UNCANNY X-MEN #1-14 (collectif)


(Ben Wawe) #201

Vous allez me faire rougir. :wink:
Je suis content que mes petits avis puissent provoquer quelques lectures sympathiques pour d’autres !


(Jean-Marc Lainé) #202

Qu’est-ce qui te fait dire ça précisément ? Des tics d’écriture ? Des personnages fétiches ?

J’ai quelques autres TPB à lire avant : je lutte contre la pile.

Jim


(FC powaaaa) #203

Bizarre que Monsieur Mallrat, avocat de Rosenberg, ne soit pas encore arrivé !:wink:


(victor newman) #204

En même temps, en plus d’Asto X-Men, ses punishers, son kingpin, son rocket raccoon et même son madrox ont eu bonne presse aux US.


(Ben Wawe) #205

Il a écrit Multiple Man, en livrant une version assez… surprenante de Jamie. Jamie étant (mal)traité dans Disassembled, je le soupçonne d’avoir écrit ce (mauvais) passage.
Après… Brisson & Thompson sont souvent bons voir très bons, sur les Mutants. Rosenberg est souvent moyen (la résurrection de Jean), et parfois bon (Astonishing). Disons que j’agis par élimination.

Bon courage !

Je n’ai pas lu Punisher, Kingpin ou Rocket.
Multiple Man a été bien accueilli ? Ca me surprend, mais soit.


(Jean-Marc Lainé) #206

Ah ouais, tiens, j’oubliais. C’est la mini “Grounded”, c’est ça ? C’est pas mal du tout, ça.

Jim


(victor newman) #207

C’est bien ça.


(Jean-Marc Lainé) #208

Ah je confirme, c’est sympa. Rien de génial, mais plutôt agréable.

Jim


(Ben Wawe) #209

56 pages pour ce numéro, qui fait suite à la saga Disassembled (où les X-Men ont disparu du monde, où les anti-mutants finissent par libérer légalement un vaccin) et à l’Annual où Cyclope est ressuscité. Il s’agit de poser les bases de “l’après”, avec les mutants encore “vivants” (enfin, pas dans l’Age of X-Man, hein), dans un monde qui entend les anéantir définitivement.
Et c’est plutôt pas mal, même si Matthew Rosenberg n’est définitivement pas le scénariste le plus inspiré qui soit.
Trois récits sont au programme, qui s’entremêlent et s’expliquent. Cyclope tente de se remettre et d’enquêter, entre héroïsme, perte de repères, découverte de quelques survivants qui le haïssent, et une initiative noble mais naïve. Wolverine fait enfin son retour chez les X-Men (alors que Return of Wolverine n’est pas terminé), et suit Cyclope durant quasiment tout le numéro, rencontrant les mêmes personnes à des moments différents. Enfin, Blindfold agit comme “guide” du duo, même si elle est sacrifiée sur l’autel d’une ambiance sombre, terrible, étouffante.
Ce n’est pas une mauvaise idée d’avoir des récits parallèles, mais Rosenberg se perd en répétant les mêmes moments, avec les mêmes dialogues. La lecture “en un coup” devient désagréable, car lourde. C’est dommage, car il sort quelques bons moments : Cyclope héroïque dans le bar, Cyclope qui lance un appel aux X-Men survivants à le rejoindre, lui et Wolverine qui s’allient, leur dialogue sobre mais efficace ; Wolverine seul fonctionne bien aussi, même si la caractérisation du type qui a oublié beaucoup et est forcé de reprendre alors qu’il ne veut plus fait clichée, sur lui ; le récit de Blindfold est bon, mais un peu trop obscur, et son destin trop facile.
La facilité, en fait, entache le scénario : il y a de bonnes idées, comme l’intervention des Morlocks et l’identité du X-Man qui les dirige maintenant, et l’ambiance étouffante fonctionne très bien. Mais les détails ne collent pas, quelques réactions sont surprenantes (notamment celles de Scott, qui semble assez éloigné du héros revenu dans l’Annual ; il y a quelques bonnes choses, mais il semble trop souvent “à la dérive”, avec des attitudes du Scott extrémiste). C’est pas mal, mais ce n’est pas complètement réussi.
Idem pour la partie graphique, d’ailleurs. Salvador Larroca n’a jamais été mon dessinateur favori, mais ses planches sur Fantastic Four voir X-Treme X-Men passaient bien. C’est ici très artificiel, vraiment pas beau, et bien trop sombre. Ca ne fonctionne pas vraiment, et je préférais son ancien style. John McCrea illustre bien le retour de Wolverine, et ses planches sont très adaptées ; une réussite. Enfin, Juanan Ramirez s’occupe de Blindfold, dans une veine proche de Larroca ; pas un grand bonheur, ça se laisse lire mais c’est peu brillant.

En conclusion, Matthew Rosenberg enclenche la saga The Last X-Men “comme il le peut”, on va dire. Sa gestion de Madrox est meilleure que dans d’autres apparitions, et son ambiance est très bonne ; plusieurs idées visent justes. Hélas, les divergences sur Cyclope (notamment par rapport au Scott très bien caractérisé par Ed Brisson dans l’Annual), un Wolverine trop cliché, et une Blindfold sacrifiée nuisent, avec quelques couacs au fil de la lecture, à la cohérence et au plaisir de l’ensemble.
Ce n’est pas la catastrophe de Disassembled, et c’est même plutôt bien, en fait ; mais ça aurait pu, ça aurait dû être mieux, car le “moins bien” tient plus de la faute que de choix discutables.


(nikohell) #210

Mais c’est complètement hallucinant d’ailleurs, à la lecture, il m’a fait oublier que c’était lui qui écrivait, tellement sa façon de le présenter là est à des lieues de ce qu’il nous a montré du personnage dans ses derniers numéros.

Mon regret perso c’est toujours lié à la caractérisation des personnages. On survole, on donne dans le cliché, on est dans le faux raccord jusqu’au bout. Pour la même scène, lors de l’affrontement de Summers Vs le reste des racistes-psycho, Cyclope arbore son costume moulant bleu foncé dans son récit alors que dans celui de Wolverine, c’est le costume de l’ère Morrison …

Layla Miller c’est du biscuit pour fan mais qui a déjà été mâché et digéré, du coup, de mystérieux, ses dialogues donnent juste dans l’incompréhensible …


(Ben Wawe) #211

Complètement.
Disassembled était vraiment un désastre. Je me demande, d’ailleurs, si un nombre rond de Uncanny X-Men n’approche pas… ? Ca pourrait expliquer la volonté de “jouer la montre” sur Disassembled, afin de laisser passer Age of X-Man, et ramener tout le monde avec un numéro rond/anniversaire.

Ha oui, je n’avais même pas noté. Bien vu.
Mais oui, la caractérisation est faible. Le Scott d’Ed Brisson dans Uncanny X-Men Annual m’a beaucoup plu, héroïque et sûr ; là, on a un Scott à la dérive, qui flirte régulièrement avec l’agressivité “clanique” qui était la sienne avant sa mort. Même son annonce me rappelle les passages de Bendis.
Mouais, quoi.

Je dirais que c’est du rattrapage, et c’est déjà ça : Rosenberg a dû lire/voir les réactions sur l’absence de Layla, il veut se rattraper ; c’est déjà ça, quoi.


(Adanedhel54) #212

C’est possible mais le #600 c’était il y a pas si longtemps que ça (2015 au départ de Bendis) et vu que les séries avaient d’autres noms depuis je sais pas comment ils peuvent se débrouiller avec la numérotation


(Marko) #213

Avec 70 numéros pour atteindre le #700 (ou 20 pour le #650), il y a le temps de voir venir. Quoique avec le rythme de publication plus souvenu, ce cap sera franchi plus rapidement.


(Ben Wawe) #214

A voir s’ils vont compter toutes les mini-séries Age of X-Man.


(Le Doc) #215

UNCANNY X-MEN #12

Written by: Matthew Rosenberg.

Art by: Salvador Larocca.

Covers by: Salvador Larocca, Superlog.

Description: After the devastating events of “X-Men Disassembled,” it falls to Cyclops to rebuild the X-Men in the face of overwhelming hatred. Thankfully, he’s not the only X-Man to have just returned from oblivion. Scott and Logan are together again, and they are mutantkind’s only hope. Writer Matthew Rosenberg and returning superstar X-Artist Salvador Larroca lead the X-Men into their darkest hour…and beyond!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: Feb. 20.

