USS CONSTITUTION t.1-2 (Franck Bonnet)

9782344033432-001-T

USS Constitution - Tome 1

La justice à terre est souvent pire qu’en mer

La nouvelle grande série d’aventure maritime !

Boston, 1803. Pierre-Mary Corbières, jeune homme glabre et timide de 16 ans, embarque comme aspirant à bord de l’ USS Constitution , un navire de guerre en partance pour la Méditerranée combattre les états Barbaresques. Alors que l’équipage profite du long voyage qui les attend pour s’exercer aux manœuvres, Pierre-Mary, lui, se familiarise avec la vie en mer et en profite pour renouer avec d’anciennes connaissances, comme le taciturne Nicholas. Compagnons de bord puis frères d’armes, les deux hommes vont se rendre compte qu’ils portent chacun le fardeau de lourds secrets de familles… Leur passé refera-t-il surface dans la tourmente de la guerre qui les attend ?

Après Les Pirates de Barataria , Franck Bonnet nous propose, cette fois-ci en tant qu’auteur complet, une nouvelle série maritime au parfum d’aventure. Basée sur des faits réels, cette histoire au souffle romanesque se révèle aussi captivante que précise d’un point de vue historique et maritime, avec notamment un souci tout particulier apporté aux détails techniques (vocabulaire marin, fidélité dans la représentation des navires et du matériel, etc.). Sans conteste le prochain incontournable de la bande dessinée d’aventure maritime.

Auteur

Franck Bonnet

Numéro de Tome:

1

Parution :

15.01.2020

Collection :

24X32 (Glénat BD)

https://www.ligneclaire.info/la-justice-a-terre-est-souvent-pire-quen-mer-95372.html

Septième livraison de la newsletter que Glénat publie dans le cadre du confinement. Cette fois-ci, c’est Franck Bonnet qui témoigne :

-Comment se passe votre confinement ?
Et bien je vais connaître deux types de confinements, pour le moment, et ce depuis le début du confinement, je suis dans le Vercors avec un terrain de 1000 m2, des commerces avec un peu mais pas trop de monde et la possibilité de faire une promenade sur des chemins tranquilles. D’ailleurs nous ne voyons pas beaucoup de gendarmes. Niveau travail, comme le disent beaucoup d’auteurs, mis à part ceux qui travaillent en atelier, on est assez habitué au confinement, c’est un peu notre pain quotidien. En plus j’en profite, avec Isabelle, ma compagne et coloriste, pour peaufiner et préparer les futures mises en couleur. Car à partir du 2 Avril, je remonte à Paris pour prendre le relais de mon ex-femme et assurer la garde de mes grands enfants. Avec la crise nous sommes passés en « 3 semaines sur deux » au lieu de 1 semaine sur deux ! Et là je vais connaître le confinement à 3 dans 40 m2, donc plus compliqué, il va sans dire. C’est pourquoi je me suis bien abstenu de critiquer ceux qui ont commis quelques incartades au début du confinement, car tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et il est facile de jeter l’opprobre sur certains quand on est confiné en maison avec jardin et en province. Heureusement, mon appartement est à quelques pas des berges de Marne pour la balade quotidienne ! Sinon niveau travail cela ne devrait pas changer puisque je travaille à l’encre sur feuille de manière classique.

- Quelles idées proposez-vous pour plus de solidarité ?
​Chez moi, à Maisons-Alfort, je n’ai qu’une jeune locataire à l’étage avec qui je partage l’immeuble car la troisième locataire est partie se confiner dans sa famille, donc je ne serai d’aucun secours à mes voisins. Je conseille à d’autres par contre s’ils le peuvent de proposer à leur voisins « à risques » d’aller leur faire les courses s’ils sont en bonne santé. Avant il y avait la fête des voisins pour se rapprocher, et là, la fête des voisins va durer quelques semaines, c’est peut-être le moment de se rapprocher de ceux-ci et de se découvrir des points communs, de créer des liens différents de ceux d’avant. Il faut, je pense, essayer de mettre à profit cette drôle d’expérience. J’ai vu que certains immeubles à Paris ont créé des pages Facebook pour leur cage d’escalier, pour partager et organiser des choses avec le voisinage proche et c’est très concluant. En effet, souvent nous l’ignorons, mais nous sommes entourés de personnes qui peuvent nous apporter. Ainsi on a vu des concerts sur les balcons, des cours de yoga par Skype et même des personnes qui donnaient des cours de dessin. Voilà, sinon moi j’ai la lecture, j’avais pas mal de BD à lire en retard et c’est l’occasion de se refaire une série dont on a le DVD en déco à la maison. Je vais sans doute me refaire les 8 saisons de GOT.

