Ouais, aussi. Mais éclipsé par ce Thor.
Pourtant plus convaincante que celle des 2 Icons.
Les intégrales de Simonson ont une colorisation beaucoup plus proche de l’originale et bien meilleure que l’horrible restauration qu’on peut avoir dans les Marvel Icons
Peut-être est ce les icons que j ai vu, en fait ?
Ouais, 1966, grosse année, pour tout un tas de choses. Je découvre ces épisodes, avec des créations de persos que j’ai initialement croisés sur des épisodes des années 70 et 80, et je suis très content de lire leurs origines. On sent toute la folie créatrice de Kirby (comme on a pu le voir sur les FF), avec Ego, comme précisé par le Doc et Photonik, mais aussi la société Rigellienne, et le Maître de l’Evolution. En fait, c’est après le gros premier tiers que ça s’accélère, puisqu’avant, Thor va prêter main forte à Hercule, et là, le Panthéon grec prend vraiment de l’ampleur. Et c’est plutôt sympa quand même, et lire ces épisodes après ceux des années 80, on voit que Lee et Kirby ont tout inventé sur les caractéristiques et caractères des perso.
Ce que je note dans ces épisodes post-Hercule, c’est que les vilains ne sont pas totalement vilains. Bon, Rigel est resté tout de même assez neutre jusqu’à présent (enfin, dans mes souvenirs), mais quand on voit comment Ego et le Maître de l’évolution ont évolué, la lecture de ces premiers épisodes est assez intéressante. Et puis Lee & Kirby cherche toujours une solution qui n’est pas systématiquement des poings pour battre l’adversité.
L’autre point d’amélioration, c’est l’encrage de Colletta. Je ne sais pas si Kirby s’est mis à faire des crayonnés plus poussés (si cela pour l’être encore plus), mais on sent bien qu’il y a une nette amélioration à partir de Rigel (et aussi sur les Contes d’Asgard, qui continuent d’être très agréables à lire, en 5 pages par moment bien fournis).
Enfin, cet album contient une pépite un peu folle, comme celles que ceux qui ont lu des vieux Lug connaissent, issue de Not Brand Ecch #3, qui conte les origines de Tort, le fils d’Anodin. Je pense que le traducteur s’est également bien amusé.
Il y a lâché plusieurs titres en 65 (Avengers, X-Men, Sgt. Fury), ce qu’il lui a permis de se concentrer sur Thor, Cap & les FF (d’où la hausse qualitative à partir de là), qu’il s’agisse de l’ambition des intrigues ou du niveau des planches (avec l’atout Sinnott pour les FF et l’inconvénient Colletta pour Thor).
C’est justement ce que je me demandais.
J’oubliais : dans le monde Marvel, la Terre est visiblement la 5ème planète proche du Soleil. Rigel a des infos que je n’ai pas.
Après une riche année 66, l’année 67 marque un peu le pas, du moins à mi-année. Parce que la première partie ressemble à une trollenes år, avec l’apparition d’Ulik, dans une saga pleine de péripéties et qui voit Balder prendre un peu plus de place, en compagnie de Sif, dont c’est la première apparition en tant que guerrière, puisque, comme Panini l’a visiblement oublié, elle était déjà précédemment apparue en blonde - pour les raisons que l’on connait - dans une des Légendes d’Asgard. Visiblement, Lee l’a aussi oublié, puisqu’il n’arrête pas de dire que Thor l’a toujours connue avec sa chevelure de jais …
Eh oui, exit Jane Foster (dans un épisode où Kirby montre bien qu’il aurait pu faire de l’horreur), mais pour avoir une mie qui n’a pas droit à la bataille, malgré ses nombreuses requêtes. On sent bien que Lee & Kirby naviguent entre deux eaux avec elle, à la fois guerrière, mais aussi jouvencelle qui n’a pas de droit de décision et limite, pas le droit à la parole non plus (ça me rappelle un échange lors d’une conf sur Kirby).
C’est donc après la tentative d’invasion des trolls que ça se gâte, puisqu’on repart un peu sur la formule du vilain du mois, avec pour point d’orgue en fin d’année le cirque infernal sur pas moins de 2 épisodes, avant que Loki (véritable fil vert de la série) ne vienne pas enquiquiner son frère démuni de ses pouvoirs divins (la faute à un Odin un peu limite dans ses décisions et attitudes pendant toute l’année … la patriarchie dans toute sa splendeur. J’ai dit).
Il y a également l’annual de l’année 66, où l’on voit le retour (et oui, pas la première apparition, Messieurs Dames de Panini. Décidément, pas facile de s’y retrouver dès 1967) du Destructeur, parce que si on finit par Loki, faut aussi commencer par lui.
Ce sont aussi les dix derniers épisodes des Légendes d’Asgard, concentrés sur une seule intrigue, celle autour de la vengeance d’Hogun, donc du Thor et du Trois Guerriers à foison !
