TORPEDO 1972 (Enrique Sanchez Abuli / Eduardo Risso)

Et souvent, le noir & blanc est dans un format plus grand. Quand on sait l’importance du papier en tant que poste budgétaire, l’impact est évident.

Oui, enfin ça, c’est seulement dans le cas d’une version noir & blanc d’un album qui existe à la base en couleur. C’est une autre chanson pour les choses pensées directement en noir & blanc. Parce que le noir & blanc demeure souvent perçu (par les éditeurs, voire les libraires) comme difficile à vendre. En dépit des succès plus ou moins notables de choses comme Sin City ou Walking Dead.

Jim

Tout à fait.

Je dirais que ça dépend, le manga s’en sort pas mal.

Je mettrais un bémol sur le succès de Sin City. C’est un incontournable, mais je ne suis pas sur que ce soit une grosse vente, en tout cas je suis sur que ce n’est pas aussi important qu’un WD.

Le manga est identifié comme étant en noir & blanc, et le public est habitué à ça depuis trente ans, ce qui constitue une assise commerciale évidente.

Bien entendu.
Dans le cas de Sin City, c’est un succès sur la durée, soutenu par une petite structure éditoriale.

Jim

D’ailleurs, certains titres sont en couleur, et ça perturbe le lectorat… Certains sont rebutés par ces couleurs (quand il n’y a que quelques pages, ça passe, mais quand tout est en couleur, ils hésitent, même quand il s’agit d’un titre pensé en couleurs).

En parlant du papier : il s’agit parfois d’un papier plus luxueux (plus épais, avec un grammage plus élevé, un toucher différent, etc.), aussi.

Tori.