WONDER WOMAN #1-24 (Tom King / Daniel Sampere)

Après la parenthèse Absolute Power et ce terrible #14 qui révèle la vérité sur Trinity, Tom King reprend sa saga - avec ses défauts, à savoir la voix-off insupportable et bien trop bavarde du Roi des Etats-Unis qui commente dans un futur indéterminé les événements que l’on suit, et ses qualités, donc une bonne gestion globale et un souffle épique réel. Diana s’occupe ainsi de sa fille, le bébé qu’elle a forgé dans l’argile et le sable de la plage de Themyscira en mêlant une mèche de ses cheveux et une de Steve Trevor, assassiné par le Roi. En parallèle, elle « envoie » ses alliées agir pour affaiblir l’ennemi. Cassie anéantit un porte-avion. Yara vole de l’argent physique en banque. Donna bat Solomon Grundy et vole un mystérieux rubis dans le corps du zombie. Cheetah agresse un businessman spécialiste de l’argent en ligne et disposant des fonds du Roi. Diana suit cela à distance, comme une générale… comme une Princesse devenue Reine qui mène sa guerre.
C’est bien, oui. Je survole complètement la voix-off du fameux Roi, dont la narration a posteriori est une bonne idée mais qui est trop bavarde et lourde. Tom King en fait trop sur ce point, alors que le coeur de son récit est plus lent mais reste prenant. La vengeance en marche de Diana est lente mais efficace, elle gère bien ses troupes et l’ensemble est intéressant et surtout épique. Le sentiment vient évidemment beaucoup des planches d’un Daniel Sampere toujours impérial, dans la beauté de ses personnages et dans la puissance de leurs actes ; sa prestation est épatante et très réussie.
En parallèle, l’on change de back-up avec Tom King qui montre ce que « voit » Steve Trevor à Elysium, où il erre entre ses souvenirs mais, à la différence des autres, porte le deuil de sa vie et ne s’en réjouit pas, car il lui manque « quelque chose » ; elle, bien sûr. Un récit sobre mais efficace, illustré solidement par un Khary Randolph qui ne m’emballe pas mais fait bien les choses.

Des défauts, mais toujours un souffle global très prenant.

DC Comics has released a 4-Page Preview and Covers of Wonder Woman #16 comic, that will be on sale on December 18, 2024 as a print and digital issue.

The Official Synopsis of Wonder Woman #16 comic:

As the war against Sovereign rages, new mother, Wonder Woman, relies on her allies to chip away at this seemingly unshakable villain. His greatest weapon is his anonymity, but now is the time to expose the truth with the talents of the greatest detective in the DC Universe. Detective Chimp swings into action for this bananas adventure!

WONDER WOMAN #18 CVR C DAVID TALASKI CARD STOCK VAR

(W) Tom King (A) Daniel Sampere (CA) David Talaski

WONDER WOMAN REJOINS THE FIGHT! After the birth of her daughter, Diana finally returns to the battlefield ready to take down those who dared to harm her Wonder Girls. To take down Sovereign’s formidable general, Grail, she must call upon her friend turned foe…The Cheetah!

J’ai préco cette variante de WW, j’ai craqué, je trouve l’image superbe !

Très bon épisode #16. Tom King enchaîne efficacement, en montrant toujours une Diana en retrait mais qui agit contre le Roi de l’Amérique (le Souverain) avec des agents, fort efficaces. Ici, alors que Diana s’occupe de son enfant et accède à l’Olympe pour présenter Trinity à Hyppolyte, sa grand-mère, elle envoie Détective Chimp chez le Souverain. En formidable Columbo simiesque, Chimp harcèle le Souverain de questions anodines, vient et revient constamment le voir, jusqu’à le pousser à la faille. Le Souverain évoque une somme d’argent sur Steve Trevor avant sa mort « accidentelle », Chimp souligne qu’elle est absente, le Souverain propose un vol, Chimp précise que l’argent est absent et ne semble venir d’aucun compte de Steve, le Souverain indique avoir payé Steve pour un costume militaire (car ils sont fans), Chimp est curieux et demande à le voir. Pour se couvrir, le Souverain envoie Circé voler un costume à Steve, mais Chimp surveillait et oblige Circé à répondre aux questions brutales du Spectre. Chimp va voir le Souverain pour lui dire qu’il sait tout, de son rôle et poste, mais ne peut rien prouver. Chimp part… et soudain sonne à la porte Clark Kent, journaliste intéressé par la réaction de l’homme à ses théories sur le Roi de l’Amérique.
La back-up, complément indispensable, montre un vlog de Jimmy Olsen qui révèle l’histoire vraie du Roi de l’Amérique, avec également la découverte de la Reine de l’Amérique dans les rues. Le Roi était le fils du précédent monarque, qui voulait couronner sa fille mais son fils a piégé sa soeur, car il en est venu à haïr les femmes. Jimmy révèle tout, en lien avec l’enquête de Clark.
C’est très bon, oui. Tom King est extrêmement fort dans ces numéros où Diana semble lointaine, une présence « figée » et calme, mais dont l’influence et les actes parlent pour elle. Montrer combien elle est aidée et aimée et accompagnée permet de souligner son importance chez les super-héros, et les choix sont très justes. Chimp en Columbo, c’est extrêmement brillant, le Spectre en interrogateur aussi, et Clark en journaliste embêtant, c’est top. Tout est bon, juste, fluide, et la tension monte encore, alors que Bruno Redondo livre de superbes planches et Khary Randolph assure en back-up.

