Solide et prenant. Alex Paknadel s’empare de ce What If qui se demande ce qu’il se serait passé si l’univers Ultimate original avait survécu au Secret Wars de 2015-2016, plutôt que la Terre Marvel classique. Ainsi, ce n’est pas Miles qui s’échoue sur un autre monde, mais « notre » Spider-Man qui est accueilli par Miles sur sa Terre. Nick Fury et Sue Storm de la Future Foundation lui disent que le portail menant au Multivers a été détruit du fait des troubles causés à la structure de la Réalité, et Peter devient Scarlet Spider, agent du S.H.I.E.L.D. pour aider un monde ravagé par les événements funestes et qui manque de super-héros. Il aide ainsi Iron Man & Falcon contre Hydra, mais il voit Kraken être découpé en deux par Hulk, ce qui lui donne une crise de panique devant tant de violence tolérée. Il se réveille avec Bruce Banner, qui lui annonce que son corps vit mal sur la Terre Ultimate et qu’il n’a que quelques mois à tenir, avec l’évocation du portail encore actif. Miles le rejoint au Triskelion avec Kitty Pryde, Iceman et Human Torch, proches de « leur » Peter, et ils le guident jusqu’au portail. La Future Foundation (Sue, Ben, Daniel Ketsch alias Machine Man) les attendent et les repoussent, mais Peter passe et découvre The Maker qui recréé le Multivers avec Molecule Man, après avoir tué le Reed original. The Maker veut créer une Terre parfaite, Peter repart mais arrive quand Machine Man a été détruit : le Triskelion a explosé, tous sont morts sauf Sue, Kitty et Miles. Un Peter affaibli et mourant demande de l’aide à Ben Urich, qui dirige le Daily Bugle, pour participer à un mouvement de changement pour transformer le monde, avec les Mutants encore vivants et jusque-là cachés…
C’est bien, oui. Le scénario est fluide, prenant, intelligent, avec un bon renversement des postures et une adaptation difficile de « notre » Peter. La revue de l’univers Ultimate pré-Secret Wars est juste mais bien rude, et l’ambiance est bien retranscrite. Les choix sont bons et justes, alors que CAFU propose de belles planches, bien animées.
Une bonne idée, une bonne exécution, un bon numéro.
Teenage Super-Hero Sensation SPIDER-GIRL is retired. Surly and eternally miffed bartender JESSICA JONES wants nothing more than to leave that part of her life and the traumas that came with it firmly behind her. But when a ghost from her past comes back to haunt her, she finds herself unable to leave well enough alone. Has the GREEN GOBLIN returned? And if so, is an out-of-shape ex-super hero enough to stop him?
What If…? Jessica Jones #1
Written by: Justina Ireland Art by: David Messina Cover by: Lucas Werneck Page Count: 32 Pages Release Date: Jul 15, 2026
Lisible mais prévisible. Justina Ireland déroule un What If sans surprise, montrant au présent une Jessica (mordue à la place de Peter) blasée en barmaid et employée de Luke. Elle est lassée des rappels sur sa vie de Spider-Girl, où elle l’a jouée star et héroïne mais a été harcelée par Norman qui a tué ses parents lors d’une évasion. Elle est ensuite critiquée pour sa façon d’être et renonce au rôle mais se rend compte que le Bouffon est de retour. Elle enquête et le confronte pour découvrir que c’est Peter, qui veut lui redonner le goût de bien faire. Jessica l’envoie bouler et parle avec Misty Knight en partant.
Bon, ça se lit mais sans plus. Les éléments sont basiques, solides en soi mais sans briller, avec un twist visible de loin. Rien de mauvais mais rien d’intéressant avec des dessins corrects de David Messina.
Leaving SPIDER-MAN broken, insane and vulnerable to the influence of an old enemy…and who better to fill the void left by the spider than KRAVEN THE HUNTER?! One way or another, both Kraven and Peter will become something more — and finally settle the score between them! The author of the greatest SPIDER-MAN story of all time, J.M. DeMatteis, returns for a bold reimagining of the aftermath of “Kraven’s Last Hunt”!
What If…? Spider-Man #1
Written by: J. M. DeMatteis Art by: Yıldıray Çınar Cover by: Lucas Werneck Page Count: 32 Pages Release Date: Jul 29, 2026
CAPTAIN AMERICA’s time during World War II ended with him frozen in ice, out of commission for decades.
In the 616 , he was revived and joined with fellow heroes THE AVENGERS.
But what if he missed the HEROIC AGE altogether?
