X-MEN : L'INTÉGRALE 1963-1994

(Le Doc) #1

[quote]X-MEN : L’INTEGRALE 1988 (II)

264 pages/28,40 euros/en librairie seulement

Auteurs : Chris Claremont/Rick Leonardi, Marc Silvestri, Arthur Adams

Deuxième album consacré à l’année 1988. On y voit les X-Men affronter les Broods, mais aussi Terminus et découvrir l’île de Genosha et ceux qui y font la loi…

(Contient les épisodes US Uncanny X-Men 231 à 239 et Uncanny X-Men Annual 12).

SORTIE LE 9 MAI.[/quote]

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(victor newman) #2

Bon normalement le prochain intégrale devrait exclusivement être consacré à Inferno non ?

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(Le Doc) #3

C’est bien ça…Inferno débute juste après (le prologue est dans le 239).

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(Marv.) #4

J’espère, sans trop y croire, que la résolution ne sera pas aussi dégueulasse que dans le tome précédent.

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(charlie 95) #5

J’adore cette période des X-people !

J’ai commencé à lire des comics avec l’épisode d’intro d’Inferno ( Sp strange 68 ).
Ah nostalgie…

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(Vik) #6

Et ils vont éditer le cross avec les épisodes de Facteur-X, New Mutants, etc?

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(Le Doc) #7

Logiquement oui…Inferno, c’est 11 épisodes et 3 séries ( Uncanny, X-Factor, New Mutants)…ça devrait donc encore faire 2 intégrales pour 1989, une pour Inferno et une autre pour le reste de l’année…

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(Photonik) #8

C’est la période que je préfère des X-Men, la fameuse période australienne. Claremont / Silvestri / Green, du Leonardi et du Adams : à l’époque, pas de doute, les X-Men étaient sur le toit du Monde.
J’ai une tendresse particulière pour le tryptique avec les Brood (ah…ce fameux album “Le retour des Brood” à l’époque, qu’est-ce que j’ai pu le lire et le relire).

Mine de rien, on approche de la fin du run de Claremont : on a beau dire, un sacré monument de l’histoire des comics, ce run.

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(nikohell) #9

Pareil que Photonik, l’une de mes périodes préférées. Il y avait là un ensemble de concepts qui me touchaient en tant que rôliste/scénariste, magie, pouvoirs mutants, technologie … j’en passe.
Ca reste un très bon souvenir de lecture. Je me rappelle que je m’étais procuré les spécial strange de l’époque, que j’avais fini par revendre et que j’ai récupéré à nouveau quelques années après le trou noir succédant le départ de Claremont qui m’avait fait quitté la série.
J’ai déjà du l’acheter 3 fois cette période uhu ! Donc une fois de plus en perspective !

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(n.nemo) #10

Parail, excellente période pour moi qui annonce les révolutions wildstorm qu’on aura quelques années plus tard. J’ai adoré genosha, les reavers, l’attaque de l’ile de muire. Un claremont très inspiré sur ces épisodes, mais je dois avouer que j’aime également la période romita jr qui précédait, mais si je commence je crois que je peux remonter jusqu’au giant size, donc oui un très grand run.

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(KabFC) #11

Ma découverte des X-Men et du monde des comics, pour moi la meilleure période des X-Men, un vrai bonheur.

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(Zombie) #12

J’ai découvert les X-Men sous la période Claremont/Byrne, mais la période Claremont/Silvestri reste aussi ma préféré ([size=85]avec aussi pas loin celle où Paul Smith officie, les broods, le périple au Japon… Et puis la période JrJr avec l’arrivée de Magnéto à la tête des X-Men -mais là c’est vraiment pour le scénar, moins pour le dessin-[/size]).
Si la période Byrne/Claremont consolide et approfondie les bases de la 1ère période Cockrum/Claremont et est de très bon niveau, c’est clairement par la suite que la série gagne en profondeur et monte crescendo. Ah, Claremont, le meilleur scénariste de la série ([size=50]et puis aussi Les Nouveaux Mutants, Excalibur… Et je ne compte pas Serval, car là je préfère Hama, quoique je préfère aussi Davis tout seul sur Excalibur !^[/size]^), celui qui lui a donné une âme ([size=85]e ne parle bien sûr pas de ses retours ultérieurs sur les titres mutants[/size]).

[size=50]
Après je ne prend pas ces intégrales, car je les trouve très moche (mais avec un travail à la Urban, et du papier mat, je foncerai), mais après pour ceux qui n’ont jamais lu cette excellente période, c’est toujours mieux que rien.[/size]

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(Benoît) #13

C’est possible d’aborder la série directement par cette intégrale ou vaut-il mieux commencer par la première partie de 1988?