Enfin, on voit ce que donne un encrage par Bill Everett et j’en suis à me demander si Colletta élague pas mal de détails.
Grosse année que celle de 68, même si ça démarre avec la création du Démolisseur (le pied de biche pour 68, c’est plutôt l’idéal). C’est marrant, parce qu’il est dit (et c’est aussi l’info que j’avais) que ses pouvoirs viennent de Loki, ce qui n’est pas vraiment le cas, puisque c’est Karnilla, croyant qu’elle s’adressait à Loki, qui lui a involontairement filé des pouvoirs. Et comme les punitions de papa Odin ont tendance à durer, évidemment que ça a bardé pendant 2 à 3 épisodes pour le dieu du tonnerre.
Pendant ce temps, le duo Sif/Balder continue d’essayer de sauver Thor, ce qui amena le retour du Démolisseur. Mais cela s’enchaîne rapidement avec un autre retour, celui d’Ulik. Déjà, me direz-vous, mais cet empoté, à peine battu à nouveau, a juste la bonne idée de délivrer Mangog. Et là, si c’est un énième ennemi sur-puissant (qui ferait même peur à Odin, mais qui l’élimine d’une pichenette en sortant de la seigneurissime sieste) qui va dévaster Asgard (dingue les coups de butoirs qu’elle prend en quelques années), on profite déjà des dessins majestueux, pleine de puissance et de gigantisme de Kirby (la destruction des bâtiments, dans cet album, c’est quelque chose). Ensuite, il y a un travail sur Balder qui est intéressant. Visiblement, il a les préférences de Kirby, puisque Loki ne fait que du Loki, que les 3 Guerriers sont identiques à leur première histoire et que Sif ne fait que porter son épée (contrairement à ce qu’on raconte de ci et de là, le progressisme de Kirby n’était pas encore arrivé dans les années 60). Et puis ce n’est pas qu’un simple trio amoureux, bien au contraire, puisque cela prend assez peu de place. L’évidence étant toute faite, le respect mutuel et de toute façon, Sif n’a d’yeux (ahah) que pour son dieu.
Ah, et sinon, Lee a oublié que Thor n’a pas besoin de son marteau pour rester sur Asgard. Visiblement, c’était pratique pour le scénario de l’oublier, même si je pense qu’il y avait facilement mieux à faire.
Les deux derniers épisodes sont là pour évoquer le lien entre Blake et Thor, et expliquer le pourquoi du comment. Un avant-dernier épisode un peu facile, puisqu’il reprendr l’intégrralité de celui de la première apparition de ce « Thor ».
Edit : j’ai oublié de préciser que les « back up » s’arrête au 5ème épisode de l’année, toujours avec les Inhumains, débuté en fin d’année précédente. Les épisodes de Thor passent donc à 20 pages.
Y a plus qu’à choper l’année 69, maintenant. Je suis arrêté dans mon élan.
Ce que confirment des plans avortés (ou officieux plutôt qu’officiels), comme quoi Balder & Karnilla sont les ancêtres des Néo-Dieux de chez Jules-de-chez-Smith-en-face (leur progéniture comme seule rescapée du Ragnarok ?).
Alors c’est rigolo, parce qu’en écrivant mon avis, je me suis demandé si Kirby n’avait pas eu envie de tuer Thor et de le remplacer par Balder.
Et je ne connaissais pas (ou j’avais oublié) l’idée que tu exposes.
Tu fais ch*** j’avais pris la 69 en me disant que c’était la meilleure du run, mais à cause de toi ( entre autre ) je vais devoir prendre les les 67 et 68 jusqu’à 72.
Tu n’aimes pas les préliminaires, toi ?
Sinon, tu me files ta 69 et tu oublies tout ce que j’ai écrit, si ça t’arrange.
Ben non l’année 69 est ouf. T’as galactus en short, rien que pour ça, ça fait le job
J’imagine l’excuse que tu vas sortir à ton banquier et à ta femme …
Mais tu sais que l’année 66 est le vrai démarrage de la série, avec notamment l’apparition d’Ego.
Fichtre t’es relou, j’ai encore beaucoup de lacunes et pas que dans les sixties ( qui n’est pas ma période préférée malgré sa créativité, la narration n’est pas celle qui m’emporte). Bon du coup je vais prolonger à 66.
Tu n’obtiendras rien par la flatterie.
Je comprends. C’est le risque. Disons que j’ai pris le rythme ces dernières semaines, donc je lis plus vite. Et même si c’est répétitif, j’aime beaucoup les envolées lyriques, même s’il me manque des « je dis que non pas ! »
Pour avoir lu pas mal de ff et spidey de cette époque dernièrement j’ai pris le pli mais ça reste lourdingue les épisodes de Lee


