TUMATXA : L'ÉMISSION !

Ah ok, je l’ai. Merci. :upside_down_face:

Essentiellement, des gags. En fait, le gore n’est pas très présent dans « Grand Design », il doit y avoir deux ou trois séquences du genre à tout casser. D’autre part, le gore vient souvent appuyer un running gag sur Wolverine. Et dans l’optique du projet global de « relecture » du run claremontien, peut-être aussi montrer un peu que le perso a toujours été violent (voire l’était beaucoup plus à ses débuts) mais c’était « off panel ». Là c’est clairement explicite.
Mais je ne dirais pas pour autant, c’est mon ressenti en tout cas, que la BD est « gratuitement » gore. Honnêtement, je réduirais cette violence explicite à un détail, dans le projet global.

Concernant le clin d’oeil sur les griffes, je suis un peu d’accord avec toi, ça n’est pas très subtil en l’occurrence. Piskor fait plein de clins d’oeil de ce type évidemment, mais je préfère quand c’est Xavier qui sonde l’esprit du jeune Cyclope et qu’il y capte l’image de Mr Sinistre. Là, c’est juste une semi-blague qui ne va pas bien loin…

Après, sur le style graphique de Piskor de manière générale, je le redis : c’est un peu à prendre ou à laisser, selon ses goûts. Mais il a tout à fait conscience de ne pas être Paul Smith ou John Byrne ; je trouve intéressant que conscient de ça, il essaie quand même de « pallier » à ses manques, via des ruses de story-telling d’autant plus cruciales qu’elles doivent compense la « faiblesse » du dessin…

En l occurrence la blague souffle le chaud et froid avec la dernière case.

Ce télescopage des émotions découle du projet de compression et est plutôt bien géré.

A la lecture, ce qui est ressorti des dessins, est leur effet de matière, qui n était pas évident de prime abord, un survol rapide amenant plutôt à trouver les dessins plats.

Ah, ok, la Nintendo DS aussi…

J’y avais pensé aussi, mais je comprends moins la question de la maniabilité dans ce contexte…

Tori.

Voilà. Bon, je crois que je vous ai pourri votre discussion …

Bah, si, la maniabilité d’un jeu. C’est plus tiré par les cheveux, par contre

Oh, tu sais, mon truc, c’est de lâcher un pavé de texte et de disparaître pour trois mois. J’avais plus ou moins fini

Ha ha ha !!

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Mais non, mais non. :wink:

Mon antithèse ! :blush:

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Et, si tu me pardonnes le copinage, un ami, qui est plutôt dans la musique néoclassique habituellement (avec supplément synthés et jouets musicaux), s’est amusé à sortir, il y a quelques jours, une cassette de DS. Toute subjectivité amicale mise à part, je pense que ça pourrait te parler. Enfin, je trouve ça bon, en tous cas.

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Le copinage est pardonné ici, voire encouragé. :wink:

Oui, moi aussi je trouve ça bon, et pour être franc je trouve même hallucinant qu’avec si peu de matériel (j’ai été checké ça un peu) il parvienne à produire des morceaux si divers finalement. Et la plupart des morceaux (sauf le dernier si je ne dis pas de bêtises) sont très courts, ce qui me semble une bonne idée : éviter de « tirer à la ligne » avec des idées qui gagnent à se déployer sur des formats courts.
J’imagine que la musique de jeu vidéo est une influence aussi sur cette scène ; ici elle me semble bien prégnante en tout cas.

En effet.

Tori.

« J’imagine que la musique de jeu vidéo est une influence aussi sur cette scène ; ici elle me semble bien prégnante en tout cas. »

Oui oui, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une des composante majeure de sa musique mais Artuan inclut aussi des influences vidéoludiques. Ce n’est pas encore public, il me semble, mais il a fait un concert à Limoges, la semaine dernière, rediffusé en ligne, pour accompagner la sortie de Forteresse & Maléfices. En guise d’encore, on a eu une reprise du thème de Tristram, tiré du jeu vidéo Diablo (le premier). Aussi, il a composé un album, Musique de Poches, entièrement sur Switch, la dernière console de Nintendo. Et ce ne sont que deux exemples parmi d’autres. Il a beaucoup travaillé sur l’hybridation musique/jeu vidéo, notamment sur Twitch (c’est visible sur sa chaîne YouTube).

Bon, après, le fait qu’il y ait un coté jeu vidéo, ça vient aussi de la DS en soi, effectivement. Il est certain que, par exemple, les musiques de la série de jeux Castelvania (en particulier ceux sur NES) sont une des influences majeures du genre. Une des manières de définir cette musique serait de parler de musique néo-classique (et même, plus précisément, néo-baroque, à mon avis) avec des sonorités électroniques volontairement cheap, inspirées des consoles 8-bits. Plus les incursions black metal, mais c’est rare. Ah oui, et un amour immodéré pour Enya et Yanni :laughing:

« Et la plupart des morceaux (sauf le dernier si je ne dis pas de bêtises) sont très courts, ce qui me semble une bonne idée : éviter de « tirer à la ligne » avec des idées qui gagnent à se déployer sur des formats courts. »

Ca, je dirais que c’est ambivalent. Tu as raison pour plein de chansons mais il y a aussi une composante hypnotique dans la DS, qui s’accommode mieux du format long. Bon, dans une certaine mesure, on peut dire ça de toutes les musiques mais ça me semble particulièrement prégnant dans ce style. L’influence ambient, quoi. Disons qu’il faut déterminer les chansons qui veulent être courtes et celles qui veulent être longues. C’est notamment le problème d’un projet comme Chaucerian Myth, par ailleurs intéressant mais qui fait clairement des disques qui tirent trop à la ligne.

Mais, dans le cas d’Artuan, le fait de mettre une unique chanson sur la deuxième face de sa cassette, on en a parlé à son concert, c’est une influence du prog. Je commence à le connaître, la référence au krautrock est assez constante dans sa musique. Bon, F&M, c’est pas forcément le projet où ça s’entend le plus mais c’est là.

EPISODE 15 : La berceuse des enfants tragiques

Ah la la les amis, je me disais justement l’autre jour que décidément « la vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus. C’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien ». Pas mal, hein ? Bon, c’est pas de moi, c’est d’un certain Willy Shakespeare.

Vous l’aurez compris, on cause tragédie ce soir, un tragique mâtiné d’horreur à tous les étages, dans l’émission de « Tumatxa! » de la semaine…!!

Peut-on tirer un grand film d’un grand texte classique ? Telle est la question qui a toujours un peu hanté les consciences cinéphiles. A la vision de « The Tragedy Of Macbeth » de Joel Coen (seul à la barre, pour une fois), on se dit que la réponse est un grand et résonnant : oui. Somptueux sur le plan visuel, époustouflant sur celui de l’interprétation, le dernier film en date du frère Coen est à la fois un précipité d’expérience théâtrale et une leçon de pur cinéma. Immanquable.

Pour la littérature, de manière assez surprenante, nous abordons pour la première fois le corpus de Chuck Palahniuk, auteur du fameux « Fight Club ». Pour la première fois en ce qui concerne son travail romanesque en tout cas, car nous avions évoqué sa BD « Fight Club 2 » en son temps… Ce soir, on décortique « Berceuse », oeuvre charnière dans sa carrière littéraire, qui se révèle déchirante quand elle permet à Palahniuk d’évoquer sa biographie tourmentée, tout en préservant intacts le ton et le goût de la transgression du romancier.

Pour la BD, c’est un titre aux fausses allures de fiction « young adult » édulcorée qui va nous intéresser : en fait, même si la course de l’histoire fait intervenir bon nombre de personnages adolescents, « Something Is Killing The Children » est un pur récit horrifique, graphiquement très imparfait mais mené de main de maître par le très doué James Tynion IV (avec Werther Dell’Edera aux dessins).

Le tout est agrémenté de musique élisabéthaine en diable : le duo Boy Harsher est de retour, et signe la BO d’un moyen-métrage réalisé par ses soins, « The Return », dont le très accrocheur « Give Me A Reason » est tiré ; le « one woman band » Birds Of Passage (alias Alicia Merz) signe un cinquième album proprement somptueux, et le magnifique « It’s Too Late Now » en est extrait ; les concasseurs suédois de Meshuggah sont enfin de retour avec un album à paraître début avril, et la berceuse « The Absymal Eye » en est le premier avant-goût ; enfin, et ça faisait longtemps, les gaziers de Sunn O))) sont de retour dans l’émission, avec un morceau issu du lumineux (si, si) « Life Metal », et ça s’appelle « Troubled Air »…!!!

« Consign to oblivion
This thing we cannot grasp
Bury deep this entity
Unlearn it ever existed »

EPISODE 15 !!!

Ah oui? Ce point ne m’a pas marqué. Je l’ai lue dans sa version précédente (collection Urban Link) et je ne me suis jamais fait cette remarque. Peut être en rapport avec le format plus grand?

Pour info, le film est disponible ici, jusqu’au 16 février, avec des sous-titres français. Pas encore vu: https://mandolin.com/events/b294141e-2cd5-471a-91fe-3adcabf87495

Oh génial, merci !!! Ce n’était pas indiqué dans leur interview pour « New Noise » par exemple…

Oui, moi aussi en fait. :wink:
Je ne suis vraiment pas un grand fan de Dell’Edera, le principal souci demeurant son découpage pas très habile. Tu le relèves toi-même d’ailleurs sur le thread du titre : ces doubles pages contre-intuitives, c’est vraiment un gros problème en termes de story-telling selon moi.