Source : www.comicscontinuum.com


(KabFC) #216

Mr Larroca, je sais bien qu’en ce moment, on se laisse un peu allé, l’âge avançant tout ça tout ça. Cependant je pense que vous avez dessiné assez de fois Wolverine pour savoir ou se place ses griffes et non les mettre au petit bonheur la chance.


(Pseudo-X) #217

j’avoue que sur la couverture ça choque. curieux quand même l’emplacement de ces griffes.


(KabFC) #218

regarde la dernière case, on croirait que la dernière griffe tient à peine.


(Ben Wawe) #219

C’est quand même pas mal, cette relance des X-Men après l’abominablement mauvais Disassembled. Dommage qu’on ait dû passer par dix numéros aussi mal faits, car si Age of X-Man est une bonne petite surprise (bon, avec une ambition limitée, hein, mais ça se lit bien), les numéros d’Uncanny X-Men deviennent bons, aussi.
Le seul véritable bémol demeure, pour moi, un “manque” sur l’explication du bond temporel après Uncanny X-Men #10, et le début du #11. Je comprends bien que du temps est passé, notamment parce qu’un projet de loi a pu être formé, voté, appliqué, et même “intégré” dans l’imaginaire des gens ; mais ça n’est pas fluide dans la lecture, je trouve que les auteurs auraient dû acter ça différemment. Notamment parce que, dans le monde normal, les Mutants non-intégrés à Age of X-Man ont vraiment beaucoup morflé, avec un O.N.E. absolument despotique et abominable, et des structures et des abus qui ont mis un peu de temps à se faire.
Passé ce bémol, et quelques errances de Rosenberg (sur la caractérisation de Scott, qui est meilleure ici même s’il est lourd en forçant sur le trait de la “dépression” ou de la culpabilité), la lecture est agréable. Scott & Logan tentent de se reprendre dans un monde quasiment sans Mutant, et où l’O.N.E. piste les Mutants, et expérimente dessus sans remords, et avec autorisation générale. Wolverine mène le duo à une base pour libérer quelques Mutants, on croise des têtes connues - et les héros ont souffert, hein. L’un d’entre eux meurt, ça me semble “facile” comme perte - comme Blindfold dans l’Annual, d’ailleurs. C’est un peu dérangeant, mais c’est plutôt habituel dans de tels récits.
C’est une lecture agréable, oui, le duo Scott & Logan fonctionne. Ca pourrait être mieux avec un auteur moins lourd, plus inspiré, plus talentueux aussi sur certains éléments, mais… non, vraiment, ça reste agréable, et c’est plutôt intéressant de voir ça comme ça. Cette intrigue a le parfum de DoFP pour la situation des Mutants, mais dans le présent ; ça en devient dérangeant, inquiétant même (ce n’est pas une réalité alternative, ça arrive “vraiment”), et surtout intriguant.
Dommage, donc, que les détails ne soient pas bien finalisés, et que Salvador Larroca se perde dans un encrage trop lourd, trop sombre, et des errances artistiques indignes de l’artiste qu’il fut. Cela se laisse lire, mais c’est de faible niveau.

En repensant à mes récentes critiques sur les X-Men, je me rends compte que l’enthousiasme revient… parce qu’il y a une vision, un projet, un cahier des charges et une route. Rosenberg, Brisson, et ceux qui gèrent Age of X-Man s’entendent, collaborent, et cela donne un tout cohérent - et intéressant, je dois bien le dire (même s’il faut rappeler, hein, que ça ne brille pas d’originalité).
Je suis content que la franchise retrouve du sens, et se lance dans un projet plutôt ambitieux ; notamment parce que ça commence à fonctionner. J’espère que ça continuera ainsi, j’espère que ça se prolongera et que la franchise redeviendra qualitative… en tout cas, elle propose enfin quelque chose de pertinent, et surtout de construit !
C’est un sacré plaisir de s’en rendre compte, et de redevenir impatient de lire leurs aventures. Alors que je lâche le clavier pour partir en vacances, je suis content de finir par cette critique, et cette sensation de retrouver de bonnes choses sur les X-Men. :smiley:


(FC powaaaa) #220

T’inquiète, ce sera l’occasion de faire une maxi-série en 12 épisodes, plus quelques tie-in, pour raconter ce qui s’est passé pendant ce gros espace interstitiel !