ULTIMATES #1-20 (Deniz Camp / Juan Frigeri)

Intéressant et prenant. Deniz Camp tire les conclusions de son bon épisode précédent, où les Ultimates décident de faire pleinement autrement. Cela passe par un récitatif intérieur de Tony qui « écrit » à son père, pour lui dire que les sarcasmes d’Howard sur sa vision « post-politique » n’ont plus lieu d’être car il va les réaliser. On le voit ainsi collaborer avec America Chavez pour répondre aux questions des gens et démonter les mensonges, mais aussi lancer une appli’ pour révéler les secrets du Conseil et contester les allégations infondées. Cela se disperse, la jeunesse se fonde plus dessus que sur les canaux officiels, et en parlent à leurs parents et aînés. Cap’ détruit des camps de Red Skulls et veut proposer une autre voie aux pauvres types qui s’étaient fondus dans cet idéal toxique. She-Hulk piste des ennemis sur son île, alors que Thor hélas refuse d’aider car « trop occupé » sur Asgard. Wasp espionne le tout, notamment quand Jim Hammond est prêt à un gros sacrifice personnel malgré les doutes de Tony. Luke Cage garde plusieurs prisons sous son influence, où les prisonniers sont apaisés, éduqués, et certains formés dans le programme Ultimate Avengers, pour que les choix des gens fassent des super-héros, et pas la liste que Tony avait eue initialement. Et Tony semble partout, ce qui est le cas comme le voit Wasp : Tony utilise la machine temporelle pour agir à plusieurs endroits en même temps, et se rencontrer et se dédoubler, avec le risque de se perdre !
C’est très bien, oui. Deniz Camp m’intéresse beaucoup dans cette série qui aborde intelligemment ce nouvel univers Ultimate, mais aussi ses personnages et leurs envies de faire mieux en faisant autrement. Le propos est contemporain, les manières sont intéressantes, et le final troublant alors que la posture d’espionne de Wasp est bonne. Juan Frigeri continue d’assurer dans de bons dessins ronds et dynamiques.

Un propos pertinent et une série passionnante !

The Ultimates #14

The Ultimates’ next mission? Destroy one of the Hellfire Club’s strongholds! But a dangerous pair of twins complicates matters…

Creative Team

  • Writer: Deniz Camp
  • Artist: Juan Frigeri
  • Colorist: Federico Blee
  • Letterer: VC’s Travis Lanham
  • Cover Artist: Dike Ruan & Neeraj Menon
  • Variant Cover Artists: Juan Ferreyra InHyuk Lee
  • Editor: Wil Moss
  • Assistant Editor: Michelle Marchese
  • Format: Ongoing
  • Cover Price/Page Count: $4.99/32 pages

A dangerous pair of twins complicates matters in The Ultimates #14 on shelves and digital platforms on July 31, 2025, from Marvel Comics

Intéressant et efficace. Même si la série est prévue pour s’arrêter bientôt, Deniz Camp en profite encore pour enrichir cet univers Ultimate en multipliant les bonnes réinventions. Rex Bonhurst, PDG de Roxxon, mène une réunion avec d’autres dirigeants gênés par les Ultimates : Nicodemus West (PDG d’Alchemax, qui a perdu ses ventes de médicaments libérés par les Ultimates), Justine Hammer (PDG de Hammer Weapons, aux armes détruites puis réutilisées par les Ultimates contre eux), le Scientifique Suprême de l’A.I.M. (qui est dépassé par l’application de Iron Lad) et Oubliette Midas (revancharde après le traitement de son père). Ils embauchent Emma Frost, dirigeante d’une école spéciale et qui envoie déjà deux élèves contre Hawkeye (arrogant) et Cap’ qui attaquent un bâtiment Roxxon. Des jeunes Pietro & Wanda arrivent, mais Cap’ les stoppe avec une tactique malicieuse. Emma recrute leur perte (car ils sont aux mains ennemies), et elle tue tous les PDG sur ordre de Da Costa Sr, son Roi Noir car tous deux sont membres du Hellfire et les PDG voulaient le tuer. Mais Emma laisse Oubliette vivre, car son rêve de tuer Da Costa était imaginatif…
C’est bien. C’est cool de voir de telles réinventions, avec l’idée fun d’une Emma qui a bien créé son école avec un accès quasi total aux Mutants en l’absence de Xavier (évoqué dans Ultimate Wolverine). Le rendu est fun, et j’aime ce Cap’ tacticien et peut-être plus brut que l’original. Juan Frigeri continue d’assurer aux dessins.

