UNCANNY X-MEN #1-5 (collectif)


(Ben Wawe) #141

C’était pour le “bun” de ta phrase d’avant. :stuck_out_tongue:


(FC powaaaa) #142

J’avais bien compris.


(Jim Lainé) #143

Rétrospectivement, si l’on écarte les classiques “gros nez” que je lisais gamin (Tintin, Astérix et Lucky Luke, ainsi que Sammy et les Tuniques Bleues, ai-je l’impression), je crois que je suis tombé dans la marmite franco-belge un peu tardivement (vers quinze ans) mais grâce à des gens qui proposaient des choses un peu américaines (pour faire court et presque caricatural). Genre, j’ai découvert XIII au troisième album, je crois, et je trouvais que ça faisait un peu comics, quoi. Pareil pour Thorgal. Et surtout Aquablue. On sait le goût d’Olivier Vatine pour les comics, mais il est clair, à regarder le parcours de Vance, qu’il avait lu au moins les classiques du strip.
Et puis, j’ai donc commencé à fréquenter les librairies spécialisées BD de la fin des années 1980 à une époque où les comics accédaient à ce réseau (via les trucs de Bharusha chez Glénat, mais aussi Aedena ou Zenda…). C’était la confirmation de ce que je pressentais depuis des années, à savoir qu’il n’y avait aucune différence profonde entre la BD américaine et la BD francophone. Mais puisque le marché allait vers la librairie, j’y suis allé aussi, et fatalement, j’ai fini par tomber sur des trucs nouveaux (pour moi en tout cas).
La seconde étape, ça a été ma première période de chômage, dans la deuxième moitié des années 1990. Et là, quand j’avais fait le tour des bureaux administratifs que ma situation m’obligeait à fréquenter, j’arrivais souvent à la bibliothèque municipale où je passais une heure ou deux au chaud. Et comme je n’avais même pas de quoi me payer l’inscription, je bouquinais du franco-belge. J’ai lu Lanfeust ou Vortex à cette période (depuis, quand j’ai eu des sous, je me suis empressé d’acheter Vortex… mais Lanfeust, j’ai pas encore tout…). Ou encore L’Esprit de Warren ou Le Pouvoir des Innocents. Et plein d’autres trucs que je n’ai pas aimés, mais que j’ai découverts à cette occasion.
Et maintenant que j’ai quelques orteils dans la profession, je continue à m’intéresser. Mais le marché a changé, il a intégré l’idée qu’il y a un public pour le patrimoine, et puisque je fais partie de ce public, j’achète beaucoup de gros recueils reprenant des séries traditionnelles.
Sauf que là, ça fait de gros volumes à lire, et ça contribue à augmenter la pile de machins en retard. Le piège !

Jim


(FC powaaaa) #144

Pareil, via mon oncle quand j’avais le même age, et puis ça s’est accentué quand j’ai connu ma femme, que je suis allé sur Panam et que j’ai gagné quelques sous … et quand je suis allé sur SP.


(Ben Wawe) #145

Je vous comprends.
Mais le format et le prix me bloquent.


(Le Doc) #146

Moi, c’est surtout le prix. Alors je trouve des solutions. J’achète depuis peu le Mega Spirou, 5,90 EUR pour presque 200 pages, plein de séries à gags d’une planche et deux albums complets. Je découvre des trucs et c’est économique…et il fut un temps où je lisais le Lanfeust Mag


(Jim Lainé) #147

Je me suis rendu compte, à force d’acheter des comics selon des réflexes de drogué (mais je vais mieux, docteur), que le prix est relatif. Relatif à quoi ? Au plaisir, dans mon cas.
Je développe : l’une des raisons pour lesquelles j’ai progressivement laissé tomber la VF, c’est que je me suis rendu compte (pas bien vite d’ailleurs) que dans les mensuels que j’accumulais, je savourais une série, j’appréciais à peu près une autre, et je ne lisais pas les deux dernières (dans le meilleur des cas). Du coup, ouais, c’était moins cher que du franco-belge, mais j’avais pris des habitudes confinant au réflexe qui me faisaient oublier le plaisir. En prenant conscience de cela, le sentiment de payer tout cela trop cher m’est soudain apparu comme évident.

A contrario, pour le franco-belge, je n’ai quasiment pas développé de réflexe de drogué (réflexe encouragé par les univers partagé et la structure de feuilleton, bien entendu). J’ai été plus rapidement en mesure d’arrêter des séries qui ne me procuraient plus de plaisir (XIII ou Thorgal après le départ de Van Hamme, par exemple), là où j’ai éprouvé des difficultés énormes à le faire pour les comics.

Si bien que, en matière de franco-belge, je lisais des titres en fonction des auteurs. Ou du sujet parfois, mais en tout cas pas selon quelque vague principe de collectionnite (pour Astérix, je m’arrête au Grand Fossé et je reprends avec l’équipe actuelle, ne pas avoir les m… les albums intermédiaires ne me dérange nullement). Cette approche a pu me permettre de développer une meilleure connaissance de mes propres goûts. Je sais que j’aime les scénarios de Dorison et Nury, par exemple, et je vais donc chercher leur production en priorité. Et quand ils sortent un truc, je suis assez rapidement attiré.
Rajoutons à cela le fait que ma culture franco-belge demeure encore défaillante, me laissant une énorme marge de manœuvre, une grande latitude de découvertes. Qu’il s’agisse de nouveautés (dès que j’ai vu le pitch de Renaissance, je me suis dit qu’il fallait que j’aille lire ça), de redécouvertes patriomoniales (ce qui me fait penser que je n’ai pas chroniqué la fin de la série Jonathan Cartland… Et puis tiens, j’ai trouvé l’intégrale Cromwell Stone, va donc falloir que je revienne évoquer les deux autres tomes), ou de conseils. Et en matière de “vieilleries”, sachant que je commence à savoir ce que j’aime et que j’ai pu découvrir en empruntant certaines séries, je profite de mes passages parisiens pour picorer dans les rayons des bouquinistes. Je laisse tous les mois un chèque chez Aaapoum-Bapoum (celui de la rue Serpente), et si j’ai le temps je fais aussi un détour par chez Gibert, qui a toujours des prix intéressants. Ces boutiques (rajoutons Boulinier, à mi-chemin des deux autres échoppes) permettent de trouver des albums à pas cher (tiens, le deuxième Griffin Dark pour six euros, genre), ce qui limite la casse.

En tant qu’auteur, j’essaie de prendre en soldes de vraies vieilleries (et les albums qui m’intéressent, de les prendre en nouveauté), afin de ne pas priver les créateurs de leurs droits d’auteur (ou alors je ne les aime pas, gnark gnark, et je prends d’occaz). Mais je dois avouer que j’ai récemment entrepris de regarder avec attention ma bibliothèque et de noter les trucs qui me manquent. Parce que j’en ai marre d’être devant un rayon de libraire et de ne jamais me souvenir des albums que je cherche.
Bon, c’est un peu la même chanson pour les comics, hein : c’est pour ça que j’ai une liste de recherche longue comme le bras.
Ah zut, je suis toujours aussi drogué, c’est ça, docteur ?

Jim


(Ben Wawe) #148

C’est pas faux. :wink: