VEGAS MYTHO - Christophe Lambert (Pocket)

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[quote]1957. Dans le Greenwich Village branché de la “beat
generation”, Thomas Hanlon, écrivain et poète alcoolique,
rencontre la belle Sofia Stamatis, héritière d’une riche famille
grecque. La jeune femme l’entraîne à Las Vegas pour
l’inauguration de l’Olympic Winner, casino dirigé par son père,
personnage fascinant qui intrigue autant la Mafia que le FBI.
Thomas comprend très vite que les Stamatis sont en guerre
avec le casino concurrent tenu par une famille égyptienne.
Une guerre qui se poursuit depuis des millénaires…

Broché: 444 pages
Editeur : Pocket (8 mars 2012)
Collection : Pocket Science-fiction
Langue : Français
ISBN-10: 2266227599
ISBN-13: 978-2266227599[/quote]

Ce que j’en disais au moment de sa sortie en grand format :

[quote]Non,le titre ne se réfère pas un poker menteur en plein casino. Quoique des mensonges et des trahisons, ça ne manquera pas dans cette rencontre improbable mais prenante entre Le Parrain ( le film de Francis Ford Coppola) et American Gods (le roman de Neil Gaiman ).

Lorsque Tom, poète désargenté et ancien prof de lettres à Harvard rencontre Sofia Stamatis à Greenwich Village lors d’une séance de lecture publique, il est loin de se douter qu’il va vivre l’aventure de sa vie loin de son N-Y adoré. Tom est hanté par la maladie d’Huntington ,dont son père souffre, et qu’il risque de développer. Il a passé les tests et les résultats sont sous celés, Tom ne veut pas encore savoir si sa vie sera gâchée. Alors une relation sans attache avec la belle Sofia est idéale pour lui. Mais lorsque que son père se suicide, la relation qui unit les deux amants devient plus forte et très vite Tom est introduit dans le cercle familiale de Sofia. Vasili,le chef de famille et immigrant grec, a ouvert un casino à Végas. Celui-ci est en concurrence direct avec celui d’une famille égyptienne. Hors plus le temps passe,plus Tom comprend que les différends qui opposent les deux familles remontent bien plus loin dans le temps. Et lorsque la mafia décide de monter les deux clans les uns conte les autres,la situation va devenir électrique !

Il fallait en avoir une sacrée paire pour s’attaquer à un chemin balisé ( 3 fois !) par Neil Gaiman : celui des Dieux vivants parmi nous. L’auteur l’avoue lui-même dans la postface,lorsqu’il a eu vent du roman de Gaiman,il a rangé son idée au placard…avant de lire American Gods, de le trouver décevant (fine bouche le gars quand même) et de se lancer sans crainte dans son roman ! Et même si ses divinités ne suivent pas le même schéma de matérialisation que ceux de Gaiman,difficile de ne pas comparer les deux œuvres .

Christophe Lambert (non,pas l’acteur !) n’a pas trop à rougir de la comparaison : tout d’abord il place ses personnages dans un contexte tout à fait différent ,que cela soit par la position sociale des personnages que par leur situation temporelle. Ensuite, parcequ’il a choisi des panthéons plus méditerranéens que ceux évoqués par Gaiman (surtout Nordiques et donc parfois plus obscures pour les pays latins) ce qui peut mettre même le néophyte en matière de mythologies un peu plus à l’aise dans sa lecture. Quant aux plus érudits,il retrouveront les allusions divines et les clins d’œil amusant,les prénoms et noms de familles de certains personnages pouvant être de belles indications sur leur identité réelle.

Lambert livre un bouquin qui se lit assez vite.Bien que son style soit moins fouillé que celui de Gaiman,il n’en reste pas moins détaillé,fluide et plaisant.On regrettera cependant quelques petites coquilles qui sautent aux yeux et que l’éditeur n’aurait pas dû laisser passer ,comme un personnage très secondaire certes qui change de prénom et récupère son premier nom de baptême en cours de route ou encore le fait que le personnage américain pense en valeurs du système métrique , système qui n’est pas d’application aux USA rappelons le ![/quote]

Rappelons que Gaiman fait partie d’une longue liste d’auteurs ayant exploité le concept de dieux antiques incarnés dans le monde d’aujourd’hui, c’est loin d’être une idée originale…

Oui mais là William S. Burroughs s’en mêle.

tiens il change de registre et laisse de côté les uchronies

[quote=“Geoffrey Le Magnifique”]
Lambert livre un bouquin qui se lit assez vite.[/quote]

C’est un peu le propre de ses bouquins. Parfois, on aimerait en avoir un peu plus sous la dent, quand même.

Jim

C’est en tous l’un de ceux à l’avoir fait très récemment et avec un certain succès…on peut même citer Stan Lee avec Thor. Ce n’est pas tant l’idée que le traitement qui est intéressant .

[quote=“Geoffrey Le Magnifique”]
C’est en tous l’un de ceux à l’avoir fait très récemment et avec un certain succès…on peut même citer Stan Lee avec Thor. Ce n’est pas tant l’idée que le traitement qui est intéressant .[/quote]

Certes, mais je parlais dans le domaine de la littérature. Ta critique utilisait la comparaison avec* American Gods*, comparaison justifiée elle-même par Lambert, mais le chemin, pour reprendre ton expression, a été emprunté bien avant Gaiman. Ce qui ne retire rien aux qualités, ou aux défauts, de tout ce petit monde.

Et Bilal avec sa trilogie Nikopol ?

Tori.