TITANS (Saison 1)


(nikohell) #121

Le cas de France Télévision est intéressant en soi parce que pour le coup, le service de streaming de France Télévision devrait ouvrir sous peu de temps. Or des ajouts au catalogue Netflix ont encore été fait il y a peu de temps, ils ne ferment la porte que pour les futures séries mais se sont assurés que leurs séries continuent à vivre au delà du replay traditionnel, engrangeant un nombre de spectateur et les fidélisant. C’est le cas de la 3ème saison de 10% par exemple, ajoutée il y a peu.
En s’assurant de sa disponibilité jusqu’à l’ouverture de leur propre service de streaming, ils s’assurent des spectateurs et des abonnés potentiels lorsque cela ouvrira.

Même si à mon avis, l’avenir du service de streaming de FT est très risqué mais c’est surtout parce que j’ai du mal à cerner le volume du catalogue en question et j’ai aussi du mal à me considérer comme un abonné potentiel s’ils limitent l’accès aux produits dans lesquels ils ont été partenaires (avant ou après).


(Lord-of-babylon) #122

La réponse est simple : beaucoup de critique/journaliste ont pointés du doigts l’agressivité commerciale de Netflix ou bien son opacité. Les retours ? Quolibets, mépris voire insulte. Netflix étant intouchable il ne faut surtout pas en dire du mal. Je me rappelle encore à leur arrivé, quand certains expliqués que contrairement à ce qu’ils laissaient dire, Netflix ne proposerait pas les dernières saisons de séries en cours (voire celles d’HBO), plein de monde faisaient la sourde oreille. Le saint graal était là fallait pas gâcher la fête.

Je constate néanmoins une certaine prise de conscience et je pense qu’elle ira grandissante au fur et à mesure que la concurrence augmentera.

Après au niveau professionnel des chaînes il y a un constat. Pendant des années la vente des droits à l’étranger c’était peanuts. Ce qui comptait c’était le marché US et rien d’autres. Si je ne dis pas de bêtise d’ailleurs, les droits d’exploitations US étaient du ressort des boites de productions qui récupérés là un retour sur investissement (en gros je cède pour pas grand chose ma série à la chaîne US, parce qu’ils y foutent de la thune, mais en échange les bénéf à l’export c’est pour bibi)*.

Netflix arrive et au départ c’est tout bénéf pour tout le monde. Netflix récupère l’exploitation de saison que personne ne veut (et puis c’est dans la continuité de son premier boulot) et, puis après, c’est quand même plus simple de vendre à un diffuseur pour le monde plutôt que démarcher chaque chaine de chaque pays (bien qu’il y ai tout un processus de deal et des marchés international pour faciliter cela).

Sauf que voila qu’on ne regarde plus la fiction télé comme avant et ça change tout aujourd’hui. Je suis fasciné par ce que Netflix a réussi à faire tout en étant assez dégoutté de la méthode (ou plutôt de l’aveuglement du public et des professionnels de la profession)

  • mais prenez avec les pincettes ce que j’écris là. Faudrait que je me replonge dans le bouquin de Carrazé concernant les modes de production et de diffusion US.

(Lord-of-babylon) #123

C’est super intéressant ce que tu écrit Nikohell. Je reviens juste sur ce point parce qu’il est pour moi une grande interrogation.

Comment concrètement la promotion et la mise en avant d’une série est assurée sur la plate-forme. Dès lors qu’ils cherchent volontairement à s’approprier la paternité de la création comment Warner y gagne ? Je crois qu’il y a une distinction à prendre en compte. Netflix permet la visibilité d’une fiction mais il ne permet pas la notoriété de ses créateurs (sauf ceux maison) et c’est cela qui est problématique actuellement.

C’est potentiellement un catalogue immense (plusieurs chaînes télé sans compter les européennes) qui ne s’arrêtera pas qu’au fiction (vu qu’actuellement le combat commence à dériver vers les droits de retransmission d’événements)


(nikohell) #124

Je prend un exemple relativement simple mais pour Game Of Thrones, tout le monde sait que c’est HBO sur l’oeuvre de G.R.R. Martin mais qui est derrière réellement ? Tout le monde l’oublie et moi le premier. En ce sens, dès qu’une chaîne devient productrice associée, elle prend le pas sur les auteurs et s’approprient eux aussi la paternité de l’oeuvre alors qu’ils n’en sont que diffuseur dans le pays d’origine. Après HBO investit aussi beaucoup dans ces productions tout comme Canal le fait en France …

Warner gagne sur le long terme pour moi. Car dès lors que ça reviendra dans leur giron, la paternité leur reviendra aussi sans contestation possible des premiers diffuseurs. En attendant, la promo aura été assurée et des fans générés et forcément en terme de fishing client, le job est fait… et sans que Warner n’ait eu à prospecter et prospecter ça a un coût.


(sylvain cordurié) #125

Moi, je n’argumente plus depuis que je sais que j’ai raison…


(nikohell) #126

Et comme il faut savoir raison garder, tu gardes aussi tes arguments ? :smiley:
Ça se tient :wink:


(sylvain cordurié) #127

Tout à fait ! :slight_smile:

Mais bon, mes arguments, tu les connais.
Et Lord, c’est le meilleur !!! :grin:


(Fab) #128

moi je pensais juste à ceux qui sont vraiment derrière les séries comme l’exemple de la Warner


(Oncle Hermes) #129

Pareil. Mettre sur le même pied le spectateur français lambda et l’avocat spécialisé de chez Warner, ça me semble, vu de loin, un peu biaisé comme rhétorique. Après, j’ai pas de connaissances non plus en interne sur ce qui se passe outre-Atlantique, donc peut-être qu’ils sont effectivement tous aveugles à un problème crucial… mais quand même, ça m’étonne…


(Lord-of-babylon) #130

Tout à fait d’accord
(heureusement que ce n’est pas ce que je fais)


(sylvain cordurié) #131

Non mais heu… Arrêtez de l’embêter.


(KabFC) #132

oui et oui c’est apposé.


(zephon) #133

leur “orinale netflix” c’est juste un slogan pour les séries qui leur sont exclusifs sur le territoire diffusé par exemple en France, ça signifie pas “une création originale netflix” pris dans ce sens c’est logique que tout le monde s’en contre fou, et pour l’histoire de ne pas diffuser les dernier épisodes des séries en cours, on doit parler des séries qui sont aussi posséder par les chaines de tv française ce qui implique que netflix soit obligé d’attendre une certain temps (négocié entre la chaine et son fournisseur) avant de les mettre en ligne c’est pas une question de mauvaises volonté car ça les fait chié eux aussi en terme d’image


(Lord-of-babylon) #134

Du coup pas de problème pour OCS alors. Quand la prochaine saison de GOT débutera ils feront un petit “A OCS original serie” et tout le monde s’en foutra


(sylvain cordurié) #135

Heu, Zephon… il faut être d’une grande naïveté pour ne pas voir l’ambiguïté de la formule.

Tout le monde s’en fout ? Peut-être. Parce qu’il n’y a pas d’enjeux immédiats. Mais c’est un manque de clairvoyance frappant. Nourrir la concurrence sans anticiper l’avenir, c’est de l’incompétence, rien d’autre.
Et dire que pour les ricains, seul le marché ricain compte, c’est à la fois vrai culturellement et faux factuellement. Nombre de shows ont été prolongés grâce à leur accueil à l’étranger.

La Warner prend un raccourci, comme d’autres boîtes de prod/studios/chaînes le font. Bravo.
Mais quand on voit la gestion du DCCU, hein…


(Ben Wawe) #136

Un peu lassé de voir sur les réseaux sociaux les débats sur la violence de la série (entre les “pour” et les “contre”), je me suis plongé dans l’histoire de la série Teen Titans… où j’ai découvert que de nombreux membres sont tombés en service (j’en ai compté 24 !). J’ai fait un point rapide dessus, pour ceux que ça intéresse : https://topcomics.fr/hecatombe-chez-les-titans-24-superheros-morts-violemment-en-service?fbclid=IwAR3wzdlhMbMljJVhPe5QUTO02np9RFprsqbEiZCK_4LxVa85paiv_X7N68Q .


(Oncle Hermes) #137

Tu as raison de le souligner (j’ai pas eu l’occasion de te féliciter pour tes articles au passage : kudos). Par rapport au premier évènement que tu cites, on peut d’ailleurs aussi ajouter que la relation Deathstroke / Tera n’était clairement pas que purement professionnelle, ce qui “secoue” un peu vu la différence d’âge. Et Koriandr’, pas encore réduite à la bimbo qu’on a vu se balader depuis, était clairement présenté comme une guerrière qui n’avait pas de problème moral avec le fait de tuer (d’où quelques débats avec Nightwing). Donc oui, historiquement, le monde des Titans n’est pas que jeunesse folâtre et tapis de fleurs.

