WONDER WOMAN #750-763 (Steve Orlando, Mariko Tamaki / collectif)

Un premier aperçu du #761 par Carlo Barberi :

Carlo Barberi sera là pour 3 épisodes. Et ensuite ce sera au tour de Steve Pugh…

« Oh, que vous avez un grand cou … »

Un bon début, oui.
Pas fou, pas original, pas renversant, mais maîtrisé, avec cette impression que Mariko Tamaki connaît, comprend et veut servir le personnage. Et dieu sait que ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé, en fait.
Oncle_Hermes a tout dit : la scénariste prend son temps pour poser son personnage, avec une voix off un peu lourde mais qui « sonne » bien dans la description de scènes d’action. Mariko Tamaki évoque ainsi la puissance de l’Amazone, mais aussi son humanité et sa détermination. Pas original, mais efficace.
Je ne suis pas non plus passionné par l’ennemi choisi, l’évident Max Lord dont l’identité n’est même pas un mystère pour qui lit le numéro. Mais j’apprécie le fait de montrer Diana « au quotidien », avec sa douceur qui vrille en détermination brutale et directe dans son héroïsme, quand il le faut.
Ca démarre tout doucement, donc, mais ça démarre bien. Wonder Woman me semble comprise, intégrée et respectée, avec l’envie de la magnifier et de la traiter dignement. Exactement ce que les prédécesseurs n’ont… pas fait, en soi. Je mets Greg Rucka de côté, il m’a semblé en bout de souffle sur sa reprise Rebirth, mais avec le « minimum » pour proposer des épisodes agréables.
Je retiens surtout, aussi, un Mikel Janin en grande forme, avec des planches superbes, moins figées qu’avant, tout en force et en poésie. Et, bon sang, sa Diana est magnifique.

Un début lent, donc, mais un début maîtrisé et agréable.
Bouh, ça fait du bien, ici.

Wonder Woman’s quest to bring justice to Man’s World has seen her take on many devastating opponents-but none so vicious as Maxwell Lord! Max represents the worst that humanity has to offer…so when he’s drafted by the military to help save the day, what’s a warrior for the truth to do?

Written by : Mariko Tamaki
Pencils : Mikel Janin
Inks : Mikel Janin
Colored by : Jordie Bellaire
Cover by : David Marquez
Page Count : 23 Pages
Release Date : August 11 2020
Age Rating : 12+ Only

Source : www.aiptcomics.com

Classique mais efficace.
Mariko Tamaki déroule (très) lentement le fil de son intrigue, en ne proposant rien d’original mais en faisant bien les choses. La confrontation de Diana avec Max Lord ne donne rien, elle « sent » qu’il y a des troubles télépathiques dans la ville mais ne peut rien prouver. Elle se rapproche de la jeune Emma, tente de limiter les dégâts, mais semble enlevée et attaquée par des Parademons sur lesquels elle se déchaîne. Sauf que ce n’est qu’une illusion, et Diana semble avoir tué beaucoup de soldats.
Prévisible, clairement, car tout ça a déjà été vu, mais Mariko Tamaki maîtrise son récit simple mais efficace. Ca se laisse lire, mais c’est bien le trait superbe de Mikel Janin qui créé une plus-value, ici.
Entre ses scènes de combat intenses et surtout une Diana constamment magnifique et gracieuse, c’est un régal des yeux.

Un début lent, classique, mais réussi.
Sincèrement, vu ce que la série a subi, je m’en contente aisément pour l’instant.

WONDER WOMAN ANNUAL #4

Written by: Steve Orlando.

Art by: Jack Herbert.

Cover by: Bryan Hitch.

Description: There’s something evil afoot in the heart of the Amazon rain forest, and Wonder Woman is on a mission to save the innocents caught in the crossfire! As a mass of dark energy envelops a pocket of the planet, Diana must use her golden lasso to keep tethered to reality as she ventures inside, or face being corrupted by the energy herself! But there’s more than just a battle with the Dark Fates at play here…something else lurks in the heart of the Amazon that will shape the future of the DC Universe for years to come…

Pages: 40.

Price: $4.99.

In stores: August 18.