De belles idées dans une super série.

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Plutôt bien aimé cet épisode sur la forme qui fait qu on attend pas la conclusion.

Chouette serie

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The Ultimates #15

(W) Deniz Camp (A) Von Randal
32 pages
$4.99

THE MONK, THE DRAGON AND THE FIST: SHANG-CHI! The Ultimates return to the site of their untimely deaths at the hands of the Hulk and encounter a young boy who has been starting his own insurgency!

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Sérieux et intéressant, même si Deniz Camp commence à abuser des numéros solo qui présentent bien de nouvelles adaptations mais les accumulent un peu. Ici, l’on apprend que, 10.000 ans avant, Shen Qi a été le meilleur Iron Fist, le meneur des Immortal Weapons, admiré des dieux. Mais après 40 ans de méditation, il rejette cette violence et enseigne une autre voie pacifiste. Un culte se forme, mais les dieux l’attaquent pendant 1.000 jours et 1.000 nuits, jusqu’à sa défaite. Mais Shen Qi semble réincarné depuis peu, et Hulk le veut. Des suiveurs ont averti les Ultimates, qui viennent aider avec Danny Rand, ami de Cage qui se sent appelé ici. She-Hulk parvient à vaincre un des Immortal Weapons de Hulk, malgré de lourdes blessures dans son camp.
En soi, c’est bien. La réadaptation de Shang-Chi est cool, intéressante, bien menée malgré un côté plan-plan de la présentation. Mais si j’aime cette plongée dans les nouvelles versions, le procédé se répète un peu trop, avec des dessins moyens de Von Randal.

Bien en soi, mais redondant et pas très beau.

Marvel Comics · Releases Sep 17, 2025

The Ultimates #16

FROM THE SKIES TO THE STREETS — THE NEW ULTIMATES! The Maker is only three months away and time is running out. But the Ultimates network is bigger than ever now that they’re inspiring more and more people to join their cause! A can’t-miss street-level adventure from the Ultimates’ new recruits!

Comic · 32 pages · $4.99

Intense. Deniz Camp dédie un épisode entier de sa série à Wren, jeune fille anonyme qui a passé sa vie à se taire sur exigence craintive de ses parents face aux événements révoltants de son existence (enlèvement en plein cours de sa professeure Jen Walters apprenant les valeurs civiques, disparition de son amie d’enfance mutante). Mais elle commence à poser de vraies questions, participe à des groupes secrets d’opposition et intègre la résistance des Ultimates. Elle aide à des événements, cache Captain America lors d’une soirée tendue, monte un plan terroriste… mais les agents de H.A.N.D. arrivent chez elle après avoir traqué ses camarades. Ils tuent ses parents, lui coupent la main maia Wren est aidée par des voisins et connaissances qu’elle n’imaginait pas dans le réseau. Et elle est exfiltrée, avec un gros coup à venir…
C’est intense, oui. Un épisode puissant, plein de révolte civique, plein de puissance de liberté et de rejet de l’oppression. C’est marquant, ça prend à la gorge et ça parle encore plus dans la période actuelle. Avec toujours des dessins réussis de Juan Frigeri.

Un épisode puissant qui confirme que les révolutions débutent toujours par les petits et anonymes.

