Après-gardiste, alors ?
Non, non, les casey ne l etaient pas et puis le monde wildstorm dans son ensemble a donné le la pour dix ans.
Disons que quand dans le même temps (voire avant) tu découvres Shirow, Otomo etc. le caractère avant-gardiste de la culture US s’en retrouve un peu relativisé
(entre Miller et les gus-gus d’Image c’est le même écart qu’entre Carpenter et Snyder. Il y a les sages qui savent intégrer tout ce qu’ils aiment pour nourir leurs styles et ceux qui copie bêtement parce que les nanas à gros seins, les robots et les gros guns c’est cool)
Sourire.
Je ne parle pas dessin mais renouvellement du genre super héroïque.
Mais oui tu as raison, en un sens c est des comics meta : pour apprecier leur portée, il faut déjà être lecteur de superslip.
En ce sens, ce ne serait pas vraiment avant gardiste, puisque limité à un genre.
Mais la sf d ellis, le polar à la brubaker sont aussi partis de là.
Faut surtout être lecteur que de cela
(et je ne parle pas que de dessin mais d’un tout)
Oui
Et Charest c’était magnifique mais ça empêche pas qu’a la base ca pousse sur du fumier et que non, clairement, les débuts d’Images c’est franchement du caca et c’est du recyclage de tout façon n’importe quoi
Oui, mais c est aussi une énergie qui avait déserté les comics depuis longtemps.
C est punk ou c est comme du nirvana.
Pas de la qualité forcément mais ça a poussé les murs.
Apres pendant 20 ans tous les comics ont pris leurs idées dans ces débuts là.
Xforce/xstatic, c est du youngblood bien fait, par exemple.
Euh … sûr ?
Des super heros ultra violents pourris gâtés par le star system.
C est youngblood.
Pas faux, mais comme on l’a vu dans un autre sujet, c’est en se débarrassant des conneries fondatrices que les auteurs intéressants (Moore le premier) ont fait de la série ce qu’elle a été. Avant de retomber dans la médiocrité, de toute façon. Le concept a changé : on est passé de la guerre entre deux espèces célestes aux capitaines d’industrie. Rien à voir.
Et ça a mis des années.
Après, oui, le catalogue a été regardé et copié par tout le monde. Surtout Authority, qui a engendré l’Elite chez DC, les Ultimates chez Marvel, et plein d’autres trucs aussi. Heureusement que l’industrie a su copier le meilleur.
Jim
Après, ça se relativise.
Youngblood, ce sont les super-héros vedettes. C’est un peu « neuf », même si d’une certaine manière on peut les lire comme une version sous stupéfiants des Fantastiques.
Stormwatch, ce sont les super-héros interventionnistes, mais avant cette série, on a eu les X-Men version australienne, et bien entendu les T.H.U.N.D.E.R. Agents de Wally Wood.
Disons que ces séries rencontrent un succès colossal sur des formules déjà connues, et donc changent le paysage. Une fois qu’on arrive à Authority, ça devient frappant. Surtout chez Marvel, qui cherche à dédoubler son catalogue pour séduire un jeune lectorat : cela crée un contexte favorable à l’émergence des Ultimates.
Mais, et j’insiste : les postulats des séries fondatrices d’Image (et notamment de Wildstorm) ne sont pas ceux qui ont essaimé un peu partout.
Jim
Ben non elle était chez Marvel
Quelle déception.
J’y croyais. Je voulais y croire. J’avais un peu lu les segments Grifter de Matthew Rosenberg dans Future State et dans Batman : Urban Legends, même si j’ai lâché ce titre. Mais là… pff.
Là, rien ne m’a plu.
Déjà, l’ensemble démarre en situation, en bordel, avec Grifter, Zealot et Deathblow, l’unité « CRISAV » de Halo Corporation, récemment réinstallée à Star City pour éviter les Bats de Gotham, en action face à une cellule HIVE. Grifter tue le scientifique qu’ils doivent récupérer car il maltraite les animaux, ils se font engueuler par un Marlowe lourdement bavard au retour. La jeune Fairchild est associée à la prochaine mission, après que Cole ait erré dans un bar, parlé tout seul et se soit fait des ennemis. Fairchild peut « activer » une version plus grande et forte d’elle-même, alors que l’équipe se fait tirer dessus. Deathblow meurt, ils s’enfuient dans les sous-sols… et tombent sur une réunion secrète de la Cour des Hiboux.
Au secours : rien ne va. Il n’y a, déjà, rien des WildC.A.T.S. originaux, avec uniquement un rappel lourd de la guerre Kherubims/Daemonites initialement… et plus rien. On ne sait pas pourquoi CRISAV (quel nom naze, qui aboutira à WildC.A.T.S. sûrement) a besoin d’un scientifique, on ne sait pas ce que chacun fait là. Zealot est une tueuse silencieuse et mise de côté, Deathblow est dit le chef mais ne dirige rien, Grifter est une sorte de Deadpool du pauvre et dépressif, Fairchild est une Hulk soft. Au secours !