Source : www.comicscontinuum.com

WONDER WOMAN #761

Written by: Mariko Tamaki.

Art by: Carlo Barberi.

Covers by: David Marquez, Josh Middleton.

Description: It’s the team-up no one saw coming: Wonder Woman and Maxwell Lord! This evil jerk has returned to Diana’s life, but is Max here to save the day? With a new psychic phenomenon affecting more and more people, Wonder Woman is going to need all the help she can get to contain this frightening new warping of the mind.

Pages: 32.

Price: $3.99.

Available: August 25.

Source : www.comicscontinuum.com

Quel dommage que Mikel Janin ne soit pas là : son trait était vraiment la plus-value des deux premiers numéros de Mariko Tamaki.
Sans lui, l’auteure continue avec Carlo Barberi sa saga, agréable et fluide ; mais beaucoup moins éblouissante et prenante.
Wonder Woman a donc été possédée et a fait des dommages ; mais aucune victime, ouf, la morale est sauve. Max Lord l’aide à se remettre sur demande d’Etta, même si Diana ne le supporte pas, et on apprend que ce contrôle mental vient d’une application photo développée jadis par… Max Lord, bien sûr. Mais ce dernier a pris conscience de l’inutilité de ses actes durant No Justice, et veut aider. Diana accepte qu’il vienne face à une menace nucléaire déclenchée par un contrôlé, alors qu’on découvre que Emma, la gamine vue récemment et nouvelle voisine, semble derrière tout ça ; voire carrément la fille de Max Lord.
Bon, on est clairement dans quelque chose qui n’est pas original, voire d’assez cliché sur la fin. Mais ça se lit bien. Mariko Tamaki écrit bien Diana et Max Lord, et l’ensemble se tient. On est assez loin des grands thèmes de l’Amazone, mais le lien avec Lord est pertinent, comme les références à Justice League VS Suicide Squad ou Justice League : No Justice.
M’enfin, ça serait quand même mieux avec Mikel Janin. Carlo Barberi fait ce qu’il peut, mais son trait semble lourd, pataud à côté. Ca se lit, mais sans plaisir.

Une relance toujours agréable, mais toujours timide. Sans un graphisme de fou, ça vole beaucoup moins haut, très vite.

On « dit » auteure ou autrice?

Je suis perdu.

Je crois qu’on dit les deux.
Mais je n’aime pas le « son » que fait le mot autrice dans ma tête. :slight_smile:

Autrice,c’est du vieux français

On peut dire les deux.

« Un journal discourait naguère sur authoresse , et, le proscrivant avec raison, le voulait exprimer par auteur . Pourquoi cette réserve, cette peur d’user des forces linguistiques ? Nous avons fait actrice , cantatrice , bienfaitrice , et nous reculons devant autrice […] Autant avouer que nous ne savons plus nous servir de notre langue. » — Remy de Gourmont, Esthétique de la langue française, 1899.

« Autrice » a en effet doublement pour lui 1/ d’avoir déjà une existence attestée dans les textes en français pré-classique (XVIe siècle) et classique (XVIIe siècle), et 2/ de correspondre à une logique grammaticale établie : acteur :arrow_right: actrice, administrateur :arrow_right: administratrice, aviateur :arrow_right: aviatrice, collaborateur :arrow_right: collaboratrice, directeur :arrow_right: directrice, éducateur :arrow_right: éducatrice, lecteur :arrow_right: lectrice, spectateur :arrow_right: spectatrice, tuteur :arrow_right: tutrice, etc. (Le modèle, ici, est le latin avec les mots en -tor au masculin dont le féminin était en -trix.)

« Auteure » a surtout pour lui… qu’on n’entend pas la différence à l’oral. Je l’ai moi-même privilégié à une époque, mais pour le coup 1/ c’est un pur néologisme et 2/ c’est une aberration d’un point de vue grammatical (en tout cas en « français hexagonal » : j’y reviens tout de suite), ou si on veut le dire de façon moins polémique, une formation « irrégulière ». On dit une chanteuse, pas une « chanteure » ; une acheteuse, une chercheuse, une chroniqueuse, une footballeuse, etc.

