TUMATXA : L'ÉMISSION !

Ha ! Merci beaucoup. Il faut impérativement que je prenne le temps de regarder ça.

Aucun souci, bien sûr !! ^^

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Je viens de le finir et j’ai vraiment adoré.
Je ne sais plus si tu révélais le twist dans ta chronique mais si c’est le cas, je l’avais oublié et je me suis fait cueillir comme rarement.
Surtout qu’à la moitié de ma lecture, j’étais vraiment très mitigé (mais c’est certainement fait exprès). Encore merci pour cette découverte !

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Et voilà, avec un peu de retard, comme annoncé donc, le chapitrage pour cette semaine.

2025.11.26 - (2:23) Celtic Frost, (33:47) Hélène Cattet, Bruno Forzani, « Reflet dans un Diamant Mort », (1:31:46) Luis Bacalov, Osanna, (1:39:28) « Eerie and Creepy Présentent Bernie Wrightson », Carmine Infantino, Howard Chaykin, Bruce Jones, (2:23:33) Black Magnet, (2:32:57) Michael McDowell, « L’Amulette », (3:04:10) Pharaoh Overlord

En attendant la grand-messe gnostique pour la semaine prochaine donc. Je sors du visionnage de sa dernière vidéo, là. Bon sang, il va y avoir de quoi discuter. Vous pourrez reprendre votre discussion sur Victor Hugo, entamée il y a quelques années, si je me souviens correctement. Entre autres sujets, bien sûr.

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Et, juste parce que tu précises ne pas être familier avec la musique d’Osanna en dehors de celle pour “Milano Calibro 9”, je ne résiste pas à la tentation de partager cette vidéo. Stylistiquement, je dirais qu’on est dans la lignée des groupes de prog anglais les plus médiévalisants, à la Gentle Giant ou Renaissance, par exemple. Avec une flute traversière manifestement inspirée de Jethro Tull. Et beaucoup de Mellotron. Pas nécessairement le style ayant le mieux vieilli, je le crains, mais j’ai une certaine sympathie quand même.

Ah non, je ne crois pas que je le révélais, parce que comme toi je m’étais fait cueillir et dans ces cas-là je n’aime pas éventer le truc… Très très gros coup de coeur en ce qui me concerne que ce “Why dont’ you love me”, j’ai hâte de lire d’autres travaux de Paul B. Rainey.

Tiens, à propos des éditions Atrabile, je vais très bientôt évoquer une sortie chez eux, de flatteuse réputation, dont je ne sais à peu près rien à ce stade, mais que j’ai hâte de découvrir.

C’est bien ça. ^^

Je poste ça rapido.

On n’a pas vraiment parler de Hugo car il est évoqué dans la saison en cours de “L’Empire n’a jamais pris fin”, dans l’épisode sur la Commune. Là on va causer de la saison d’avant, de Rabelais à la Révolution ; il y a déjà de quoi faire !

Ah ça ça a plutôt le chic de me plaire… Je vais regarder ça, merci beaucoup !

On va bientôt parler prog dans le cadre de l’émission, mais ce sera plutôt du néo-prog. Les rois du genre, même. ^^

EPISODE 9 : Entretien avec Pacôme Thiellement !!

Emission très spéciale cette semaine dans « Tumatxa! » !!! En effet, comme chaque année depuis bientôt dix ans, j’ai l’immense joie de m’entretenir avec l’essayiste et exégète Pacôme Thiellement, que l’on ne présente plus aux auditeurs les plus fidèles de l’émission… C’est une tradition, presque un rituel dans cette émission : sitôt que son actualité nous y autorise, il nous faut nous entretenir des heures avec Pacôme au sujet de ses ouvrages, c’est passionnant à chaque fois.

L’actualité de Pacôme en cet automne, c’est la sortie du tome 2 de « L’Empire n’a jamais pris fin », son exégèse de l’Histoire de France (sa contre-histoire de France, aurait-on envie de dire) ; à la base, « L’Empire n’a jamais pris fin » (la formule est de Philip K. Dick) est un programme que Pacôme écrit et présente pour Blast, sur Youtube ; l’émission entame par ce biais sa troisième saison (le très attendu épisode sur la Commune vient d’être mis en ligne il y a quelques jours). Pour son versant livresque, voilà donc les textes de la deuxième saison ici compilés, de Rabelais à la Révolution Française. Avec en outre un bonus de choix, absent des émission Youtube : un passionnant chapitre consacré au Marquis de Sade…

Nous reviendrons ensuite sur un ouvrage paru plus tôt au cours de l’année chez PUF, « Esotérique du Rock - Cabala et autres textes ». Ce recueil compile un essai conséquent sur Led Zeppelin (initialement intitulé « Cabala - Led Zeppelin occulte ») et des textes plus courts parus ici et là au cours des 20 dernières années, notamment dans Rock and Folk, et consacrés à Prince, Frank Zappa, les Who, les Beatles, Black Sabbath, Fantômas, Donny Hathaway, et j’en passe…

L’occasion donc de s’entretenir à bâtons rompus comme d’habitude avec Pacôme de sujets aussi divers et variés que Claude Gaignebet et le Carnaval, de la violence politique, de la réhabilitation de figures comme Rousseau ou Robespierre, du corpus du Divin Marquis, des penchants occultistes de Jimmy Page, du zoroastrisme de Freddie Mercury, de la discipline de Robert Fripp… entre autres !!!

Que Pacôme, comme à l’accoutumée, soit ici à nouveau remercié pour sa générosité et sa disponibilité !!! Quelle joie une fois encore…

Le tout en musique bien sûr, sinon la vie serait une erreur comme disait l’autre, et tant qu’à faire avec des artistes évoqués dans les pages de Pacôme : on entame l’émission avec « In The Light », extrait du double « Physical Graffiti » de Led Zeppelin ; on poursuite avec Thelenious Monk, avec l’extrait éponyme de son « Monk’s Dream » en 1963 ; "le formidable « Birdsong » ouvre « Mit Gas », le deuxième album de Tomahawk : Donny Hathaway nous brise le coeur avec « Voices Inside (Everything Is Everything) », morceau d’ouverture de son premier album en 1970 ; Captain Beefheart exécute le bizarre « When I See Mommy I Feel Like A Mummy », issu de son "Shiny Beast de 1978 ; enfin, le quatuor Beat rend hommage à l’incroyable répertoire du King Crimson des années 80, avec une version live de « The Sheltering Sky » à se décrocher la mâchoire de bonheur…!!!

“I’ll feed you now, whisper low in your ear
The way you look at me when you’re hungry
Lay your head down, shoot a load in your ear
The way you look at me when you’re hunted”

EPISODE 9 !!!

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Ah, mon conseil était quelque peu erroné. Je constate que le Mellotron fait son apparition surtout à partir du deuxième album (généralement considéré comme étant le meilleur), Palepoli. Pas des masses dans la vidéo que j’ai partagé. Y’a plus à faire, là:

Marillion, donc. Donc, la question, comme toujours avec ce groupe, sera de quelle période on parle. Aujourd’hui, ils admettent volontiers que ce fut une erreur, au départ de Fish, de continuer sous le même nom. C’est vraiment deux groupes différents, en réalité, avec finalement peu de points communs. Mais les deux sont dignes d’intérêt, à mon avis, même si la période avec H est notoirement plus inégale (le bon est très bon, toutefois).

Et voilà pour l’épisode :

2025.12.03 - Pacôme Thiellement, (7:10) Led Zeppelin, (18:25) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 », (1:30:06) Tomahawk, (1:35:14) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite), (37:16) Thelonious Monk, (43:44) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite), (2:37:38) Donny Hathaway (2:41:00) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite et fin), (3:06:32) « Ésotérique du Rock - Cabala et autres textes », (3:12:49) Captain Beefheart, (3:17:49) « Ésotérique du Rock - Cabala et autres textes » (suite et fin), (4:09:40) Récapitulatif des musiques, (4:15:19) King Crimson, Beat

EDIT: Chapitrage à la ramasse. La version révisée est en-dessous

Oups, en écoutant l’épisode, je me rends compte que j’ai foiré le chapitrage. C’est toujours plus compliqué de faire le découpage dans ces entretiens au long cours. Je vais le refaire au fil de l’écoute, pour ne pas rater quelque chose. Nouveau sommaire ce soir ou demain, donc. Sorry

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Aucun souci. Ne t’embête, l’exercice est trop difficile sur des émissions de ce type…

Bingo, sans surprise. ^^

Ce sera la période Hogarth. Je me rends compte que je n’en ai tout simplement jamais passé, du Marillion de cette période… Or, je “redécouvre” “Brave”, en ce moment, qui est vraiment un album formidable. Y’a donc de fortes chances qu’on écoute celui-là rapidement !!

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Et voilà, chapitrage revu:

2025.12.03 - Pacôme Thiellement, (7:10) Led Zeppelin, (18:25) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 », (37 :16) Thelonius Monk, (43 :44) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite), (1:30:06) Tomahawk, (1:35:14) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite), (2:37:38) Donny Hathaway (2:41:00) « L’Empire n’a jamais pris fin, tome 2 » (suite et fin), (3:06:32) « Ésotérique du Rock - Cabala et autres textes », (3:12:49) Captain Beefheart, (3:17:49) « Ésotérique du Rock - Cabala et autres textes » (suite et fin), (4:09:40) Récapitulatif des musiques, (4:15:19) King Crimson, Beat

Et, comme toujours, merci à Pacôme et à toi. Entretien passionnant et inspirant, comme à chaque fois

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Formidable. Le meilleur album de la période Hogarth, un des quelques à pouvoir rivaliser et (oserais-je le dire ?) potentiellement surpasser la période Fish. C’est aussi le moment où le groupe n’essayait plus de copier difficilement leurs âges héroïques pour juste passer à autre chose. C’était aussi, de l’aveu même de h., la première fois qu’il avait le droit de faire autre chose qu’un ersatz pas très convaincant du géant écossais. C’est vraiment là que le deuxième groupe commence, après deux albums à l’identité un peu incertaine. Et c’est un chef-d’œuvre. Riche idée d’en passer dans l’émission.

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Un énorme merci pour le rappel concernant « L’oeuf de l’ange ».
J’avais vu qu’il était programmé dans une des salles près de chez moi il y a quelques semaines mais dans ma tête il était diffusé pendant la période de Noël. Suite à ta chronique, j’ai vérifié et la dernière séance pour laquelle je pourrai être présent aura lieu demain soir… C’est rattrapé par les cheveux tout ça! :grin:
En tout cas, j’avais prévu de le voir mais après t’avoir écouté, je suis vraiment impatient!

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Ah, zut, je savais bien que j’avais un truc à faire, dimanche ! :scream:

Bon, je l’ai déjà vu au cinéma, mais c’était il y a trente ans…

Tori.
Edit : ouf, il passe encore vendredi soir et mardi soir…

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EPISODE 10 : L’oeuf du Démon en Amérique !!

Dixième émission de la saison pour « Tumatxa! » et l’avant-dernière avant l’infâme trêve des confiseurs, comme on dit. Et cette semaine, c’est le programme tout ce qu’il y a de plus classique qui vous attend… mais on sait que vous l’aimez celui-là.

Cinéma (avec une reprise inespérée et immanquable), BD (avec un titre habitué au sommaire de cette émission), littérature (on aborde pour la première fois mais pas la dernière le cas d’un auteur atypique), le tout en musique : tel est le sommaire, enthousiasmant, de la semaine.

