WONDER WOMAN : DIEUX ET MORTELS t.1-2 (Perez, Potter, Wein)

Tout à fait d’accord avec toi, surtout que ce travail d’origine est assez spectaculaire dans le premier acte, mais faut croire que ce n’était pas assez tape à l’oeil pour eux…

Il faut bien justifier le salaire du scénariste, même si c’est pour faire du caca… :thinking:

Le générique du film cite le boulot de George Pérez en premier, et mis en évidence.

Jim

Je m’en étais d’ailleurs fait la remarque : il est indiqué en premier, et à l’écart des autres (et en plus gros ? je ne sais plus).

Tori.

Je suis d’accord avec Blacki sur le côté moins épique et plus intime de ce tome, mais pour ma part c’est ce qui m’a plu. L’épisode sur Myndi Mayer est formidable dans sa construction, dans son rythme et dans sa caractérisation.

Et je suis énormément d’accord avec lui quand il dit que c’est le point d’entrée parfait pour le personnage.

Jim

C’est l’épisode que j’ai préféré dans ce volume mais c’est loin des 2 premiers arcs

Z’ont un peu fait les sagouins sur le coup là quand même.

Que veux-tu par ces propos aussi sibyllins que cryptiques ?

Jim

George Pérez parlant de son travail sur Wonder Woman. (pour les anglophones)

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Merci d’avoir posté ça (et la vidéo sur Crisis).

la couverture du 1 ayant disparu, je me permets de la remettre :

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Je ne suis pas allé lire l’avis de Tonton pour éviter d’être orienté dans mon ressenti (j’irai voir ça après).
J’avais pas de doute, j’en attendais pas mal et ça tient la dragée haute à un paquet de trucs, ça !
Déjà, j’ai eu l’impression de lire du Lug dans l’ambiance, le phrasé, le rythme, le dessin, … la trad’. Jim a francisé le Manhunter, ce que n’avait pas fait Panini, il me semble.
Et en plus, les couleurs sont plutôt pas mal, pas flashy du tout. Et j’ai bien aimé qu’Urban traficote les titres en arrière-plan dans les dessins (à deux reprises, je crois). ça donne du cachet à l’ouvrage.

Pour le fond : on sent bien les années 80 (ère Watchmen) avec la menace d’une guerre nucléaire, la Guerre Froide, … sauf que chez Pérez, y a pas de morosité, même quand la tension monte, que le péril est devant WW. Et ça, qu’est-ce que ça fait du bien. J’ai eu la banane quand j’ai fini ce 1er tome, avec cette fin qui est joyeux, ensoleillée, sans être cucul, fleur bleue ou niais. Pas besoin de tuer un protagoniste pour que la tension soit palpable, pour que le sentiment de danger soit présent, avec avoir de l’héroïsme et sentir le souffle épique d’un récit. C’est album est un vrai péplum moderne.

Et j’ai eu l’impression de voir en WW dans cet album, une jeune femme qui quitte d’abord le foyer pour faire ses études, puis revient pour régler quelques points, se rappeler d’où elle vient, pour finir par quitter le cocon familial pour bosser (ou autre). en tout cas, c’est la métaphore qui m’est venue dans la dernière page.

Je vais passer sur tout les sujets et thématiques qui sont évoqués, mais je trouve qu’il y a un épisode très fort quand WW résiste à Zeus. Avec le repentance d’Hercule, c’est plutôt bien orchestré, je trouve (dommage qu’Hercule ressemble tant à celui de Marvel, en revanche).
L’épisode avec Cheetah fait presque bizarre, au milieu de tout ça, comme si péprez avait besoin de souffler au niveau du scénario, de revenir à des choses plus basiques avant de repartir vers un nouveau récit très construit. Le scénar’ de ces 14 épisodes est quand même chiadé, sur la longueur en plus.
Au niveau du dessin, c’est aussi du haut niveau (je n’avais jamais fait gaffe, mais j’ai l’impression qu’il y a des similitudes entre le dessin de Byrne et celui de Pérez). D’ailleurs, ça se voit de suite dès qu’il ne fait que des crayonnés sur un épisode.
Et j’ai bien souri dans le dernier épisode quand cela parle d’éteindre ses cigarettes dans l’avion, d’un problème de walkman et de de Bon Jovi. Va falloir que j’explique tout ça à ma fille ! :slight_smile:

Je l’ai fait réapparaître.

Tori.

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Je me suis calé sur ce qui avait été fait dans Green Lantern, je dirais…

Jim

Il n’est plus martien ?

Tori.

Ah c’est de ce Manhunter là que parle Soyouz ?

Bon, moi, hein, si on me lâche, je francise tout, hein…

Jim

Non je parlais bien des Traqueurs.

Et tu parles de quels Green Lantern ?

Ceux de Johns, non ? Ils reviennent dans le début de la série (il y en a un dans les épisodes de Pacheco, puis toute une meute aux ordres du Cyborg Superman, dans ceux de Reis). Et de mémoire, c’est les Traqueurs. Pareil, dans les Red Lantern de Milligan, dans Green Lantern Saga (je crois), c’est aussi les Traqueurs.

Jim

Les GL, je les ai lu chez Panini.
Quoique peut être pas la fin quand même. …

Mais pour les Red Lantern, tu as sans doute raison.

Non, mais ma blague est plus drôle comme ça… ~___^

Tori.

Ce deuxième tome est encore une fois de haute qualité. Quand on regarde avec ce qui est fait aujourd’hui avec un perso, et je en cherche pas du tout à dire que c’était mieux avant, puisque je me demande si ce WW de Pérez n’est pas déjà à part à cette époque.
Il y a beaucoup d’humanité (ou d’humanisme, je confonds toujours. Peut être les deux d’ailleurs) dans cette série, et encore plus dans le second tome. ça donne vraiment l’impression que Pérez y a mis ses tripes. L’annual est fabuleux sur ce point. Et même l’épisode de Byrne est spécial, pas un mal de le relire, qu’on soit homme ou femme. Une relation diablement intelligente ou réfléchi, qui ferme sur rien, et pas parce qu’il sont Sup ou WW, mais plus parce qu’ils sont Clark et Diana.
L’histoire générale n’est pas en reste, puisqu’il y a une vraie construction, un fil rouge, autour du rôle de WW, et toujours avec une violence contenue (CCA powaaaa aussi, je suppose) et j’avoue que ça fait finalement du bien de lire de temps en temps des récits de super-héros sans explosion et bastonnade à tout va (je pense qu’il a dû bien s’entendre avec Busiek). Après, pour autant, la vision de l’Homme par Pérez n’est vraiment pas idyllique, quand on lit le dernier diptyque.
Tu ajoutes à ça de merveilleux dessins (et sans baisse de qualité) et des dialogues avec un vocabulaire comme ça faisait longtemps que je n’avais pas lu. ça fait du bien !

Ouais, une série à part et il est complètement hallucinant qu’il ait fallu attendre 30 ans pour l’avoir (on va pas refaire l’histoire, Jim en parle plus haut et je risque de le faire radoter). Dommage qu’Urban ne poursuive pas, même si je comprends pourquoi (et puis ce n’est pas comme si on avait des récits en suspens).