TUMATXA : L'ÉMISSION !

Le miracle est un pas de plus. Peut-être la piece qui se retourne, certes, mais un pas de plus.

C est totalement hypnotique. Un pure plaisir scopique, pour rester dans le registre du speculaire.

Lorsque le terme bien moche d invisibilisation des femmes a tout son sens.

Tu n’as pas tort, si on veut être rigoureux.

Oui, on pourrait rester regarder Brad Pitt rouler dans sa chouette caisse à travers Los Angeles pendant des heures, mais c’est du plaisir avec aucune construction derrière, ni dramatique, ni esthétique « au sens noble du terme ». C’est très plaisant, mais décoratif et un peu vain.

Vain. C est peut-être le but ?

Comme il ne se passe rien, est ce encore de la fiction ? Et si ce n en est plus, ça peut etre aussi bien la réalité. Les deux devenant indiscernable, se contaminent l un l autre.

Il est certain que la frontière est très poreuse chez Tarantino entre fiction et réalité ; idéalement, il aimerait les confondre, d’où ses tendances « révisionnistes » depuis trois ou quatre films.
Je ne sais pas si le côté « vain » de tout ça est vraiment recherché par Tarantino. Il cherche plutôt à placer le spectateur dans un état « sensoriel » particulier, et pour moi ça marche pas tout à fait.

Je suis meilleur publique.

Surtout pour once.

Disons que je trouve que d’autres le font mieux que lui. Michael Mann, par exemple.

Tu dirais que te préfères collateral à once ?

Ah oui, y’a pas photo.
Je vois pourquoi tu fais le parallèle. Je n’y aurais pas pensé spontanément ; les deux films ont vraiment deux approches différentes.

Clairement once de mon côté

EPISODE 4 : Entretien infini avec Pacôme Thiellement !!

Emission très spéciale pour cette quatrième livraison de la nouvelle saison de « Tumatxa ! » : j’ai le plaisir de m’entretenir longuement avec Pacôme Thiellement, auteur de « L’enquête infinie », dans la collection Perspectives Critiques (aux éditions PUF), sorti il y a quelques semaines à peine.

C’est toujours une joie intense et authentique d’échanger avec Pacôme, à plus forte raison à l’occasion de la sortie de cet ouvrage, qui simultanément ouvre des portes vers le futur et constitue un livre-somme au regard du corpus antérieur et des préoccupations habituelles de son auteur.

Une simple émission de radio, aussi longue et dense soit-elle, ne suffit évidemment pas à faire le tour de ce monument de plus de 530 pages qui donnent littéralement le tournis, et bien des points potentiellement passionnants n’ont pu être abordés (comme cette filiation entre Van Gogh, un peintre « sans descendance » pourtant, et certains des bédéastes et peintres contemporains les plus importants, comme Mattt Konture ou Olivia Clavel).

Mais nous avons quand même pu échanger à bâtons rompus sur la figure du Sphinx, qui allégorise le propos de Pacôme et structure tout son essai, Edgar Allan Poe, ce personnage central de l’histoire des lettres qui invente entre autres la figure de l’enquêteur/détective tout aussi cruciale ici, la façon dont Jack l’Eventreur accouche du vingtième siècle, des séries télé imparfaites mais passionnantes comme « Dollhouse » ou « Millenium », des musiciens aussi importants pour la culture pop qu’Otis Redding et David Bowie, des faits-divers comme l’affaire du petit Grégory, la psychogéographie, l’anti-natalisme, l’articulation exégèse/enquête et la véritable place du Démiurge, ce Minotaure qui rôde dans nos labyrinthes.

Que Pacôme soit ici à nouveau remercié pour sa disponibilité et sa générosité, ainsi bien sûr que pour son travail, si lumineux, si nécessaire.

L’entretien est rythmé par une chouette petite sélection musicale, comme d’habitude : Nine Inch Nails - « She’s Gone Away » ; Otis Redding - « Try A Little Tenderness » ; Eyvind Kang - « Rabianara » ; David Bowie - « Heathen (The Rays) » ; Lustmord feat. Maynard James Keenan - « Abaddon »

« Steel on the skyline
Sky made of glass
Made for a real world
All things must pass »

EPISODE 4 !!!

J’en suis à 1h30 d’écoute et mon dieu que c’est passionnant ! :astonished:
Impressionné par le nombre de sujets évoqués et des passerelles faites par Pacôme en si peu de temps.
J’ai totalement halluciné en apprenant que Dostoïevski (mon écrivain préféré de tous les temps :grin:) avait lu Edgar Allan Poe… Je n’avais jamais imaginé que ce soit possible, je pensais que c’était deux univers complètement séparés. Il faut vraiment que je creuse le sujet.
Sinon, il faut vraiment que j’essaie de relire « Eureka ». Je me suis cassé le nez deux fois pour l’instant… C’est rare que j’abandonne mais là, ça ne devait pas être le moment.
Peut-être que ma clé d’entrée sera "L’enquête infinie".
Vivement que j’écoute la suite!

Non seulement lu, mais fortement apprécié !!

Sinon, je suis de ton avis : je pense que c’est l’entretien le plus riche que Pacôme m’ait accordé (et j’étais déjà très content des précédents, pourtant).

J’ai vu ça, j’ai déjà fait une micro-recherche pour vérifier si ce n’était pas une hallucination auditive. :grin:

Il a accouché ses victimes par césarienne, c’est ça ?

Tori.

Hahahaha

C’est clair. Ce rendez-vous régulier est toujours aussi intéressant à écouter…

Merci beaucoup, les gars !! :slight_smile: