TUMATXA : L'ÉMISSION !


(Photonik) #1841

EPISODE 13 : Le costaud de la foire à Chappaqua

Retour à la formule classique de chez classique pour cet épisode… avec quelques gros calibres au menu !!

  • Pour le cinéma, on se décolle complètement de l’actualité récente et on se plonge dans un bon gros trip psyché bien typique de son temps, avec le “Chappaqua” de Conrad Rooks, film méconnu mais pas avare en figures emblématiques des sixties.

  • Pour la littérature, on se penche sur l’un des livres les plus fameux d’un auteur de tout premier plan, architecte exigeant de la “speculative fiction” la plus subtile, j’ai nommé JG Ballard, avec “La Foire aux atrocités”.

  • Pour la BD, là encore c’est le travail d’un maître qui nous intéresse, puisqu’Alan Moore en personne s’invite dans l’émission (pas en vrai, hein) à l’occasion de la sortie en VF du premier tome de l’intégrale de son “Tom Strong”, avec l’excellent Chris Sprouse (entre autres) aux dessins.

Et en musique, ce sera :
“Satan In The Wait”, extrait de l’excellent dernier album des amerloques de Daughters (découverte toute récente pour votre serviteur), “Behind The Eyes” signé par les rares et mystérieux Dark Sea Dream, entre shoegaze et métal planant, “Aura”, des australiens pop/new-wave de The Church, et on termine avec le sublime (j’insiste : sublime) “Life On Earth”, odyssée folk signée Tiny Vipers…!!!

“All eyes ceased and have begun
To see that no one survives the life
Whole line shines to fire
Beyond our eyes…”

Episode 13


(Vinch64) #1842

“La Foire aux Atrocités” donc. J’adore ce livre, même si j’ai une petite préférence pour “Vermilion Sands” chez Ballard.

Sinon, c’est cool que tu ais écouté Daughters. Je pense toujours à Tumatxa quand j’écoute le morceau “The reason they hate me”. Quand il dit “do my job” j’ai l’impression qu’il dit Tumatxa. :rofl:
Voilà pour l’anecdote pourrie du jour. :sweat_smile:


(Photonik) #1843

Ha ha !! Je vais écouter ça avec attention, alors.

Sinon, j’ai beaucoup aimé l’album de Daughters, que j’ai “épluché” ce week-end. Je ne manque pas de te remercier pour le tuyau en début d’émission, d’ailleurs.

Je suis également très fans de “Vermilion Sands”, un recueil très particulier dans le corpus ballardien. Mais pour être complet, si je reviens sur Ballard en cours de saison (y’a des chances), ce sera plutôt pour évoquer un travail moins connu du voyant de Shepperton, à savoir “Le Rêveur illimité”…


(Vinch64) #1844

Il est dans ma “to-buy list”. J’en avais eu de très bons échos via Nico du “Festin Nu” mais ne l’avait pas en stock ce jour là.


(Photonik) #1845

Oups !! Je viens à peine de me rendre compte que je n’avais même pas indiqué le nom du bouquin dans mon sommaire de l’émission… Corrigé.
Mais tu avais bien deviné, en effet.


(Vinch64) #1846

J’ai beaucoup aimé ce morceau. Effectivement, la guitare a un côté vraiment solaire par rapport au reste du groupe. Bizarrement, ce côté là m’a fait penser à Anathema.
Sinon, tu m’as donné envie de regarder “Chappaqua”. Ma fascination pour ce cher Bill Burroughs n’est pas étrangère à celà.
Je viens tout juste de commencer à écouter ta chro sur Ballard et je me demandais si tu avais lu le “Complications” de Nina Allan. C’est un de mes livres préférés et je trouve que c’est une digne héritière de Ballard, en plus “lisible”.

Ajout: je viens d’entendre que tu ne connais pas bien Jean-Jacques Schuhl… Alors, je ne peux que te recommander de lire son “Rose Poussière” (et surtout pas “Ingrid Caven” :grin:). J’aime bien “Entrée des fantômes” aussi mais il est largement en dessous.
Il me manque que “Télex n°1” qui est excellent aussi apparemment.


(Photonik) #1847

Si tu as aimé le morceau de Dark Sea Dream, je te recommande chaudement l’écoute de l’album en intégralité : les deux autres morceaux (plus longs) me semblent tout autant mériter le détour.
Je crois qu’on a des infos là-dessus sur Opium Hum, mais je dis ça, je dis rien… :wink:

Je n’ai pas lu “Complications”, mais du coup après ton post j’ai jeté un œil là-dessus et ça m’a l’air très, très intéressant. Vais me pencher là-dessus. je me demande d’ailleurs si tu ne l’avais pas évoqué plus haut dans le fil de discussion, mais je confonds peut-être.

En fait je ne connais pas du tout Schul, j’en ai parlé un peu avec Thiellement mais c’est tout. Si je te comprends bien, “Ingrid Caven” est un peu surcôté, donc. Le nom de “Rose Poussière” me dit quelque chose : je vais me renseigner là-dessus aussi.


(とり) #1848

Je viens d’écouter les trois dernières émissions (oui, j’avais un peu de retard…)
Les morceaux musicaux sont toujours autant de découvertes pour moi (et c’est vrai que le morceau de Dark Sea Dream m’a bien plu aussi.).
En écoutant ces émissions à la suite, il y a un truc marrant : dans la pénultième émission, tu évoquais le fait qu’il y avait au cinéma des techniques que l’on ne pouvait plus utiliser de nos jours… Et dans la dernière émission, tu dis la même chose pour la BD (enfin, quand je dis que tu le dis… Tu ne fais que citer d’autres personnes).

Tori.


(Photonik) #1849

Je trouve intéressant que tu relèves ce point, car pour moi précisément il est passionnant : la question de l’obsolescence de certaines figures formelles… C’est vrai que je cite d’autres personnes (Franju et Moore, de mémoire ; il faut distinguer ces deux cas l’un de l’autre d’ailleurs : Franju parle d’une technique, Moore parle plutôt d’une “humeur” ou d’une tonalité plus globale), et peut-être que je ne précise pas ma propre “position” sur le sujet.

Autant je suis d’accord avec Moore, autant je suis en désaccord total avec Franju. Je crois qu’aucune technique, ni aucune figure formelle ne tombe jamais vraiment en désuétude ; elles peuvent toutes être réinvesties à un moment ou à un autre, si un projet suffisamment fort l’exige ou le justifie.
Sur l’exemple des surimpressions au cinoche, par exemple, malgré les déclarations de Franju sur la “mort” de cette figure, on ne compte plus les exemples pertinents de son utilisation post-années 50…


(Vinch64) #1850

C’est marrant, je suis tombé aussi sur cette réflexion d’Alan Moore (dans sa biographie “Incantations” que je suis en train de lire).
Pour Schuhl, je suis complètement passé à travers son “Ingrid Caven”. J’ai vraiment galéré à le finir, j’ai trouvé ça très très chiant… Mais il y a peu d’avis mitigés sur ce livre, soit les lecteurs adorent, soit ils détestent.
Pour Nina Allan, il me semble que j’en n’ai pas parlé sur le topic de Tumatxa. Peut-être en MP… Ça ne serait pas étonnant vu que j’adore ce recueil de nouvelles (interconnectées). Ces autres livres sont très bons mais pour moi nettement en deçà de “Complications”, moins homogènes en fait.
Avec ta présentation de Dark Sea Dream, tu m’as rappelé que je n’avais pas pris le temps de piocher sur le site Opium Hum (que j’ai pourtant mis dans mes favoris “Musique”).


(とり) #1851

Il y a certaines techniques qui sont liées à un support, tout de même… Et avec l’omniprésence du numérique, certaines techniques disparaissent (quand il n’y a plus de film physique, certaines sont dures à mettre en œuvre : on peut les imiter, mais pas les reproduire).
Les techniques telles que le grattage de film, ou la pellicule volontairement voilée au développement, ça disparaît. De même, mais dans une moindre mesure, les animations au papier découpé ou à la pâte à modeler sont facilement imitables par des moyens informatiques et c’est un gain de temps phénoménal, mais ce n’est plus tout à fait la même technique. À l’inverse, d’autres techniques sont arrivées.
En BD, en effet, il s’agit moins de techniques que d’“ambiances” (je n’arrive pas à mettre un mot dessus).

Tori.


(Photonik) #1852

Tout à fait, mais dans ce cas je dirais que ce sont les supports qui ne disparaissent jamais vraiment.
Prenons l’exemple de l’argentique au cinéma : alors que l’avènement du numérique semblait l’avoir rendu totalement obsolète, il s’avère que le support fait de la résistance. J’en suis venu à penser, avec quelques années de recul maintenant, qu’il ne disparaîtra jamais vraiment. Spielberg, contre vents et marées, monte toujours ses films sur un antique Moviola ; Tarantino ne veut pas entendre parler d’autre chose que de pelloche 35 mm pour ses tournages… Et on parle là de cinéastes pas trop embêtés par les questions de budget, mais même chez les artistes moins bien dotés, il y a des fidèles à ce support : FJ Ossang, cinéaste français passionnant quoique confidentiel, tourne exclusivement sur le support argentique. Il s’avère que l’avènement du numérique a rendu beaucoup plus accessible, en termes de coût, la pellicule et tout le matériel afférent…
Et on n’est pas à l’abri d’un retour en force de la technologie analogique : après tout, contre toute attente, le vinyle est bien revenu en force en plein effondrement de l’industrie du disque.

En ce qui concerne l’animation, je suis moins bien rencardé mais je sais qu’il y a dans le milieu des réfractaires à certains des développements récents type animation en cel-shading…


(Photonik) #1853

EPISODE 14 : Docteur Polar et Mister Kiss

Ambiances fort disparates au menu du dernier épisode en date, c’est le moins que l’on puisse dire…!!
Le programme cette semaine :

  • Pour le cinoche, on se penche sur l’actualité immédiate avec la sortie de “Polar”, dernier-né de la filmo du suédois Jonas Akerlund, avec dans le rôle principal l’ultra-charismatique Mads Mikkelsen.

  • Pour la littérature, comme on le fait trop rarement, on revisite un classique absolu avec le court roman (ou longue nouvelle ?) signé Robert Louis Stevenson, “Le cas étrange du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde”.

  • Pour la BD, on se déconnecte un brin de l’actualité récente là encore, et on évoque le sulfureux “Black Kiss”, œuvre éminemment controversée de l’excellent Howard Chaykin.

Et pour la musique, ce sera :
“The Warm Glow”, extrait de “Suspended In Reflections”, dernier album des californiens d’Ancestors, “Sensorium Dei”, issu de “Sol Niger Within”, album de Fredrik Thordendal (Meshuggah), “Mysteries Of Love”, morceau d’Angelo Badalamenti et David Lynch issu de la BO de “Blue Velvet” et interprété par Julee Cruise, et on termine avec l’écrasant “Huge”, des japonais de Boris, extrait de leur excellent deuxième album “Amplifier Worship”…!!!

“Sometimes a wind blows
And you and I float
In love
And kiss forever
In a darkness…”

EPISODE 14


(Vinch64) #1854

Celui-là j’ai du le lire à l’âge de 11 ou 12 ans. Ca remonte… :grin:
D’ailleurs, j’ai relu il y a quelques mois “L’ïle au trésor” à la suite de la nouvelle traduction sortie par l’excellente maison d’édition Tristram (JG Ballard, Kenneth Anger, Nina Allan, Hunter S. Thompson, …).


(Photonik) #1855

Oui, j’y fais référence durant ma chronique ; c’était un petit événement éditorial, dans le courant de l’année dernière, j’ai l’impression.
Au fait : sur tes bons conseils, “Complications” de Nina Allan commandé !! J’imagine que ce sera au menu de l’émission sous peu… :wink:


(Vinch64) #1856

D’ailleurs, tu dis même ton incompréhension pour cette médiatisation.
C’est vrai que je ne suis pas sûr que ça intéresse vraiment le “grand public”.
Perso, ça me passionne. Il y a pas mal de textes pour lesquels je collectionne les différentes traductions (Le “Eugène Onéguine” de Pouchkine dont j’ai 5 versions différentes par exemple). Des fois, je préfère les traductions récentes (celle de “L’île au Trésor” est très réussie) et parfois les plus anciennes (“Au dessous du volcan” de Lowry par exemple). Bref, c’est un sujet qui me passionne. D’ailleurs, et encore chez Tristram, je conseille de lire “Portrait du traducteur en escroc” de Bernard Hoepffner. C’est passionnant.

Encore un peu HS, je viens de découvrir le “groupe” (projet solo en fait) Eye of Time qui passera à Cherbourg demain après-midi. Après quelques écoutes, je trouve ça très bon dans une veine post-rock/drone/ambient. Bref, un groupe très Tumatxesque à mon avis. :wink:

Ajout : Cool pour le “Complications”, impatient d’avoir ton avis sur ce livre.


(とり) #1857

C’est intéressant, aussi, quand on a l’original (et qu’on est capable de lire la langue d’origine, évidemment) : ça permet de comprendre un peu mieux pourquoi tel traducteur a fait tel choix alors que tel autre en a fait un tout différent (et la distance temporelle entre les traductions peut être intéressante aussi, elle peut influer sur des choix de traduction ou d’adaptation).

Tori.


(Vinch64) #1858

Ça, j’aimerais beaucoup. Mais hélas, il n’y a aucune langue que je maîtrise assez pour en saisir les plus fines nuances. Je sens toujours que j’y perds en lisant de la VO et c’est frustrant. :confused:


(Le Doc) #1859

Le plus souvent, tu parles de longs métrages qui t’ont beaucoup plu…et j’aime bien aussi quand tu choisis des films qui donnent un résultat plus mitigé. Ce qui permet d’équilibrer les défauts et les qualités et d’expliquer aussi pourquoi une oeuvre imparfaite peut aussi procurer un plaisir de visionnage dans son style particulier, ce qui semble être le cas de ce Polar.

Pour la littérature, comme on le fait trop rarement, on revisite un classique absolu avec le court roman (ou longue nouvelle ?) signé Robert Louis Stevenson, “Le cas étrange du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde”.

Très chouette analyse. Je l’ai cette édition Librio (j’aimais bien ce format à l’époque, parfait pour la publication en feuilleton de La Ligne Verte de Stephen King, par exemple)…mais moi, je l’ai lu dès son achat il y a pas mal d’années maintenant…:wink:

Et pour la musique, ce sera :

Ca faisait longtemps que je n’avais pas écouté Mysteries of Love…et c’est toujours aussi beau. Et pour une fois, je n’avais pas eu le temps de laisser un mot sur les deux dernières émissions, mais j’ajoute juste que j’ai adoré le Behind the Eyes de Dark Sea Dream…une découverte pour moi et surtout un excellent morceau !


(Photonik) #1860

Oh, c’est dûment noté alors… Je ne connais pas, mais si je ne confonds pas, je crois en avoir lu une chronique ma foi assez élogieuse dans un numéro récent (peut-être le dernier en date) de New Noise. Je vais creuser ça.