Pour le cinéma, double joie au menu ; celle d’évoquer à nouveau le corpus prodigieux du génial Mamoru Oshii (« Ghost In The Shell », mais aussi tellement d’autres choses), et celle de le faire à travers cette perle méconnue et précoce de sa filmographie, j’ai nommé l’incroyable « Tenshi No Tamago », alias « L’Oeuf de l’Ange ». Ce long-métrage d’animation de 1985 bénéficie à l’occasion de ces 40 ans d’un lifting 4K et toute le tintouin et d’une sortie salles qui va bien (le film n’était initialement jamais sorti en salles). S’il ne s’agit pas là du premier chef-d’oeuvre à l’actif du cinéaste japonais (ce titre reviendrait plutôt à « Lamu : Beautiful Dreamer », son long précédent), voici bien l’un des films les plus importants de son auteur. Sublimé par les concepts graphiques de Yoshitaka Amano, porté par les choix de mise en scène déjà radicaux d’Oshii (qui signe aussi le scénar’), le film est beau à se percer les yeux de bonheur. Cryptique ? Yes indeed. S’il est d’une simplicité biblique (jeux de mots : le film est en effet une sorte de relecture du Déluge sur un registre SF post-apocalyptique) dans sa trame, le récit ne livre pas pour autant si facilement ses clefs, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais rassurez-vous, rien qu’une bonne dizaine de visionnages obsessionnels ne sauraient éclairer… Un chef-d’oeuvre, oui.

Pour la BD, on retrouve cette bonne vieille fripouille de John Constantine, figure majeure du panthéon de la BD anglo-saxonne multi-évoquée dans cette émission, pour le tome 2 de « Simon Spurrier présente Hellblazer », sous-titré, comme sa contrepartie VO, « Dead In America ». Le scénariste britannique retrouve son compère l’excellent Aaron Campbell aux dessins et poursuit le récit entamé sur le tome 1 (qui voyait déjà le même tandem créatif aux commandes). A ce stade de l’histoire, John Constantine est… mort. Et en Amérique, comme le titre l’indique. Spurrier joue donc sur ce double ressort narratif propre au titre « Hellblazer », du personnage perpétuellement en sursis, sur la brèche, et du regard décalé sur la civilisation américaine, entre fascination et dégoût… Le tout en reprenant le cheptel de persos mythiques ayant présidé à la création du fameux label Vertigo (Swamp, Thing et Sandman en tête). Excellente prestation de Spurrier qui confirme qu’il est l’un des noms les plus intéressants de l’univers du comic book actuel.

Pour la littérature, abordons pour la première fois directement (car nous avons déjà évoqué cet auteur indirectement, notamment en évoquant Lovecraft ou « True Detective ») le travail d’Ambrose Bierce, journaliste et écrivain américain à la formidable plume acerbe et macabre. Le parallèle avec le travail de son glorieux prédécesseur Edgar Allan Poe se justifie à la fois par leur double casquette, leurs biographies respectives marquées par le drame, et un attrait poussé pour le surnaturel et les ambiances noires comme la suie. L’humour corrosif, aussi, comme en atteste les textes courts compilés dans « Les Délices du Démon », recueil d’articles de presse publiés en Californie durant la prime jeunesse de l’auteur, et édité en Angleterre au début des années 1870, avec un bien maigre succès à la clef. N’empêche qu’à peine âgé de 30 ans, Ambrose Bierce était déjà là, tout entier, dans ces courts textes à la veine satirique très prononcée. Nous reviendrons bientôt sur le cas de ce diable de Bierce…

Le tout est saupoudré de bonne musique tel un nappage de sucre glace : les normands de Blut Aus Nord, toujours emmené par le très inspiré Vindsval, reviennent avec l’impressionnant « Ethereal Horizons », dont est issu le beau « Seclusion » ; Matt Jencik et Madeline Johnston (alias Midwife) unissent leurs forces pour le beau « Never Die », dont est extrait « September Goths » ; Daniel Lopatin réactive Oneohtrix Point Never pour « Trnaquilizer », dont « Modern Lust » est extrait ; enfin, revisitons ensemble un classique du minimalisme rock expérimental des seventies, avec le mythique « Outside The Dream Syndicate » de Tony Conrad et Faust, dont on écoute la face B « From The Side Of The Machine »…!!!

“This september it’s been 24
Since I left home
Almost quarter century
When I was on the road
There was a demon’s face in the clouds”

EPISODE 10 !!!

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Oui, ça faisait très longtemps que je ne l’avais pas écouté ; j’avais quelques amis, musiciens, je trouve intéressant de le préciser, qui étaient fous de cet album… tout en en ayant rien à foutre du reste de la discographie du groupe, période Fish incluse.

Je crois que je conserve une préférence pour “Clutching At Straws”, pour des tas de raisons très peu objectives, mais c’est un sacré album, oui.