Ensuite, quand on a dit ça, il me semble qu’on passe quand même un peu à côté du sujet (si je le sujet est la violence de la série comme tu le disais initialement). Le fait qu’un certain nombre de membres de l’équipe soit “tombés” / aient été sacrifié au cours des ans, et des petites et grandes “crises” de l’univers DC, reste quand même assez accessoire, d’un point de vue logique, par rapport au fait que la série télé présente les héros comme des psychopathes ultra-violents qui bataillent, bastonnent, blessent, mutilent et tuent avec peu ou pas de regrets — ce dernier élément étant à géométrie très variable (à la fin de l’épisode 7, on a quand même Nightwing qui ordonne à Kory de commettre une p**** de tuerie de masse et ça ne choque personne !). Ça, je suis désolé, mais ça va être dur à justifier par un parallèle avec l’époque Wolfman.

La justification est d’ailleurs beaucoup plus évidente : des trois développeurs de la série cité au générique, celui qui a le plus évidemment apposé sa marque est Geoff Johns. Pour le meilleur et pour le pire. Donc, c’est grim et gritty et dark et sanglant et gore et il y a deux trois trucs dont je me serais passé parce que physiquement je ne me sentais pas très bien en regardant, merci bien. (Détail amusant : ce n’était pas si franchement que ça l’orientation de son propre run sur les Teen Titans, qui reste à mon avis un de ses tout meilleurs titres. Mais il a “évolué” depuis, on n’est pas obligé de penser que c’est en bien…)

Mais (c’est le côté “pour le meilleur”), c’est aussi clairement la tentative la plus réussie à ce jour de la part de DC, pour ce qui est des adaptations “live”, sur petit ou grand écran, de donner à voir quelque chose qui donne l’impression d’évènement se situant dans un univers cohérent et une impression de “continuité” vraiment organique. L’Arrowerse est clairement enfoncé, sans parler du Snyderverse. (Seul bémol de ce point de vue, le refus de montrer Batman à l’écran, tout du moins de face, ou de faire entendre la voix d’Alfred, ce qui devient très vite un gimmick risible.)

Et malgré les réserves posées plus haut, — et malgré tout ce que pouvait laisser prévoir une campagne de promo catastrophique de bout en bout — Victor va se sentir encore un peu plus seul dans le Bizarroverse, parce que oui, je dois reconnaître que j’ai plutôt aimé. Les acteurs sont bons, la réalisation est bonne, et — à partir du moment où on ne refuse pas catégoriquement et par principe l’orientation initiale, si extrême fût-elle — les persos sont bien écrits, l’histoire et l’ambiance générale font sens et tout ça fonctionne.

Est-ce l’adaptation idéale selon mes vœux ? Non. Mais je dois reconnaître que, dans l’optique choisie, c’est une assez franche réussite. Et que j’attends la suite.


(Ben Wawe) #138

Ho, je suis bien d’accord avec toi sur le fait que les personnages de la série sont bien plus extrêmes, directs, et sans grand remords, que ceux des comics. Mais les débats que j’ai lus n’étaient même pas sur ça, mais encore avant, avec de nombreux intervenants arguant du fait que les Teen Titans n’étaient pas violents, et que tout ceci n’avait pas de sens ; c’est faux.
Les Titans ont, depuis longtemps, des passages violents dans leur titre, et de nombreux membres sont décédés à ce titre. Mon souhait était donc de le rappeler, pour tenter de rééquilibrer les débats (folie, j’en ai conscience).

Cependant, si je te rejoins sur le fait que les personnages de la série TV frappent, blessent salement, et tuent “aisément”, sans trop se poser de questions, je trouve que, très rapidement, le show réfléchit à ce rapport à la violence.
Passés les deux premiers épisodes, qui semblent en soi tellement bourrins et directs qu’ils me font penser à des pilotes pour séduire les producteurs (avant que les auteurs puissent se lancer), on voit quand même que ces personnages sont fracassés, en fait. Et la violence n’est qu’un symptôme de ce mal-être qui les anime.

Raven est littéralement rongée par ce qu’elle fait (et “psychose” bien plus pour des éclats bien moins “directs” que la mort du 1er épisode, dont elle est responsable), Garfield est “bouffé” par ce qu’il fait (pourtant en état de quasi légitime défense, et après un moment terrible).
Restent les cas Kory et Dick, oui.
Kory a tout de la tueuse brutale au début, mais se mue ensuite en bad-ass… étonnamment dotée de remords à tuer, par la suite ; c’est elle qui interroge Dick sur le massacre que tu évoques, et c’est l’exemple de ce retournement des caractères. On passe d’une tueuse psycho à une guerrière bad-ass, et ça a déjà plus de sens.
Et Dick… Dick pose souci, oui, car il ne ressemble que trop peu au perso’ de base. Sauf que la série TV veut montrer ici un Dick ravagé, surtout, par les 15 ans qu’il vient de vivre ; à la guerre, au feu, dans une lutte sans fin, et sans réussite. L’événement avec Tony Zuco l’a retourné, il est rongé par ses 15 ans de violence, mais aussi cette sensation d’avoir foiré sa vie - de ne pas être ce qu’il aurait pu être, ce qu’il aurait dû être, avec la certitude qu’il ne pourra jamais être “soigné”. Sa violence est autant un héritage de ce Batman ultra-violent (et je me demande si son absence physique n’est pas, en plus de vouloir centrer sur les jeunes, liée aux difficultés du DCEU, tant Titans aurait pu être rattaché à l’univers de BvS…), que la “sortie” de ses sentiments, de ses psychoses, de la cassure psychologique qu’il ressent, et qu’il lâche quand il porte un masque (où il n’a pas à être Dick, où il peut lâcher la bête).

Le moment du choix du massacre, c’est le moment où Dick décide de tout lâcher… autant le costume de Robin, que l’héroïsme qu’il associe à ça, que les règles concernées (“ne pas tuer”, la règle de Batman, même si on s’arrête a priori juste avant) ; Dick décide alors de tuer, car il est complètement perdu, rongé par sa violence et sa douleur, qu’il assume désormais en dehors du masque. Ce massacre, c’est quasiment un cri du coeur, d’un type ravagé et brisé, qui n’a même plus le masque pour se protéger ou se lâcher, et dont la bête sort désormais à visage découvert.
Ce n’est pas anodin si la suite montre Donna Troy, un exemple d’ex-sidekick qui est parvenue à en sortir et à être équilibrée. Et qui est autant la meilleure amie que le modèle de Dick, avec des scènes pour le rappeler à l’ordre et lui montrer qu’il y a une autre voie… une possibilité de s’en sortir, et d’utiliser sa violence, sa bête, pour autre chose ; en dehors de Bruce, en dehors aussi de la vision que Dick a de ce qu’il aurait dû être.
Le massacre, c’est la mort de Robin dans les flammes, tué par un Dick Grayson en pleine explosion de douleur et de haine, contre Bruce, ses 15 ans de guerre, le destin et l’univers. La suite montre alors ce type brisé, qui va se reconstruire via l’exemple Donna Troy… et, je n’en doute pas, sa reprise face à Trigon, pour une victoire contre lui, et contre lui-même.


(Oncle Hermes) #139

Je suis, disons, assez globalement d’accord. Je salue tes analyses sur Dick et le “masque”, ou plus haut, soit dit en passant, sur la symbolique de la Nuclear Family.

Mais mais mais mais.

J’ai quand même quelques bémols à apporter.

Dick : okay, j’ai bien compris que ce n’était pas “ma” version du personnage — le gars dont le traumatisme d’origine est égal à celui d’un Bruce Wayne mais qui justement, même dans ses moments les plus sombres, ne “tombe” pas aussi loin que Batman dans les ténèbres. Une fois ceci accepté, comme je le disais, ton analyse est très juste. Le parallèle avec Jason Todd est aussi bien foutu. Mais je ne suis pas sûr du tout que le moment dont on discute soit le seul où il tue — même en mettant à part l’épisode un peu “casuistique” concernant Tony Zucco. Disons que c’est un moment où il ordonne la mort, sans masque certes, et sans que ce soit directement dans la “chaleur” d’un affrontement physique… mais quand on voit certains trucs qu’il fait par ailleurs, il me semble assez clair que certains figurants ne se relèveront pas… ce qui me rend un peu circonspect face à l’enjeu dans l’épisode “oh non il ne faut pas que Batman franchisse la ligne et tue le Joker”. La ligne a quand même été bien piétinée par tout le monde à ce moment-là.

Garfield, ouais il regrette un peu mais ça se résume à quoi ? “It was weird. But I didn’t hate it.” Et Kory qui lui dit aussitôt qu’il ne doit pas avoir de regret mais au contraire cultiver cette partie de lui.

Kory elle-même : j’imagine qu’on peut analyser cette évolution comme tu le fais, mais quand même ça ne saute pas aux yeux. D’ailleurs encore dans le train, tard dans la série donc, y a des agents du FBI qui finissent en barbeuc’. Et avant ça, si elle “interroge” Dick pour confirmation, elle exécute ensuite sans plus ciller.

