THOR #1-14 (Donny Cates / Nic Klein)

Pourquoi précipitamment ?

C’est l’impression que j’ai.
Le début lance beaucoup d’éléments et d’intrigues potentielles, son Silver Surfer dispose de pistes à reprendre… et pouf il s’en va.

Si j’ai bien compris, certaines de ces idées seront repris dans sa série Thor.

Ca peut être cool.
Mais j’ai vraiment cette impression qu’il partait pour un run plus long que 12 épisodes et 2 story-arcs.

  • THOR #1
  • Release Date: January 1st, 2020
  • Written by: Donny Cates
  • Art by: Nic Klein
  • Cover Art by: Olivier Coipel
  • A BRAND-NEW, SUPERSTAR CREATIVE TEAM TAKES THE KING OF ASGARD TO NEW REALMS OF GLORY! The prince is now a king. All Asgard lies before Thor, the God of Thunder. And after many months of war, the Ten Realms are finally at peace. But the skies above the Realm Eternal are never clear for long. The Black Winter is coming. And the God of the Storm will be powerless before it.

Source : https://screenrant.com

Le scénariste Donny Cates a la (très) lourde charge de reprendre le personnage de Thor, après les 7 années de Jason Aaron au scénario.
Que peut-on faire de plus, pourrait-on se demander, sur une franchise où ce même Aaron a rendu Thor indigne de son marteau, l’a remplacé par une fille, l’a plongé dans une guerre des 10 Royaumes, et lui a même offert un épilogue aux confins des temps ?
Donny Cates et Nic Klein répondent à cette question dans un numéro malin et emballant, très joli graphiquement et qui bénéficie d’une bonne idée finale. J’espère que ça tiendra sur la durée, mais ce cliffhanger surprend et fonctionne, pour emmener le personnage sur une autre voie… tout en restant très fidèle à la continuité.

Mon avis complet ici : https://topcomics.fr/thor-1-critique-review-avis-que-vaut-le-renouveau-du-personnage-par-donny-cates

Effectivement, c’est rusé.
Bon, on commence à le connaître, Donny Cates, on sait qu’il aime transformer ses personnages et, en quelque sorte, botter en touche. Cela lui permet de réserver des surprises et surtout de ne pas aller sur le terrain où on l’attend (il a fait ça sur les Doctor Strange que j’ai beaucoup appréciés). Donc là, j’attends de voir, mais il a su attiser ma curiosité, ouais.

Jim

Exactement.
Et je trouve que c’est déjà beaucoup, en fait : alors qu’il hérite d’un titre si lourdement impacté par Jason Aaron, si bien géré pendant 7 ans, Donny Cates parvient à organiser une surprise bienvenue, pertinente dans le récit et dans la continuité.
J’espère que ça tiendra, mais il a surtout su réaliser un #1 à la hauteur de la charge qui lui incombait ; bravo.

Bon, sans vraie surprise (mais je le regrette), je ne partage guère l’enthousiasme exprimé. J’ai trouvé ça d’une lourdeur de plomb, les caractérisations pas bien convaincantes, et la récente expérience Gardiens de la Galaxie notamment me laisse peu d’espoir que Cates délivre quoi que ce soit à la hauteur démesurée de l’enjeu posé initialement.

Moi ce que je trouve dommage c’est un aspect esthétique. Je n’ai pas lu l’épisode, mai lu l’avis de Ben et si je comprend bien ce que j’ai lu je trouve dommage certaine transformation qui permettent de changer des ajouts récents qui aurait pu être intéressant.

exit donc le bras perdu, la barbe…

À priori le bras perdure. La barbe bon ça brûle avec le feu cosmique. :grin:
Comme toi j’aimerais que le bras soit gardé.

Pourtant sur une des images de ton article il a clairement une main normale. Surement une erreur du dessinateur alors.

Non, tu as raison, en fait.
Pour être honnête, je n’imaginais tellement pas que le bras revienne que je n’ai même pas fait attention. Après ton message et ma réponse, j’ai eu un doute et je suis allé voir ; découverte et déception.
J’espère sincèrement que Donny Cates et Marvel ne vont pas « réparer » le personnage par cette astuce ; je serais très déçu.

Ce qui rappelle l’arrivée de DeFalco et Frenz sur le même personnage, juste après Simonson : hop, un coup de rasoir, et ils gommaient toutes les propositions du prédécesseur.
C’est un peu la nature du support, faut dire.

Moi, j’ai bien aimé l’épisode. J’ai bien aimé la voix off de la scène d’intro (qui présente l’univers aux éventuels nouveaux lecteurs), j’ai bien aimé le fait que Cates installe son Roi Thor tranquillement, sachant qu’il allait bientôt tout balayer, j’ai beaucoup aimé la rencontre avec Loki, j’ai apprécié le dessin (en général, j’ai bien le boulot de Nic Klein), et j’ai bien aimé l’idée de proposer quelque chose d’un peu plus SF que ce à quoi je m’attendais (et revoir les drakkars volants, c’est cool).