Très bon, très juste, très fin, très fort.

Hehehe

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DC Comics has released a 5-Page Preview and Covers of Wonder Woman #17 comic, that will be on sale on January 22, 2025 as a print and digital issue.

THE BATTLE OF WONDER BEGINS!

The Official Synopsis of Wonder Woman #17 comic:

After revealing the Sovereign and his plans to the entire nation, Wonder Woman sends in her girls to wage war against his army. Will these sidekicks have what it takes to go toe-to-toe with their mentors’ most fearsome foes?

Une réussite qui se poursuit, avec même moins de bavardage lourd en voix-off : banco ! Tom King avance ainsi sa saga, lentement mais sûrement et avec des moments épiques. Ici, on voit Diana qui parle de Steve à leur fille, en évoquant leur première rencontre tout en sculptant une statue de lui. En parallèle, le Roi des États-Unis d’Amérique s’est réfugié dans sa demeure du Potomac, harcelé par les journalistes et sans fortune, mais défendu par Giganta, Dr Psycho, Grail, Silver Swan et Angle Man. Mais les trois Wonder Girls attaquent, Psycho est KO, Grail évacue le Roi alors que les filles battent les trois autres, en s’aidant et en agissant de concert. Le Roi n’a plus qu’à se réfugier à la Maison Blanche…
C’est bien et prenant. Avec une voix-off moins lourdingue, Tom King affine son approche et donne du corps à l’ensemble, avec de l’émotion pour une Diana si calme et en repos en apparence, et des Wonder Girls si différentes mais complémentaires. C’est réjouissant de les voir tabasser les super-vilains, et Daniel Sampere illustre tout avec force et beauté, pour un final haletant.

C’est fort, beau et épique.

DC Comics has released a 3-Page Preview and Covers of Wonder Woman #18 comic, that will be on sale on February 19, 2025 as a print and digital issue.

WONDER WOMAN REJOINS THE FIGHT!

The Official Synopsis of Wonder Woman #18 comic:

After the birth of her daughter, Diana finally returns to the battlefield ready to take down those who dared to harm her Wonder Girls. To take down Sovereign’s formidable general, Grail, she must call upon her friend turned foe…The Cheetah!

Très bon, très intense et avec même une voix-off réussie et pas lourde, pour une fois. Alors que les Wonder Girls gèrent le bébé, Diana s’avance vers la Maison Blanche où le Roi secret des États-Unis s’est réfugié, avec la nuisance du Président en marionnette énervée et stressée. Diana survit aux attaques brutales, rejette le chantage de Sarge Steel qui menace de faire tuer des Amazones si elle continue (mais la Justice League les a déjà sauvées) et rebrise sa main. Grail sort pour la confronter et savoir enfin qui est la meilleure, mais Diana la laisse à Cheetah, concurrente en bestialité. Et Diana arrive au Bureau Ovale…
C’est très bon. Tom King a le ton idéal et très juste pour évoquer l’aspect épique du moment, avec Diana semblable à un Fléau divin qui s’abat sur ce Roi lâche et mauvais. C’est puissant, fluide, avec une voix-off qui rythme bien l’ensemble et fonctionne pour une fois efficacement. Daniel Sampere livre de superbes planches et participe pleinement à l’intensité de la saga, et j’ai énormément hâte de voir la suite.

Intense et épique.