Hawk & Dove(s) : comme Dick des persos fracassés par leur propre violence. Mais le scénario prend bien soin de justifier (au sens fort) cette violence, au moins en ce qui concerne Hank — avec la convocation, en face, de ce qui est pour ainsi dire la figure de grand méchant loup par excellence de notre temps. On peut se poser la question d’à quel point le perso n’est pas animé d’une pulsion d’auto-destruction, on peut avoir un rapport ambivalent à son attitude agressive dans le cadre privé / domestique, mais jamais on n’est vraiment invité à s’interroger sur l’évolution voire les dérives de sa croisade, en tout cas jamais à éprouver la moindre sympathie pour les gens qu’il réduit à l’état de pulpe.

Sur Raven, rien à redire, c’est effectivement la seule du groupe — au moins jusqu’à l’entrée en scène de Donna : je veux plus de Donna dans la prochaine saison !! — à avoir indiscutablement une conscience, alors que pour le coup chez elle cette violence est littéralement, et non pas métaphoriquement, quelque chose en elle qu’elle ne contrôle pas. Probablement aussi le perso le mieux traité à mes yeux, et tu connais mon attachement à “l’original”.

Encore une fois, je ne résume pas mon approche de la série à cette question-là — sinon je n’aurais pas accroché et regardé toute la saison. Mais ça reste un élément important, et traité d’une façon qui, dirais-je au minimum, appelle le débat.


(Ben Wawe) #140

Merci. :slight_smile:
Mais, soyons clairs : si j’arrive à “m’expliquer” les choses, ce n’est pas pour autant que “tout tient” ou que “tout colle”.
La série a beaucoup de qualités, bien plus que je ne le pensais, mais elle a une approche de la violence et des discours qui ne collent pas toujours. Ca s’explique, mais ça n’est pas fluide.

Ce n’est pas ma version de Dick non plus, et je te rejoins sur le piétinement de la ligne ; encore plus en voyant Jason Todd, frais formé aux méthodes du Batman…
A mon sens, la ligne du meurtre n’est plus que symbolique : et Bruce, et Dick, et surtout Jason qui y adhère pleinement (là où, à mon avis, Bruce & Dick y ont plongé après 15/20 ans de lutte à Gotham, et la perte de repères face aux épreuves), ne tuent peut-être pas directement… mais ils laissent leurs adversaires dans des états proches de la mort. Ce ne sont pas des meurtres directs, mais du tabassage absolu, avec mutilations et brutalité définitive.
Maintenant, oui, ils ne tuent pas… directement. La différence se voit, à mon sens, dans le #11, où Batman agit pour tuer : jeter dans le vide pour tuer, égorger, etc. ; c’est cette ligne-là qui est visée, même si elle n’est plus que symbolique. La vraie frontière, le trio l’a déjà passée depuis longtemps.

Ho, je le sens bien “rongé” quand même, et Kory ne s’en soucie guère, se contentant de lui dire de faire avec… notamment parce qu’elle pense à autre chose, en fait. J’ai quand même l’impression que ça va bien “bouffer” Garfield, avec le goût du sang, et peut-être que la série va lui faire abandonner la peau du tigre pour ça - il s’y réfugiait car c’est son animal favori, mais il a tué avec. Ca peut débloquer ses autres transformations.

Tu as raison : elle demeure ultra-brutale, mais… dans une optique guerrière, j’ai envie de dire. Là où, au début, elle tue et défouraille sans se poser de question, elle le fait ensuite mais en plein combat.
Kory est une soldate, qui tue pour se défendre, et ensuite tue sur ordre. Ca se lie aussi à son origine véritable, finalement.

Oui. Mais Hawk & Dove sont les plus ravagés de tous, en fait, et c’est le propos à mon sens : par leurs pertes, par les problèmes non réglés avec le/la disparu(e), par leurs histoires, Hawk & Dove sont complètement brisés, et ne s’en remettront pas.
Hank est brisé de principe, et ça se comprend. Dawn, c’est plus fin, car elle ne pourra régler ce problème d’estime de soi du fait de n’avoir pu sauver sa mère, moins du camion que de son mec qui la frappait ; surtout, le départ de Dick, qui était sa chance d’avoir une histoire heureuse, la ronge et la pousse au plan B, qui est Hank… et qui le sait, et ça le tuera, parce qu’il va vouloir se montrer “toujours fort & meilleur”, et son corps ne tiendra pas.

Moi aussi, je veux plus de Donna. :wink:

Oui. De toute façon, la violence de la série a été mise en avant dans la promo : les premières images animées montraient Robin tabassant des types et lançant “Fuck Batman”… DC UNIVERSE a communiqué là-dessus. C’est un argument de vente.