VAMPIRE STATE BUILDING t.1-2 (Ange, Patrick Renault / Charlie Adlard)

Vampire State building T01

Jeune Soldat sur le point d’être envoyé en opération, Terry Fisher retrouve ses amis au sommet de l’Empire State Building, pour une soirée d’adieu. Lorsqu’une légion de vampires attaque le gratte-ciel et massacre ses occupants. Traqués dans les 102 étages devenus un piège mortel, Terry le pressent : avant que l’armée d’abominations ne se répande en ville, ils devront affronter U’tluntla, le terrible Dieu Vampire, emmuré dans le building depuis sa construction.

  • Broché: 56 pages
  • Editeur : Soleil (3 avril 2019)
  • Collection : SOL.FANTASTIQUE
  • Prix : 14,95 EUR

Une édition spéciale en N&B (à 22,95 EUR) est également prévue le 3 avril.

Il est pas mal, ce premier volet du diptyque.

L’action est bien troussée, la présentation des personnages est efficace (quelques dialogues un peu longs et trop référencés, mais rien de rédhibitoire), des compositions très propres, des visages expressifs (les couleurs de Sébastien Gérard y sont pour beaucoup), c’est une bonne série B qui tourne bien, et qui n’hésite pas à construire des personnages pour mieux les sacrifier.

Un des trucs que j’ai appréciés, c’est le jeu entre l’intérieur et l’extérieur : les personnages alentours (policiers, architectes, snipers…) ont une vision forcément partielle du problème, et ça alimente le récit. C’est plutôt bien vu.
D’autant que, justement, la fin du tome annonce une rupture de la cloison séparant l’intérieur de l’extérieur, et sans doute un changement dans les enjeux.

Le scénario n’évite pas les clins d’œil (une grosse louche de La Tour Infernale, une copieuse pincée de Piège de cristal, un glaçage à la Shining / Salem / Poltergeist), mais justement, ça fonctionne bien, et ça renforce le statut de série B qu’a l’album.

Jim

Vampire State building 02

Date de parution : 06/11/2019 / ISBN : 978-2-302-07877-2

Résumé

Bain de sang dans le plus célèbre gratte-ciel du monde dont des hordes de vampires ont pris le contrôle ! Qui parviendra à survivre ?

Les créatures ont pris le contrôle de l’Empire State Building et leurs victimes ont été réanimées, rejoignant leurs rangs. À l’extérieur, tout est fait pour les contenir dans le gratte-ciel et les éradiquer avant qu’ils ne puissent envahir New York. Mais Terry et Mary se trouvent encore dans les étages ! Et il ne leur reste que peu de temps pour s’échapper !

Le deuxième tome continue sur la lancée du premier : une succession d’événements qui se déroule à grande vitesse, une course-poursuite qui tourne au survival, entre Piège de cristal et 28 Jours plus tard. Ça fonctionne bien, l’enchaînement des péripéties est plutôt pas mal (bon, certes, la pluie tombe de manière fort opportune), et surtout les personnages sont poussés dans leurs retranchements (le coup de feu dans l’hélicoptère est une scène vraiment chouette).
C’est sympa, rapide, bien caractérisé. L’intrigue s’offre même le luxe d’avoir une conclusion bien aérée, par tassée vite fait comme parfois. Bref, en termes d’équilibre, c’est plutôt réussi, avec même une petite pirouette d’ouverture en dernière case.

Le coloriste, Sébastien Gérard, utilise les trames de couleurs avec une efficacité et un bon sens bienvenus, notamment dans les cases d’incendie. C’est plutôt bien vu et ça confère une matière toute particulière à ces scènes, un grain propre à la BD, qui renvoie aux vieux comics imprimés sur papier pas cher, et donc à une culture populaire de la série B, que j’apprécie particulièrement et qui se marie assez bien avec l’ambition du diptyque.

Après, effectivement, c’est une pure série B, un film d’action rapide et spectaculaire en version papier. Au prix où sont les bandes dessinées de nos jours, c’est peut-être un peu cher. Au point, une grosse production cinématographique, on peut aller la voir un dimanche matin en profitant d’un tarif réduit.

Jim