Mes inquiétudes portent davantage sur, justement, la nature du support. Cates manipule sa propre continuité (en ramenant un personnage qu’il vient d’animer ailleurs, vieille technique de scénariste consistant à faire durer des intrigues d’un titre à l’autre), il utilise un autre personnage qui semble associé à ce que Ewing fait sur Immortal Hulk, il manipule des concepts d’ailleurs assez voisins, et ceci me laisse supposer que Thor prendra une part importante dans les développements cosmiques de l’univers Marvel. Ce qui me fait craindre que la série perde de son indépendance.
Je m’inquiète peut-être à tort, mais Cates commence par un truc dont on sait qu’il ne durera pas. Et bizarrement, je doute que la réussite de Superior Spider-Man se répète. J’espère que Cates aura les coudées franches pendant longtemps, mais un faisceau d’indices, cités plus haut, me semble annoncer le contraire.

Bah, on verra : il m’a donné envie de lire la suite, c’est déjà ça.

Jim

ou qui montre que le scénariste n’a qu’une histoire (Hein Rick qui ?)

On dit souvent qu’un écrivain n’écrit jamais qu’un seul livre, mais s’il rédige beaucoup d’ouvrages.

Et en dehors de ça, on a tous en tête des scénaristes qui traînent leurs personnages et leurs idées d’une série à l’autre, à l’image de Wolfman qui développe quelques idées venues de Tomb of Dracula dans Nova, et qui conclut Nova dans Fantastic Four. Un autre exemple est Steve Englehart, qui emporte Mantis dans presque toutes ses séries (même dans Justice League of America ou dans Scorpio Rose), d’Avengers à Silver Surfer en passant par West Coast Avengers ou Fantastic Four.
Aaron a fait de même dans Thor en ramenant le Kid Gladiator, par exemple. En soi, ça ne me gène pas, ça fait partie des procédés habituels dans le feuilleton mensuel géant que sont Marvel et DC.
Ce qui m’ennuie un peu, dans ce premier épisode de Cates, c’est que ce qu’il fait devrait être fait en milieu de prestation, par exemple, pas dans un chapitre d’introduction. J’y vois la pression de Marvel (plus ici l’univers que la structure éditoriale, d’ailleurs), et je ne sais quoi en penser. Je vais donc réserver mon jugement après la lecture, impatiente, de quelques épisodes supplémentaires.

Jim

Mais le rétropédalage en question était fragmenté en plusieurs étapes*, non ?

*rasage de la barbe puis destruction de l’armure contre les Célestes, suivi d’un enfonçage de clou vers le #400 (retour d’Odin et Surtur, disparition des cheveux blancs de Balder)

Certes, mais bon, le rasage de barbe intervient quasiment en ouverture : c’est une déclaration d’intention claire et nette.

Jim

THOR #2

  • DONNY CATES (W) • NIC KLEIN (A)
  • Cover by OLIVIER COIPEL
  • VARIANT COVER BY INHYUK LEE
  • DESIGN VARIANT COVER BY NIC KLEIN
  • THE BLACK WINTER AND THE DEVOURER KING!
  • Before him lies the Black Winter; behind, a trail of death wrought by his own hand. The God of Thunder hurtles through the cosmos, searching for the power to save Asgard and all existence. But no power in the heavens can save a god — a king — from his bloody duty.
  • 32 PGS./Rated T+ …$3.99

Source : https://www.cbr.com

C’est bon, tout ça. Donny Cates confirme la très bonne impression du #1 par un #2 où il ne se passe pas « grand-chose », mais c’est très bien fait. Thor, nouveau héraut de Galactus, mène ce dernier à l’une des cinq super-planètes, jadis cachées par le Silver Surfer et qui peuvent « recharger » Galactus pour qu’il affronte le Black Winter. Sauf que la planète est habitée, et Thor refuse que Galactus la dévore…
Donny Cates gère très bien son épisode, avec de très bonnes idées de caractérisation et de réflexions. Le début est un clin d’oeil sympa’ à DC, j’aime beaucoup la relation Thor/Galactus ; le passage sur Asgard est cool, mais la fin est vraiment plaisante. Le retour de Beta-Ray Bill et de son peuple pour s’en prendre à Galactus, c’est autant un bon rebondissement qu’une bonne idée de continuité. Nic Klein illustre tout ça avec grâce et puissante.
J’aime beaucoup. Même si, oui, Thor est « tout-guéri », et ça me gêne quand même un peu.