DC Comics has released a 4-Page Preview and Covers of Wonder Woman #19 comic, that will be on sale on March 26, 2025 as a print and digital issue.

DIANA’S BLOODY WAR WITH THE SOVEREIGN REACHES AN EPIC CONCLUSION!

The Official Synopsis of Wonder Woman #19 comic:

The Sovereign took away Wonder Woman’s world, and now she has taken away his. As their war reaches its end, the two icons prepare for battle. Who will emerge victorious? Find out as Diana’s quest for peace comes to a bloody end!

Puissant et saisissant. Tom King achève son story-arc, et relance sa série en retournant la table, en rebattant les cartes. Le Roi des Etats-Unis achève ainsi son récit à Trinity, dans le futur, en évoquant l’arrivée de Diana à la Maison Blanche. Trinity exige la vérité sur la fin de cette confrontation, et le Roi sait pourquoi : à cause de « sa Lyssa », car celle-ci vient de tuer toutes les Amazones sauf Trinity ! Elle a laissé une dague dans la poitrine de Diana, avec les armes du Roi. Le Roi révèle que Diana l’a forcé à se mutiler, via cette dague offerte par Hippolyte devenue déesse, tout en évoquant une histoire « drôle » sur une aventure passée avec Steve face à un ennemi ridicule. Le Roi se tatoue le mot « menteur » sur le torse, qu’il a encore. Et l’on voit que Lyssa est le bébé mis au monde par l’Amazone Emelie, qui a lancé les événements au début, et c’est Etta Candy qui l’accouche. Etta qui a envoyé un message à Diana pour avoir de l’aide, car elles sont prisonnières de sbires de… Mouse-Man ?!
C’est puissant et stupéfiant de surprise. Tom King a laissé envisager une réussite totale de Diana, qui est réelle mais qui est tout de suite contrebalancée par la projection sur le futur terrifiant de Trinity. L’on peut pleinement se demander si ça ne va pas tourner en voyage temporel, avec le retour du subplot sur Emelie et cette Lyssa. La révélation de l’autre ennemi surprend pleinement, avec toujours une intensité narrative totale, magnifiée par un Daniel Sampere au style un peu figé, mais idéal pour le caractère iconique des personnages.

Puissant et bouleversant de surprise. Vivement la suite !

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Wonder Woman #20

(W) Tom King (A) Guillem March
In Shops: Apr 16, 2025
SRP: $4.99

GUEST-STARRING BATMAN IN AN ALL-STAR TEAM-UP! Dark Knight of the soul! After the harrowing defeat of the Sovereign, Diana turns to Batman for help solving a murder on Mount Olympus. It’s the team-up you’ve been waiting for…the Caped Crusader and the Amazon Princess!

Très bon. Après le choc du #19, qui achevait l’origine de Trinity sur une sacrée révélation, Tom King réoriente sa série sur une saga de team-up qui fonctionne fort bien. Diana demande de l’aide à Batman car, sur l’Olympe, sa mère Hippolyte désormais déesse s’est réveillée d’une soirée arrosée chez Dionysos avec Arès dans son lit… mort. Bruce accepte d’aider Diana à innocenter sa mère, offrant son sacrifice à Zeus après 24h d’enquête s’il ne trouve pas, pour pouvoir investiguer chez les dieux. Le duo Diana et Bruce passe chez Dionysos puis Aphrodite (avec qui Arès était reparti de la soirée), mais Batman est frappé d’un éclair qu’on aurait volé à Zeus. Ce dernier reste intraitable sur le délai, Bruce blessé dit avoir cessé de prier à la mort de ses parents mais a recommencé en rencontrant Diana, qui prie ensuite pour promettre le pire aux responsables…
C’est très bien, oui. Tom King a une bonne idée de dévier de sa grosse saga avec un team-up, comme il l’avait fait avec Superman même si cela durera plus ici. Il tient bien son Batman et lz duo avec Diana, vu déjà dans un diptyque dans son Bat-run, est bon. Guillem March est sobre et fluide avec de belles postures.

Un bon team-up et des personnages bien écrits.

Hippolyte, reine des Amazones…et fille d’Ares si l’on en croit les auteurs grecs.
Ah bin bravo.

DC Comics has released a 4-Page Preview and Covers of Wonder Woman #21 comic, that will be on sale on May 21, 2025 as a print and digital issue.

DIANA TEAMS UP WITH BATMAN TO SOLVE A GODLY MURDER!

