes d’affiche Cliff Curtis (Trauma, Gang Related…)

et Kim Dickens (Treme).


(system) #169

Donc tu acceptes le “constat d’échec” de cette saison? (le mot est fort)

Sans être prétentieux (cf plus tard), ne peut-on pas exiger un peu plus du show TV le plus populaire du moment (avec GoT)?

A delà des paysages, TWD c’est la rencontre de gens qui n’ont plus rien. Et ils ne sont pas forcément avides de sang à chaque fois. Il doit y avoir de l’espoir ou d’autres communautés.

Mais moi, je n’ai pas lu la BD. ça fait plouf de plouf. :wink:

[quote]La soudaineté presque gratuite et accidentelle de la mort m’a semblé très bien. Ça a son côté absurde, c’est bien vu.
Ensuite, que justement l’espoir s’éteigne lentement, ça fait écho à la noirceur que je soulignais en début de saison précédente (ce à quoi on me répondait “ah mais tu crois pas qu’on vit une époque sombre ?”, ce que j’ai trouvé particulièrement constructif au point que j’en ai été étourdi…). La série fonctionne sur un registre désespéré, semblant trouver un écho (que je continue de trouver inquiétant) dans le public. Cette mort ne fait que se mettre au diapason.[/quote]

Je me souviens de cette discussion. De manière générale, la série est peut-être à l’image de son époque (mais ça me semble un raccourci facile mais l’analogie n’est pas idiote). Mais je trouve que l’on sombre du “sombre” au “glauque”. Ce qui n’est pas la même chose. :wink:

Si tu trouves cette mort “absurde”, je trouve de mon côté que la série commence à épuiser les catalogues de personnages. Ce personnage dégageait une sacrée personnalité avec beaucoup d’empathie. Alors que de nombreux personnages ne dégagent plus grand chose, le Héros en tête de proue.

[quote]À qui dis-tu de se réveiller ?
Aux scénaristes ? À la production ?

Ou à nous, les spectateurs ? Parce que si c’est le cas, je trouve la posture particulièrement prétentieuse et donneuse de leçon. Mais sans doute ne suis-je pas assez éveillé.
[size=50](Dire qu’on vient me chercher des poux dans la tête quand je dis que “je ne comprends pas l’engouement” pour tel ou tel truc…)[/size][/quote]

A tout le monde!

Sans être donneur de leçon, la série se mue en mode automatique. Et ça c’est triste.


(Jim Lainé) #170

Ça fait tellement sens, une adéquation entre le fond et la forme : le monde décrit est dans une impasse, et la narration aussi. Ça fait presque auto-commentaire.

Ce que je constate, surtout, c’est la difficulté qu’a la série à trouver une véritable menace. C’est aussi pour cela que j’ai bien aimé la période hôpital, parce que c’était une menace un petit peu nouvelle. Pas beaucoup, mais un peu. Hélas, ça semble repartir ailleurs.

Je pense qu’en soi, le genre zombie est narrativement une impasse. Dans un monde pareil, je crois qu’une fois que les groupes ont mis au point des protocoles (genre, dormir dans des chambres séparées pour éviter qu’une crise cardiaque taquine lâche un mordeur dans le groupe…), la vie au quotidien va devenir rapidement monotone. Les hordes sont rares, et les survivants s’aguerrissent, donc liquider du mort-vivant deviendra une routine. Il est même possible que dans certains coins, on passe des semaines sans en voir un.
Je crois que la gestion de la série témoigne de ça. Tu n’as pas lu la BD, mais Kirkman a souffert du même syndrome, cherchant après le Gouverneur à créer des menaces. La seule durable étant… une copie du Gouverneur. Et la série télé est en train de placer différents éléments forts déjà vus dans la BD, au point qu’elle finit par rattraper la BD, même si d’apparence elle s’en éloigne. La promesse de voir Morgan revenir va peut-être permettre de faire diversion, mais en tout cas, si la série marque le pas en termes narratifs, ça n’étonnera pas les lecteurs de la BD, qui ont observé le même phénomène (moi, j’aimais bien, c’était la période où Kirkman faisait des efforts d’écriture).

Après, je songe parfois que c’est cette impasse, cette impossibilité de progression qui participe du succès, aussi. C’est la description d’un monde sans espoir, et les personnages sont condamnés à répéter les mêmes erreurs et à repasser par les mêmes étapes (voire les mêmes endroits)… C’est hautement évocateur d’un monde désespéré, ça fait écho à un quotidien moderne sans progression, à la perte des acquis.
C’est peut-être justement en baissant les bras que la production trouve un écho dans son public.

Jim

PS : ouais ouais, super joyeuse, comme réflexion, à la veille du réveillon !


(Vik) #171

[quote]**Une étude américaine démontre que l’être humain aurait beaucoup plus de chances de survie en dehors des zones urbaines. **

Les villes, elles, tomberaient bien plus rapidement, suggère “la simulation stochastique dynamique à grande échelle d’une invasion de zombies”, à laquelle se sont livrés des étudiants de l’université Cornell dans l’État de New York (nord-est).

Selon l’étude, très mathématique, il faudrait néanmoins des semaines à une telle épidémie pour atteindre les milieux ruraux et des mois pour se répandre jusque dans les rocheuses.

Dans la culture populaire, “s’il y a une invasion de zombies, on croit généralement que toutes les régions seront atteintes en même temps”, a indiqué Alex Alemi, l’un des quatre étudiants en physique théorique qui se sont penchés sur le problème.