- Comment votre travail de création est-il affecté ?
Pour le travail de création, cette crise ne change pas grand-chose pour moi, mon scénario est écrit, je n’ai même pas besoin de sortir chercher de la doc par exemple. Et comme j’avais acheté 200 feuilles de dessin il y a quelques mois à l’occasion de la fermeture des établissements Dubois à Paris, je suis paré et je pense que je peux tenir au moins jusqu’à l’été sans devoir acheter de matériel. Cela pour ce qui est bassement matériel justement, maintenant, sur ce qui est du moral sur le travail, c’est difficile à définir, peut-être que dans quelques mois en regardant les planches effectuées en mars et avril, je me dirai que la crise a impacté mon travail, espérons en bien !
À l’heure du tout numérique, on s’aperçoit que les lecteurs ont besoin du support papier, combien m’ont rapporté que sur tablettes " c’était quand-même pas pareil ", donc je pense que l’édition BD papier a encore de beaux jours devant elle. J’espère que cette crise va permettre aux personnes de se rendre compte que la lecture est quelque chose d’essentiel et pas uniquement quand on est confiné.
​Cette crise, j’espère, va permettre à tous de s’apercevoir qu’il faut se divertir dans la vie, en lecture, en cinéma, en sorties avec des amis, on s’aperçoit que quand on ne les voit plus, cela manque bougrement !

" Voici donc les dessins de ces jours-ci, le scénario que j’ai écrit il y a trois ans résonne avec les évènements de ce mois-ci. Et une scène de bagarre à la docteur Justice. "

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USS Constitution - Tome 02: Il y a deux justices en mer, celle des gradés et celle des sans-grades

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La nouvelle grande série d’aventure maritime !

Novembre 1803. L’escadre américaine et son navire amiral l’USS Constitution arrivent à Syracuse, leur port d’attache pour la guerre contre les barbaresques. Powlett a découvert le secret de Pierre-Mary. Il sait qu’il est en réalité une jeune femme et compte bien profiter d’elle en échange de son silence. En parallèle, leur mission de blocus continue, mais l’hiver approche, les razzias barbaresques seront plus rares, c’est le temps des réparations, des améliorations et de l’entretien du vaisseau. Le navire se lance toutefois dans une dernière mission à destination de Malte où Louis Corbières – oncle de Pierre-Mary et assassin de sa mère – est en poste. Entre la dégradante pression imposée par Powlett et la rage que lui inspire son oncle, Pierre-Mary fait face à d’intenses émotions. Nicholas, son frère d’armes perçoit l’amertume qui habite son camarade et se sent prêt à tout pour lui venir en aide… Mais la fin de l’hiver se profile. Sera-t-il possible de penser à tout cela quand il faudra aller rechercher l’USS Philadelphia et que le siège de Tripoli débutera ?
Après Les Pirates de Barataria, Franck Bonnet nous propose, cette fois-ci en tant qu’auteur complet, une nouvelle série au parfum d’aventure. Basée sur des faits réels, cette histoire au souffle romanesque se révèle aussi captivante que précise d’un point de vue historique, avec notamment un souci tout particulier apporté aux détails techniques (vocabulaire marin, fidélité dans la représentation des navires et du matériel, etc.). Après un premier tome très bien accueilli, USS Constitution se positionne d’ores et déjà comme un incontournable de la bande dessinée d’aventure.

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  • Éditeur : Glénat BD (20 janvier 2021)
  • Langue : : Français
  • Relié : 64 pages
  • ISBN-10 : 2344041737
  • ISBN-13 : 978-2344041734
  • Poids de l’article : 788 g

C’est en 1994 que Franck Bonnet entre dans la cour des grands de la BD, après s’être « fait la patte » dans un fanzine troyen (dont il est originaire), grâce auquel il a obtenu en 1991 le prix du meilleur dessinateur amateur du (feu) festival international de la BD de Grenoble. Sa rencontre avec Didier Van Cauwelaert a lieu par l’intermédiaire de Jacques Pessis, directeur littéraire aux éditions Dargaud. Elle permettra tout d’abord une collaboration sur le film Les Amies de ma femme , réalisé par ce dernier, puis la série Vanity Benz . En 1997, à 34 ans, c’est à l’occasion d’un salon du livre qu’il fait la rencontre de Jean-Yves Mitton qui lui propose de travailler sur un de ses scénarios. Très vite leur travail se met en place et débute alors la série Attila… mon amour , aux éditions Glénat. Avec la série Vell’a , dont le premier tome paraît en 2004, il débute son œuvre la plus personnelle car il est à la fois l’auteur des dessins, mais aussi du scénario. « J’ai fait de la BD surtout pour raconter des histoires » avoue-t-il lui-même. Cette série comprend trois tomes. En 2006, les éditions Glénat lui proposent de travailler avec le scénariste Jean-Claude Bartoll ; de cette collaboration naîtront les 3 tomes de la série TNO pour la collection « Investigation ». Née de sa passion de la marine du début du XIXe siècle, paraît en 2009 la série Les Pirates de Barataria , une aventure réaliste de la marine de cette époque couronnée d’un grand succès. Scénarisé par Marc Bourgne, le récit s’achève en 2018 avec son douzième tome et s’inscrit dès lors au panthéon des toutes meilleures sagas navales du 9e Art. En 2020, il poursuit son exploration du thème marin dans USS Constitution , sa nouvelle série maritime réaliste située au début du XIXe siècle. Réside en Île-de-France.