What evils would rise without the Sentinel of Liberty?
Creative Team
Writer: Marc Guggenheim
Artist: Ron Lim
Colorist: Andrew Dalhouse
Letterer: Clayton Cowles
Standard Cover Artist(s): Lucas Werneck
Variant Cover Artist(s): Kevin Eastman & Rachelle Rosenberg; David Yardin and Guru-eFX
Supervising Editor: Darren Shan
Editor: Mark Basso
Format: Oneshot
Page Count/Cover Price: 32 pages/$3.99
Learn What If Captain America was revived in 2099 in What If? Captain America #1 on shelves and digital platforms on August 5, 2026, from Marvel Comics
Bien fichu. J.M. DeMatteis revient sur sa saga phare, avec ici l’idée que Kraven ne se suicide pas après The Last Hunt. Il comprend que Peter n’est pas l’entité araignée qui le ronge, mais un homme brisé, qu’il ramène chez lui. M.J. révèle son identité à Robbie Robertson, qui l’oriente vers le Pr Kafka pour l’aider alors qu’il est traumatisé. Kraven pense en parallèle pouvoir se racheter en tuant « le monstre » Vermin, mais il découvre que ce dernier reprend forme humaine après sa mort, et il se sent coupable. Il reprend le rôle de Spider-Man pour briser ses ennemis, alors que le symbiote retrouve Peter et le manipule après avoir essayé de s’en prendre à Kraven. Celui-ci se prépare au combat, alors que Peter et le symbiote l’attaquent. Finalement, Kraven provoque le symbiote quand Parker refuse que celui-ci le tue, et le symbiote accepte de rejoindre Kraven… qui s’est empoisonné avant, pour tuer le symbiote dès qu’il l’aura eu. Peter et M.J. enterrent Kraven, avec Parker qui se persuade que Kraven l’a sauvé en dernier acte de vie.
C’est bien fichu, oui. Le scénario reprend bien The Last Hunt et fait un bon lien avec le symbiote. La voix-off demeure bavarde, mais efficace, et l’ensemble se lit agréablement. Les dessins de Yildiray Cinar sont jolis, clairs et fluides.
Solide et peut-être plus politique je ne le pensais. Marc Guggenheim livre un épisode de What If avec un bon principe : et si Captain America avait été sorti de la glace uniquement en 2099 ? Le récit est bon, mais porte surtout un message fort. L’on a ainsi Steve Rogers qui n’a pas été récupéré par les Avengers, mais par les services de l’entreprise écologiste de Ravage. Celui-ci et d’autres super-héros 2099 accueillent Steve Rogers à son réveil, et lui expliquent que l’âge des héros s’est terminé brutalement après Civil War en 2006, entre Thor et Iron Man. En 2010, l’Amérique a reconnu que les entreprises pouvaient bénéficier du premier amendement, et le pays est désormais dirigé par un Président qui est… Stark-Fujikawa-Alchemax ! Avec renouvellement constant, et un PDG qui dirige l’entreprise et le pays de concert. Les récalcitrants, opposants ou ceux qui ne peuvent pas travailler sont mis dans des camps, comme les Mutants. Cela a été possible car il a « manqué » une sorte de Sentinelle de la Liberté, pour rappeler les fondamentaux du rêve américain. Steve accepte de mener la lutte, et il porte le combat contre l’entreprise et ses troupes. Il découvre que Red Skull est le PDG de la société et donc le Président, et cela s’achève par la victoire de Cap’, qui livre ensuite un discours pour mettre en avant la vérité, la justice et surtout les principes de la démocratie, en rejetant un pouvoir autoritaire, égocentrique et violent.
C’est bien, oui. Déjà en tant qu’histoire, c’est solide et bien fait, même si très balisé et très simple. Le What If finit bien, pour une fois, et l’ensemble fonctionne, même si j’aurais aimé en savoir plus sur l’âge des héros sans Cap’. Par contre, le discours politique sur un pouvoir issu des méga-corporations, j’y vois clairement une allusion à la situation actuelle, et je trouve ça fort, couillu et inspirant. Ron Lim livre des planches correctes et dynamiques.
Every year, a group of philanthropists gather for a charitable fundraiser… or so their children Alex Wilder, Chase Stein, Gertrude Yorkes, Karolina Dean, Molly Hayes and Nico Minoru thought. When they discover their parents form the Pride, a sinister, sacrificial group that answers to a godly race called the Gibborim , the teens are terrified, shocked and… intrigued? Their destiny awaits, and there’s no running away.