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(Zombie) #14

Tout est possible, faut bien commencer quelque part ! ^^
Cela dit vaut sans doute mieux commencer par 1987 avec l’arrivée de Silvestri, c’est l’année où commence le périple australien, non ([size=85]je ne sais plus[/size]) ?
Enfin, je n’en sais rien, je ne suis pas les intégrales, et là je ne vois pas trop à quels épisodes ils en sont. Quelqu’un qui suit les intégrales sera sans doute plus à même de te le dire.

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(Benoît) #15

Je demandais ça parce que Jay a traduit la précédente intégrale avec les épisodes de Neal Adams, et si c’est lui qui assure aussi la traduction pour celle-ci, je pense la prendre. Mais c’est vrai que ça m’intéresse essentiellement pour les dessins de Marc Silvestri et l’encrage de Dan Green, donc ce serait sans doute plus simple de prendre les essentials.

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(victor newman) #16

Les seuls éléments qui sont pour moi intéressant durant la période australienne sont la création de Genosha et la saga Inferno. Tiens, deux événements qui auraient pu exister à d’autres périodes. Le reste, c’est du Claremont en fin de course.

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(Jean-Marc Lainé) #17

Je suis pas trop d’accord.
C’est comme ça que je l’avais vécu à l’époque, même si je trouvais l’idée de Genosha super lourde, parabole de l’eugénisme et du nazisme chaussée de gros sabots. J’avais bien aimé Inferno, mais surtout pour sa fonction de résolution de pas mal de subplots de l’époque.
Mais a posteriori, cette période est sans doute la plus claremontienne de tout son premier run (c’est ce que je développe dans Super-héros : la puissance des masques). En effet, l’un des boulots de Claremont, ça a été de déconstruire la série, de la déshabiller de tous ces codes. Il avait commencé le boulot durant la période Byrne, en enlevant coup sur coup le QG (saga du voyage), les costumes (les héros en Terre Sauvage), les pouvoirs (Banshee qui perd la voix), le mentor (départ de Xavier), voire la mission (trahison de Phoenix). L’introduction de Kitty Pryde était prévue pour débarrasser la série des héros en introduisant toute une nouvelle génération de mutants appelés à faire un turn-over. Et par la suite, il a continué, notamment en remplaçant Xavier par Magneto ou en rapprochant les mutants du Hellfire Club, ce qui débarrasse la série définitivement d’un autre de ses attributs (selon la vision des non-fans) le manichéisme.
La période australienne, c’est la même chose : en sortant de la saga de Dallas, les mutants n’ont plus de QG, plus d’identité secrète, plus de vie, plus de mentor, plus de costumes (ils passent leur temps en t-shirts au soleil) et plus de pouvoirs (ils sont dirigés par Storm qui n’a plus de pouvoirs). En gros, Claremont propose à ce moment un autre modèle de héros, c’est sans doute le moment où la série s’éloigne le plus du modèle Stan Lee. Ce qui est étonnant, c’est que c’est la série qui se vend le mieux, c’est le modèle du genre qui sort l’été tous les quinze jours, et pourtant, ça n’a pas fait de petits à cette période.
Alors que, à bien y regarder, c’est le modèle d’Authority, qui arrivera genre dix douze ans plus tard : un groupe de héros sans racine ni costume, qui ne répond à aucune autorité ni à aucun drapeau et qui utilise un téléporteur pour frapper chirurgicalement des nations souveraines qu’ils considèrent comme des états voyous (que ce soit à Madripoor ou à Genosha). On peut même pousser la comparaison en notant que Storm et Jenny Spark obéissent à des schémas voisins (personnage féminin, distance par rapport au rôle de héros, contrôle de la foudre…) ou en remarquant que, comme Authority, ils affrontent le surnaturel (le dieu pyramidal d’Authority, les démons des enfers des X-Men) créateur de vie (les origines de la vie sur Terre pour Authority, le clonage humain pour les X-Men).
C’est dans cette période que la série était la plus novatrice, mais aussi la moins conventionnelle, la plus subversive. Même s’ils fêtaient Noël et qu’on trouvait ce genre d’épisode, c’était une période où les héros sont en rupture avec toute forme d’autorité. Ça se retrouve un peu dans les premiers épisodes de Wolverine, où Claremont construit là aussi une série de super-héros sans super-héros. Et là également, avec un personnage en marge, un pied dans la clandestinité, un pied dans le banditisme, allié à des affairistes plus ou moins véreux ou des chefs de gangs renégat du milieu bancaire.
Relire avec du recul cette période a été un vrai plaisir, pour moi : c’est là que Claremont me semble en pleine possession de ses moyens, et sans doute avec un encadrement éditorial qui lui permet d’aller de l’avant. C’est là que la série a proposé le plus d’idées nouvelles.

Jim

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(HellKNIGHT) #18

Ca veut dire quoi ?

[quote=“Jim Lainé”]La période australienne, c’est la même chose : en sortant de la saga de Dallas, les mutants n’ont plus de QG, plus d’identité secrète, plus de vie, plus de mentor, plus de costumes (ils passent leur temps en t-shirts au soleil) et plus de pouvoirs (ils sont dirigés par Storm qui n’a plus de pouvoirs). En gros, Claremont propose à ce moment un autre modèle de héros, c’est sans doute le moment où la série s’éloigne le plus du modèle Stan Lee. Ce qui est étonnant, c’est que c’est la série qui se vend le mieux, c’est le modèle du genre qui sort l’été tous les quinze jours, et pourtant, ça n’a pas fait de petits à cette période.
[/quote]

J’irais jusqu’à dire que Claremont s’amusait à déconstruire pour reconstruire régulièrement. Un peu comme dans les séries HBO ou BSG : on s’amuse à séparer les personnages, les éloigner, pour jouer sur le moment où ils seront rassemblés.

Et dans le même temps, on avait aussi Excalibur : Claremont déshabillait d’un côté le genre pour rhabiller de l’autre, avec toujours les mêmes excès scénaristiques (les dimensions parallèles, l’univers autant magique que technologique… ), mais du comic plus proche du Super-héros, peut-être. Parce que parfois légèrement parodique, avec une tonalité très britannique.

Moi je ne trouve pas que c’était forcément grim’n gritty, sombre, désespéré, désenchanté. Y a pas mal de moments où ils sourient et sont heureux, les X-MEN basés en Australie. Ils s’éclatent, ils ont la belle vie. Mais c’était d’une force, d’une vitalité, en mouvement, toujours. Vraiment un run remarquable.

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(victor newman) #19

Le problème du Claremont de l’époque australienne est qu’il se caricature lui même à certains moments. Pour moi, Claremont est un auteur qui s’intéresse plus à ses personnages. Ses intrigues tournent principalement autour d’eux. En soi, ce n’est pas une critique que je lui fait. Le soucis est que, pour moi, cela à ses limites. Certains couples formés durant cette période m’ont toujours donnés l’impression d’être dans un mauvais soap. De plus, l’accumulation de sub plots, qui pour la plupart n’ont jamais aboutis à quoi que ce soit, donnait l’impression que l’auteur naviguer un peu à vue.

Alors oui certes, dans l’esprit, cette période s’éloignait du style super héroique mais cela ne la rendait pour autant passionnante à lire.

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(Photonik) #20

Je comprends qu’on puisse critiquer le run de Claremont qui n’est de toute façon pas exempt de défauts (même durant la période dont on cause qui est pour moi son apogée), mais j’avoue manquer totalement d’objectivité pour en parler : j’adore sans réserves le travail de Claremont. Je l’aime jusque dans ces défauts, l’idée de sub-plots irrésolus ou expédiées bizarrement me fascinent, par exemple. Le travail de caractérisation sur certains personnages parmi les plus beaux de l’histoire de Marvel (Wolverine bien sûr, mais surtout Tornade, Magnéto, Kitty Pryde…), la succession de dessinateurs inspirés (on peut dire que Claremont a été bien servi)…
Et à mon avis, Calremont a réussi, encore plus après 1985 (après l’ère Byrne, donc), à synthétiser un certain air du temps, le “zeitgeist” des années 80 en quelque sorte, en dialogue constant avec d’autres figures de proue de cette époque (il y aurait beaucoup à dire sur les renvois et les échos entre Claremont et Cameron, cf. “Terminator” et “Aliens”), un esprit assez cyberpunk, peu représenté par ailleurs chez les éditeurs mainstream.
Sur un plan plus “technique”, j’adhère totalement au propos de Jim sur le déconstructionnisme du run de Claremont, qui réussit l’exploit de tenir 16 ans sur un titre sans avoir jamais défini de statu quo. Le mouvement, la vie, comme déjà dit plus haut.
Ce n’est pas tant la qualité propre de cette période australienne qui est passionnante, mais plus encore la façon dont elle vient s’intégrer au sein du run tout entier, à l’atmosphère totalement métamorphosée depuis son début, mais fidèle au sous-texte d’origine (une réflexion sur la différence, mais aussi et surtout sur le pouvoir).

Le Graal, pour moi !

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