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Published
October 22, 2025
Writer
Deniz Camp
Penciller
Phil Noto
Cover Artist
Dike Ruan

THE ULTIMATE FANTASTIC FOUR? Now that the Ultimates are using the Immortus Engine to its full capacity, Doom’s dream of the Ultimate Fantastic Four may finally be realized…

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Déchirant. Deniz Camp achève son travail extraordinaire sur Doom, ce Reed Richards local maltraité, torturé, mutilé par le Maker, libéré par Tony avec qui il s’est allié pour en finir. Mais alors que Tony vit par et pour The Immortus Engine, lui permettant de se dédoubler temporellement et d’avoir des projections du futur, Doom apprend dans Ultimate Spider-Man: Incursion #5 que le Maker est un autre Reed. L’on voit alors plusieurs moments enchevêtrés temporellement, avec plusieurs événements : des flashbacks des décès de Sue / Johnny / Ben pilotés par le Maker puis ses tortures, Doom qui révèle la vérité à Tony et veut quitter les Ultimates car il pense que le Maker va forcément déjouer ses plans et ses idées, Hank Pym qui vient réconforter et rassurer Doom (« Ce n’est pas parce qu’on est cassés qu’on doit être réparés »), Doom qui lance le Projet 4 avec des volontaires testés pour recevoir les rayons cosmiques, Doom qui gère les troubles et premiers essais, et finalement Doom (qui refuse toujours le terme « Doctor ») qui se réjouit de leurs réussites. Doom abandonne les spectres des 4F en qui il a nourri tant d’espoirs et d’envies, en se disant qu’il les rejoindra dans la Mort, mais se projette sur la Fantastic Force et libère les souris sur lesquelles il testait les rayons cosmiques, pour aller de l’avant.
C’est déchirant, oui. Deniz Camp s’est très bien emparé du personnage de Doom, qu’il a très bien caractérisé dans quelques passages précédents. Il revient ici à sa narration éclatée en moments, et ça fonctionne fort bien, avec une montée en puissance de sa résignation sur son souhait de ramener « ses » 4F, et se contenter de l’existant et des réussites. C’est fort, c’est pertinent, c’est prenant, c’est touchant, c’est intense et c’est plein d’émotions, avec des dessins adaptés et troublants de Phil Noto.

Pertinent, déchirant, intelligent.

Published
November 19, 2025
Writer
Deniz Camp
Penciller
Juan Frigeri, Federico Blee
Cover Artist
Dike Ruan, InHyuk Lee, Adam Pollina, Andrea Sorrentino

LAST CHANCE BEFORE THE MAKER RETURNS! CALLING ALL ULTIMATES! There’s only one month remaining before the City reopens and the Maker emerges. And Tony Stark has a message for the entire world…

Bon, solide, prenant mais en soi un peu redondant. Deniz Camp abuse ici d’un de ses effets favoris, à savoir un gros discours sur tout le numéro avec des micros événements qui illustrent le propos et montrent l’avancée des Ultiamtes. Ici, Tony parle au monde entier pour évoquer les réussites des Ultimates et exhorter à la révolte, alors que America tue Midas, que Cap réussit à apaiser Wanda et Pietro en s’intéressant à eux, que Shang-Chi mène Danny Rand à K’Un L’Un et que Luke Cage mène ses prisonniers révoltés. Avec d’autres symboles d’espoir ailleurs, en lien avec ce qu’on a vu avant, et l’échec du H.A.N.D. de Nick Fury pour les stopper.
Et c’est bien, et c’est noble, et c’est inspirant, et c’est dans l’air du temps, et c’est cool… mais un peu redondant car déjà vu et finalement un rien « facile » dans le déroulé. Malgré donc un vrai effet d’entraînement global et de beaux dessins de Juan Cabal.

Bien mais un peu déjà vu.

The Ultimates #19

(W) Deniz Camp (A) Juan Frigeri (C) Federico Blee
(CA) Dike Ruan and Neeraj Menon (VCA) InHyuk Lee, Taurin Clarke, Stefano Caselli

STUNG BY THE WASP! It’s the Ultimate Betrayal! Wasp has been a double agent for the Maker’s Council in the name of protecting her family… but now, with the Maker emerging, her treachery must be answered for!