The Official Synopsis of Wonder Woman #21 comic:

Fury of the gods! As Batman gets closer to solving the case of Ares’s murder, disaster strikes in the form of a bolt of lightning. With the Caped Crusader sidelined, can the Amazon Princess uncover the truth?

Réussi et touchant. Tom King achève son diptyque d’enquête en Olympe, servant autant à résoudre le mystère du meurtre d’Arès dans le lit d’Hippolyte qu’à aider Diana à faire le deuil de Steve Trevor. Batman blessé par un éclair « mystérieux », l’enquête est plus difficile avec un Zeus qui refuse de rallonger le délai pour que Diana trouve le tueur, avec récupération de l’âme de Bruce si elle échoue. Elle multiplie les rencontres avec sa mère, un Héphaïstos plein de rage (l’arme vient de lui, et il est « abusivement » énervé alors qu’il était doux et allié de Diana récemment), Aphrodite (qui révèle qu’Arès ne couchait pas avec elle mais pleurait des conséquences de la guerre, demandant que la Déesse de l’Amour le tienne fort pour le réconforter) et Dionysos (qui a appris cela et en a parlé à Héphaïstos, en espérant que cela le ferait boire enfin son vin). L’on comprend que Héphaïstos, qui tolérait l’idée de coucheries Arès / Aphrodite mais ne supporte pas un lien aussi intime, a tout dit à Zeus qui, machiste et suffisant, a mal vécu cette « faiblesse » de son fils et a tué Arès puis l’a caché chez Hippolyte. Diana le révèle à Zeus, qui s’emporte mais ne peut rien faire sauf les laisser partir. Et, par deux fois, Bruce réconforte Diana de la mort d’un Steve qu’il respectait grandement.
Et c’est bien, oui. Tom King achève une enquête classique mais efficace, fluide, avec des divinités bien animées et qui piochent dans plusieurs périodes de la franchise. Le Zeus est bien « mâle toxique » comme il faut, et c’est cohérent avec la mythologie autant qu’efficace. Les moments Bruce & Diana sont bons, et Guillem March propose des dessins « contrôlés », sans abus et bien ambiancés.

Du bon et du touchant.

Obligatoire les ties ins absolute?
Vu que Urban les mets pas dans la série WW mais qu avec absolute..

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Pas du tout, non.

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DC Comics has released a 4-Page Preview and Covers of Wonder Woman #22 comic, that will be on sale on June 18, 2025 as a print and digital issue.

THE MOUSE MAN COMETH!

The Official Synopsis of Wonder Woman #22 comic:

As the stage is set for our next tale, Diana tells their daughter the story of one of their greatest adventures together. The maniacal Mouse Man debuts looking to prove himself against the Amazon Princess and severely underestimates how powerful she and her allies truly are. Could his humiliating defeat have repercussions for Diana in the future?

Très cool et mignon. Tom King livre un épisode flashback pour évoquer Mouse Man, super-vilain dont je ne sais rien et à l’allure ridicule, mais aussi pour « solidifier » le couple Diana / Steve, qu’on a en soi peu vu dans son run hormis en évocation de l’amour perdu. Ainsi, au lendemain de leur première nuit ensemble, Steve se réveille seul dans le lit, avec un mot basique indiquant que Diana a dû partir car « Washington est attaquée par les souris ». Et en effet, des sourires immenses ou normales attaquent la capitale, et notamment les bâtiments politiques, car Mouse Man veut acter que le pays est envahi par des « fat cats », et notamment les Amazones dans un élan masculiniste. Steve veut aider et tirer sur les souris, Diana lui demande de ne pas le faire, et il empêche d’autres de tirer, ce qui la touche. Elle bat Mouse Man et, après des échanges timides et gênés, elle s’excuse de ne pas être à l’aise pour dire combien leur nuit a compté. Ils s’embrassent et se mettent pleinement ensemble après des déclarations, alors que l’on apprend que Mouse Man a été envoyé pour gêner un vote de Loi favorable aux Amazones, et a été téléguidé par Sovereign…
C’est bien, oui. Tom King livre un bon épisode, qui présente bien un Mouse Man clairement WTF mais qui colle bien au propos anti-mascu’ de la série. C’est bien fait, et surtout très bien fait pour l’établissement du couple Diana & Steve, car tous deux sont très touchants et mignons ici. Surtout sous les traits de Caitlin Yarsky, qui livre des planches très belles, rondes et claires.

Un beau, bon et mignon flashback.