“Mais dans notre tentative de modéliser une invasion de zombies de manière réaliste, nous ne croyons pas que ça se déroulerait ainsi”, a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les zones densément peuplées et urbanisées de la côte est et la côte ouest seraient ainsi les premières à tomber.

La majeure partie des Etats-Unis tomberait après quatre semaines, mais il faudrait “très longtemps” aux zombies pour atteindre les coins les plus reculés du pays.

“Même après quatre mois, certaines régions du Montana (nord-ouest) et du Nevada (ouest) seraient à l’abri des zombies”, établit l’étude.

Elle intègre des facteurs aléatoires sur la manière dont se déroulerait une invasion de zombies dans les 48 États continentaux en dehors d’Hawaï (Pacifique) et de l’Alaska.

Elle ne tient pas compte non plus d’une potentielle intervention militaire: l’an dernier, le Pentagone a dévoilé des plans pour combattre une armée de morts-vivants.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont quant à eux mis sur pied un site web qui offre des conseils pratiques afin de bien se préparer à une invasion de zombies et à d’autres catastrophes plus réalistes.

Les Américains peuvent donc courir, mais ne pourront pas se cacher longtemps: les universitaires ont conclu que si les zombies attaquent, “nous sommes condamnés”.

Intitulée “Vous pouvez courir, vous pouvez vous cacher: les facteurs épidémiologiques et la mécanique statistique des zombies”, l’étude a été présentée mercredi lors d’une assemblée de la Société américaine de physique à San Antonio, au Texas (sud). [/quote]


(Le Doc) #172

La bande-annonce de la saison 6 dévoilée au Comic Con :


(Jim Lainé) #173

Tiens, j’ai découvert, dimanche dernier en passant voir un copain, que la seconde moitié de la saison 5, que j’attendais encore, était sortie depuis quelque temps. La vache, je n’avais pas fait gaffe.
Bon, bah je reprends le visionnage à partir de l’épisode 9 (parce que bon, mon pote m’a aussi passé toutes les saisons d’Engrenage, mais c’est quand même pas génial et c’est un peu un calvaire à regarder…). Je vous raconterai.

Jim


(Jim Lainé) #174

Bon, hé bien elle est pas si mal, cette seconde moitié de saison 5.

Déjà, l’épisode de relance a du style à n’en plus pouvoir. Des hallucinations, des retours en arrière, un traitement de l’image très convaincant. Et un vrai sens du drame, de la perte (le village vide).
Le suivant (s05e10) s’ouvre sur une longue séquence quasi muette, composée de grognements, de soupirs, de pleurs, une mise en scène du désespoir proprement poignante. La scène des chiens sauvages, et surtout le plan sur le collier dans la mare de sang, avec tout ce que ça implique sur la perte d’un modèle de vie que tous ont connu, est courte mais forte.
Rien que ces deux épisodes tabassent bien, vraiment.

Ensuite, il y a quelques subplots dispersés ici et là, qui trouveront de quoi se nourrir (hin hin hin) au fil des épisodes, et surtout à la fin de la saison.
Le gros des épisodes concerne la petite vie dans une communauté, et comment le groupe de Rick, habitué à tuer, doit, ou peut, ou veut s’intégrer. Et bien entendu, ça se passe mal.
Mais là où c’est intéressant, c’est d’une part que le petit paradis promis n’en est bien entendu pas un, mais c’est subtilement amené, et ça montre que le monde d’avant, perdu et idéalisé et donc cette petite ville est la réplique, n’était pas parfait. Mais d’autre part aussi parce que Rick et ses amis endossent le rôle des intrus, voire des méchants, et que cette demi-saison inverse le schéma habituel de ce genre de fictions. Et là, du coup, ça marque une avancée dans la série.
Il y a de grandes scènes (la porte tournante, la voiture…) qui poussent le stress et le gore un cran au-dessus. Il y a quelques facilités (dans le dernier épisode), mais ça passe assez bien parce que ça s’appuie sur des choses qui ont été posées et développées tout au long de la saison (le curé). On n’échappe pas aux raccourcis, mais au moins l’émotion est là, les personnages sont travaillés, la demi-saison est structurée, pensée en amont.

Et tout le discours de désespoir, consistant à démontrer qu’on ne peut pas revenir en arrière, qu’on ne peut plus recréer le monde d’avant, s’effectue à plusieurs niveaux (social, logistique…), et permet de définir les personnages à neuf, en quelque sorte.
C’est plutôt pas mal dans l’ensemble. C’est dur, c’est noir, ça pousse un peu plus loin les implications psychologiques ou religieuses ainsi que les relations entre les personnages (l’évolution d’Eugene est intéressante). y a encore beaucoup de scènes en forêt (purée, je vais plus aller cueillir des mûres avec le même regard sur les coins boisés), mais ça participe à l’ambiance désespérée générale.

Jim


(Le Doc) #175

Le prolifique comédien Xander Berkeley (vu récemment dans Justified, Salem, 12 Monkeys, Aquarius et Zoo…et il sera aussi dans Longmire, entre autres choses) a rejoint la distribution de la saison 6, dans un rôle qui n’a pas encore été communiqué .


(Jim Lainé) #176

Excellent acteur, sous-exploité à mon goût, malgré son carnet de bal bien rempli.

Jim


(Le Doc) #177

Serait-ce notre premier aperçu de Paul “Jesus” Monroe sur le tournage de la saison 6 ? AMC n’a pas encore confirmé…


(Le Doc) #178

C’est maintenant officiel : Paul “Jesus” Monroe est dans la saison 6 et il est incarné par le comédien britannique Tom Payne (Luck).


(Le Doc) #179

(Le Doc) #180

Série renouvelée pour une 7ème saison.