Intense. Alors qu’Ultimate Endgame est lancé, Deniz Camp revient ici sur ses Janet & Hank, plus précisément Janet qui, alors que les batailles sont engagées, découvre que le satellite est détruit et que le réseau Ultimates est coupé. She-Hulk survit à la chute et s’en prend à H.A.N.D., alors que Janet donne tout pour protéger Hank. Les souvenirs affluent, on voit sa jeunesse difficile avec son père, son flirt avec Hank rencontré à l’adolescence lors d’une soirée mondaine, l’amour venu de manière imprévisible, l’estime pour ce génie absolu… et l’accident qui mutile son esprit, mais elle reste et l’épouse car il s’inquiète et s’intéresse à elle. Elle s’ennuie cependant et répond à l’appel du H.A.N.D. qui semble la préparer pour le message d’Iron Lad, et l’on revient au présent où le L.M.D. Fury menace Hank en lui révélant tout sur la trahison de Janet. Celle-ci n’en peut plus et dit à Hank avoir fait ça car elle a eu « une vision »… mais pas celle d’Iron Lad, ni celle de Fury - parce qu’une androïde rouge et blanche appelée la Vision arrache le coeur métallique de Fury, et se révèle la vraie donneuse d’ordres de Janet !
C’est bien, oui. Le scénario creuse bien la trahison de Janet, que l’on comprend avec une bonne préparation globale. La poursuite des batailles est bonne, la survie de She-Hulk me fait plaisir, et je suis très intrigué par cette Vision qui a un sacré look et qui rend bien en soi. Avec toujours des dessins bien beaux et bien réussis de Juan Frigeri.

Un bon apport à Ultimate Endgame, et un nouveau très bon épisode centré sur un personnage.

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Following up on the darkly brilliant ULTIMATE UNIVERSE: ONE YEAR IN…the Maker’s Council’s army of Nick Fury LMDs comes back into play! Secrets of the Fury program – and of H.A.N.D. – will be revealed!

Ultimates (2024) #20

Writer Deniz Camp
Artist Phil Noto
Cover Artist Dike Ruan
Release Date: January 14, 2026

Variante par Lee Garbett

Intense et réjouissant. Deniz Camp poursuit l’exploration de la rébellion des Ultimates en dehors de la mini-série principale, avec ici un focus sur le nouveau Vision, qui n’est pas féminin malgré ce que j’ai cru voir dans le #19. Il s’agit en fait du Human Torch libéré précédemment dans la série, envoyé par Iron Lad en 1947 et donc avant l’arrivée du Maker en 1963, pour s’y préparer et agir dès le début. Ce Jim Hammond a ainsi acquis quantité de sillos à missiles dans le pays et il a énormément investi à Detroit, notamment quand les usines et la ville ont été abandonnés. L’on comprend ainsi que Janet a pensé trahir les Ultimates pour H.A.N.D. mais en fait qu’elle était pilotée par Hammond, devenu Vision au fil des reconstructions de son corps cybernétique brisé. Il rétablit le UltNet, le réseau global, et il coordonne les actions avec ses troupes. Janet mène une action directe contre H.A.N.D. avec d’autres surhumains déviants (Howard The Duck, Doop, Hit-Monkey, Orb notamment). Vision provoque le L.M.D. Fury qui envoie ses Héliporteurs sur Detroit sur demande d’Hulk, mais Jim Rhodes enclenche la manoeuvre et active une immense armure qui fait plusieurs quartiers de Detroit, pour devenir l’Anti-War-Machine du Maker. Les Héliporteurs sont détruits et Vision annonce l’union des Ultimates !
C’est prenant et intense, oui. Le scénario est habile dans sa gestion de Vision, et c’est très agréable d’avoir du positif après des numéros récents bien lourds. L’ensemble est fluide, bavard comme souvent mais bien efficace, avec une vraie montée en puissance et un sentiment total de révolte globale. C’est fort, ça happe mon intérêt et les dessins à belle atmosphère de Phil Noto fonctionnent bien.

Quelle intensité, quelle série.