Matthew Rosenberg ne m’a jamais pleinement conquis mais il m’a plu sur la violence et le désespoir de ses Uncanny X-Men. Ici, il foire à peu près tout. Stephen Segovia livre des planches correctes dans son style, mais ses personnages ont des looks essentiellement foirés. Sérieusement, Grifter et Zealot, les costumes sont nazes !
Une énorme déception, et un vrai gâchis. Peuh.
C est vrai et pas vrai à la fois, me semble t il.
Vrai parce que clairement wildstorm decolle en qualité bien après sa création et que sans ce décollage nous ne parlerions plus dès debuts de wildstorm aujourd’hui.
C est faux également, parce que le succès public d image comme des séries wildstorm est immédiat et je pense parce que cela touchait un certain zeitgeist, même si la qualité n etait pas au rendez vous et peut-etre aussi parce que la qualité n etait pas au rendez vous, mais que l énergie, l effervescence étaientt, elles, bien là, d autant plus persceptibles que rushées, et pleine de défaut.
C est faux enfin parce que les éléments qui surent être traité avec talent plus tard etaient present des le depart. Wildstorm s est immédiatement construit avec team one et team seven, sur le role de l etat et des agents secrets comme grand organisateur de l univers.
Si dc avait été l incarnation de l homme américain de classe moyenne triomphant, si marvel avait été celui du misfit, wildstorm fut celui de la captation du super heros par l etat.
C est un tournant majeur dans l air du super heros. Bien sur, cela se construit sur un heritage, celui de wolverine et du projet arme x, mais cela n avait jamais été systematisé ainsi à l echelle d un univers.
Et de cela, un changement majeur concernant l identité secrète : il ne s agissait plus d une identité civil mais d une identité socioprofessionnel pourrait on dire. Les super heros wildstorm etait super heros et un metier, bien sur souvent militaire, espion etc.
Ce changement dans le ressort de l identité secrète, il me semble que c est ce qu a exploré de façon systematique le wildstorm de qualité plusieurs années après son lancement: à quel point cela changeait les lignes et permettait de mixer le genre super heroique avec d autre genre ?
Le super heros qui remplace l etat avec authority, le super heros archeologue, le super heros infiltré, le super heros à la retraite, le super heros etudiant, le super heros chef d entreprise, le super heros redneck, etc, etc.
De l univers ultimate à civil war et au run de bendis sur avengers, la place de l etat comme creatreur et organisateur de la société, c est bien ce qui fut hérité de wildstorm jusqu au lancement du mcu. On le retrouva aussi chez dc de checkmate à omac.
Et tout cela peut etre retracé à l arrivée de john lynch sifflant la fin de partie super heroique dans wildcats 1.
Je ne suis pas d’accord : j’ai rarement « vu » les personnages WildStorm comme des super-héros.
Plus des super-soldats.
Soit des super-soldats officiels, officialisés, comme StormWatch.
Soit des super-soldats d’une croisade obscure et secrète ; des super-templiers, à la WildC.A.T.S.
Mais ce ne sont pas des super-héros. Ils passent leur temps à se taper entre eux, par guerres d’egos ; Alan Moore le montrait bien.
Ou bien à gérer des super-menaces générales, pour protéger un public anonyme et, souvent, l’ordre établi.
Même The Authority, ce sont des super-tyrans. Sympathiques, mais despotiques quand même.
En soi, je te rejoins cependant sur l’idée que, dès le début, WildStorm a plu parce que l’éditeur surfait sur des éléments forts de la décennie années 90.
Clairement, les complots, les black-ops, les manipulations gouvernementales, « la vérité est ailleurs », ça rappelle X-Files et cette ambiance paranoïaque qui a explosé dans cette décennie.
Les gros seins
Plus…
Oui, c est ce que je dis : le super heros est hybridé non pas avec une identité secrète mais avec un autre corps de metier.
Alors oui, mais je ne vois pas du tout le côté super-héros. En tout cas dans sa définition de protecteur des innocents.
Cela dit, Nick Fury et tous les espions te répondraient qu’ils protègent les gens, hein.
Ensuite, je me demande ans quelle mesure cette définition n’est pas déformée par notre regard « moderne ». Parce que plein de super-héros des débuts, héritiers des justiciers pulps, ne protègent pas les innocents mais châtient les coupables.
Enfin, je partage l’avis du capitaine personne sur l’hybridation : le genre super-héros s’enrichit en se métissant. Ne pas voir les super-héos dans les héros Wildstorm sous prétexte que ce sont des super-soldats, ce serait comme ne pas voir les super-héros chez les Challengers ou les Fantastiques, sous prétexte que ce sont des super-explorateurs.
Jim
Moui, c’est pas faux. Mais, quand même, mon impression est que les personnages WildStorm passent l’essentiel de leur temps à s’affronter entre eux, ou à régler des comptes sur des affaires personnelles contre des super-vilains. Ou à mener une croisade sacrée pour leurs maîtres extraterrestres.
Ce sont plus des affrontements égocentriques.