THE WRONG EARTH #1-3 (Tom Peyer / Jamal Igle)


(Ben Wawe) #1

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Story: Tom Peyer
Cover: Jamal Igle
Art: Jamal Igle
Inker: Juan Castro
Colorist: Andy Troy
Extras: Frank Cammuso, Shannon Wheeler, Rob Steen, Grant Morrison, Paul Constant
_AHOY Comics launches with a biting superhero satire! On one world, Dragonflyman and his sidekick Stinger enjoy a life of adventure. On another Earth, the Dragonfly hunts criminal parasites like a lethal exterminator. But what happens when these two heroes change places? By Tom Peyer ( Captain Kid , Hourman ) and Jamal Igle ( Black , Supergirl )! _
AND: A “Golden Age” Stinger solo story, by Paul Constant and Frank Cammuso!
Plus: An all-new text story by comics legend Grant Morrison: ‘HUD’ HORNET’S HOLIDAY IN HELL, illustrated by Rob Steen! All this plus a cartoon by Shannon Wheeler!

Source : http://www.comicsahoy.com/comics/wrong-earth-1

Le scénariste Tom Peyer, longtemps éditeur et scénariste très lié à Mark Waid, et le dessinateur Jamal Igle, connu chez DC, lancent un titre chez AHOY Comics, petit éditeur indépendant.
Et c’est très bien.

Le principe est simple : sur Earth-Alpha, Dragonflyman et son fidèle assistant Stinger affrontent leur pire ennemi, Number-One, dans ses pièges bigarrés, amusants et dangereux, dans une ambiance bon enfant, et dans le respect de la loi et des bonnes manières ; sur Earth-Omega, Dragonfly poursuit le serial killer vicieux Number One, en n’hésitant pas à maltraiter et tuer ses hommes de main, et en fuyant la police lâche et corrompue.

Que se passerait-il si… Dragonflyman allait chez Dragonfly ? Et inversement ?
En clair, que se passerait-il si l’équivalent du Batman d’Adam West (la série TV humoristique des années 60), se retrouverait dans l’univers Dark Knight Returns ? Et inversement ?

Avec un principe très fun, des dessins très adaptés, Peyer & Igle emballent un premier numéro très bon, mais qui ne va pas au-delà de ces quelques mots. Un récit humoristique sur Stinger complète, mais les lecteurs attendront sûrement la suite - qui va devoir aller plus loin, et plonger au-delà du choc initial.

A titre personnel, j’ai hâte et je suis très curieux.
Parce que, franchement, rien que l’idée de base est énorme, et le traitement est très juste, pour l’instant ; mais, finalement, encore limité. Vivement la suite, pour voir ce que les auteurs ont dans le ventre ici !


(Jim Lainé) #2

Diable. Ça aussi, ça donne envie.

Jim


(Regulator) #3

Je trouve aussi


(Ben Wawe) #4

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Story: Tom Peyer
Cover: Jamal Igle
Art: Jamal Igle
Inker: Juan Castro
Colorist: Andy Troy
Extras: Alan Robinson, Bryce Ingman, Carol Lay, Joe Orsak, Kek-w, Mark Russell
The saga of two world-swapped heroes continues! On gritty Earth-Omega, the cheerful Dragonflyman faces off against corrupt, violent police. Meanwhile, the naïve authorities of colorful Earth-Alpha enrage the grim Dragonfly. EXTRA! Dragonflyman and Stinger confront the dastardly menace called NIMBY!

Suite de cette étonnante série, ou deux pastiches de Batman (Dragonflyman, copie du Batman d’Adam West ; Dragonfly, copie du Batman de Dark Knight Returns) échangent leurs places, et tentent de survivre dans l’univers de l’autre. Et si le #1 n’allait pas plus loin que le pitch de base, le #2 se révèle plus surprenant, mais aussi plus pertinent !
En effet, si l’on pouvait penser qu’on verrait une opposition entre le “bon” et le “mauvais” univers, avec la naïveté de celui de Dragonflyman primerait sur la noirceur de celui de Dragonfly, les choses se révèlent plus complexes. Car, en effet, si Dragonfly est violent, agressif et (auto) destruction, Dragonflyman a un rapport profond avec les autorités économiques locales, faisant envisager une corruption passive, inconsciente ; non sans parler de son appréciation personnelle des libertés individuelles.
Ce “trouble” sur les univers est une bonne chose, et permet de rendre la lecture certes surprenante, mais dynamique. Ca nourrit un récit qui va vite, mais qui fonctionne bien, et finit sur un passage obligé, mais qui pourrait provoquer des réactions étonnantes ; j’envisage bien une “corruption” de chaque univers sur chaque personnage, l’un devenant peu à peu l’autre. Le retour serait alors terrible.
The Wrong Earth continue donc très bien, grâce à la finesse du scénario de Tom Peyer, mais aussi par la puissance classique de Jamal Igle, parfaitement à l’aise ici. Quelques bonus suivent l’histoire, agréables, mais qui n’ont pas un intérêt immense ; m’enfin, c’est sympathique.


(Le Doc) #5

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WRONG EARTH #3

(W) Tom Peyer, Paul Constant, Kek-W (A) Juan Castro, Carol Lay, Tom Feister (A/CA) Jamal Igle

The grim vigilante Dragonfly violently crosses a line, shocking the upright citizens of Earth-Alpha. Meanwhile, the campy Dragonflyman succumbs to the pressures of confinement on gritty Earth-Omega. Plus, Stinger investigates the supernatural mystery of the Specter of the Sidekick Museum. And the usual AHOY surprise illustrated text stories!

In Shops: Nov 07, 2018

SRP: $3.99

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Source : www.comicbook.com


(Ben Wawe) #6

Merci de la preview. :slight_smile:


(Le Doc) #7

C’est la première fois que je la trouve. J’ai l’impression que les sites U.S. ne font pas beaucoup de comm’ sur AHOY Comics…


(Regulator) #8

Je viens de les lire.

C’est intéressant et assez surprenant aussi.

Hâte de lire la suite.


(Ben Wawe) #9

Le désamour pour les petits nouveaux. Dommage.

La suite confirme la très bonne impression laissée par les deux premiers numéros. Après un lancement classique mais agréable, le #2 avait montré qu’il n’y avait pas de “bon” ou de “mauvais” univers, et que chaque Terre a ses défauts… certains plus cachés que d’autres ; ce #3 continue sur la même ligne, en prolongeant les choses.
Si l’on pouvait penser que la Terre de Dragonflyman, copie du Batman d’Adam West, était plus “pure”, Tom Peyer montre qu’il n’en est rien. Dragonflyman est bien trop lié aux autorités de la ville, qui ne s’intéressent qu’à eux, leurs proches… et leurs besoins. Le procès de la pseudo Harley Quinn est ainsi très révélateur, et la suite le confirme. Dragonfly tente de gérer dans ce monde, dont il commence à comprendre les règles - pour imposer les siennes.
A contrario, Dragonflyman s’enfonce dans la dépression sur l’autre monde, et c’est bien compréhensible. La réalité inspirée de Dark Knight Returns est bien terrible, mais plus crue, plus cash, plus honnête dans son horreur du quotidien. Le cliffhanger se concentre sur l’autre Terre, actant que celle-ci était à l’honneur dans ce numéro ; mais c’est une réussite.
Le scénariste continue de très bien gérer son intrigue, qui se détache de la bonne idée de départ pour écrire une réflexion sur ces deux mondes, si souvent opposés. C’est malin, très bien fait, et très bien illustré par un Jamal Igle en très bonne forme.
Une réussite, encore.