En fait l’origine de ces féminisations en -eure est à rechercher du côté du Québec dans les années 70 / 80, qui a produit tout un tas de néologismes sur cette base : auteure, donc, mais aussi docteure, gouverneure, ingénieure, pasteure, professeure, etc.

De fait, il y a un certain nombre des termes ci-dessus pour lesquels on n’a pas de forme féminine « régulière » selon les règles habituelles par chez nous… y compris des cas où passer par la forme logiquement attendue poserait problème (on sent bien qu’une ingénieuse pour dire le féminin d’un ingénieur, ça coince). D’où cette importation en provenance de la Belle Province. Mais les échanges se font dans les deux sens : « autrice », « compositrice », « sculptrice » ont franchi l’Atlantique dans l’autre sens et sont en train de s’imposer au Québec en lieu et place d’ « auteure », « compositeure », « sculpteure », par exemple.

Donc, en résumé, on peut effectivement dire les deux, mais

  • l’un est un mot français ayant une existence déjà ancienne, et répondant à une norme grammaticale,
  • l’autre est un québécisme d’inspiration récente.

C’était la minute linguistique de tonton Hermès. :face_with_monocle:

Sinon, à part ça, je n’ai pas encore lu le troisième numéro de la prestation de Tamaki, mais j’ai déjà oublié le contenu du deuxième, c’est pas bon signe.

Pour ma part, j’ai une préférence pour autrice (même si j’ai tendance à garder le masculin, en fait).
Pour le féminin d’auteur, il y avait une autre voie (qui est presque présente dans ta citation, Oncle Hermes) : autoresse, sur le modèle de chasseresse, enchanteresse, pécheresse, vengeresse, etc. (d’ailleurs, on utilise parfois doctoresse, aussi).
Et il y a des mots pour lesquels la féminisation pose problème : une femme médecin, c’est une médecine ? O___o
Ah, et le féminin de vainqueur, alors ?
Vouloir féminiser tous ces mots, ce n’est pas faire un pas vers l’égalité : c’est, au contraire, chercher à insister sur le fait qu’il s’agit d’une femme, et donc à la différencier…
C’est comme si on cherchait un masculin à des mots comme égérie, vedette, canaille, idole, recrue ou victime…

Tori.

Attends que Blackie te trouve un lien de derrière les fagots et tu vas devoir remettre ça !

NEW VILLAIN ALERT: LIAR LIAR DEBUTS!
Random acts of violence are breaking out all over the Earth, and Wonder Woman is closing in on the source. The problem? It looks like a new ally is to blame for the widespread pandemonium. Check out the debut of the deadly new villain Liar Liar in this issue, plus the shocking connection between this new threat and a face from the past…

Written by
Mariko Tamaki
Pencils
Carlo Barberi
Inks
Matt Santorelli
Colored by
Alejandro Sanchez
Cover by
David Marquez
Alejandro Sanchez
Page Count
23 Pages
Print Release Date
September 8 2020

Source : www.dccomics.com

Un épisode pour rien. Et moche.
Je doute de continuer longtemps, je l’admets.
Mariko Tamaki propose un épisode qui ne fait strictement pas avancer son intrigue ; bravo. Dans le cliffhanger du précédent numéro, on découvrait que la responsable des possessions télépathiques est bien la gamine croisée peu avant ; qui est la fille de Max Lord, ce qu’on comprenait aisément. Et, en clair, cet épisode ne dit rien de plus : Mariko Tamaki répète pourquoi Max Lord a changé (il l’a déjà dit), on le voit en action avec Diana pour stopper les possessions (déjà vu), et la gamine les rejoint, et révèle son lien. Super.
Rien n’avance, rien n’est intéressant. Ce n’est pas nul non plus, hein, ça se lit, mais en automatique. Et, surtout, c’est moche. Carlo Barberi livre des planches qui ne me plaisent pas du tout, avec des visages déformés, et des cheveux constamment figés de Diana, dans une approche vraiment nulle.
Bon sang, on nous vend du Mikel Janin, on a ça. Berk.

La malédiction de l’Amazone semble se poursuivre. Hélas.

Deux épisodes et puis c’est tout. Après, ce sera Steve Pugh et Rafa Sandoval…

Ah ah !