YAKARI t.1-42 (Job, Derib, Giacometti / Derib)

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Boule et Bill, le Marsupilami, Léonard le génie ou encore Yakari, autant de personnages qui devraient se lancer à l’assaut du marché chinois, sous la forme de bandes dessinées, mais aussi de séries animées voire de parcs à thème :

Jim

Yakari - Tome 41 - le Fils de l’Aigle

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Depuis qu’il est un jeune papoose, Yakari a toujours pu compter sur le soutien de Grand-Aigle, son animal-totem. Aujourd’hui c’est Grand-Aigle qui appelle son ami à l’aide. La vie d’un petit aiglon est menacée. Et seul Yakari est en mesure de le sauver !

  • Broché : 48 pages
  • Editeur : Lombard (2 octobre 2020)
  • Collection : YAKARI (41)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2803678926
  • ISBN-13 : 978-2803678921

Fils d’un peintre renommé, Claude de Ribaupierre, alias Derib, a la chance de grandir dans une famille où la bande dessinée est bien considérée. En conséquence de quoi il quitte sa Suisse natale pour Bruxelles, où il apprend le métier de dessinateur de BD au sein du prestigieux Studio Peyo. Rapidement, il publie dans les magazines « Tintin », « Spirou » et « Pilote ». Il crée son personnage fétiche, Yakari, à l’âge de 22 ans, mais il faudra attendre sa rencontre avec le scénariste Job pour que le petit indien prenne réellement vie. A partir de 1974, Derib creuse la veine réaliste, avec « Buddy Longway », western atypique mettant en scène la vie d’une famille de trappeurs dans le Midwest. Cette série très personnelle lui permet notamment de nous faire partager son amour des chevaux, dont il est l’un des meilleurs dessinateurs. Il partage ensuite son temps entre Yakari et une série de one-shots contemporains, d’une grande sensibilité. « Jo », « No Limits » ou « Pour toi, Sandra » mettent ainsi en lumière les malades du Sida, la délinquance juvénile ou la prostitution. Auteur éclectique et résolument humaniste, comme le prouve encore son album « Tu seras reine », Derib est également la figure tutélaire de la BD suisse, dont il reçoit fréquemment les jeunes auteurs les plus prometteurs.

Yakari - Tome 42 - La colère de Thathanka

Un peu trop désireux de prouver sa valeur à ses amis, Graine-de-Bison a pris des risques inconsidérés, et fait une très mauvaise chute. Pour sauver son esprit, Yakari décide de demander de l’aide à l’animal-totem de son ami. Le seul problème, c’est qu’il s’agit de Thathanka, le terrible bison ! Et, tout comme Graine-de-Bison, il est impétueux et têtu. Yakari parviendra-t-il à convaincre le fougueux animal de pardonner ses défauts à ce jeune papoose qui lui ressemble un peu trop… ?

  • Éditeur ‏ : ‎ LOMBARD (13 mai 2022)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 48 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2803680300
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2803680306
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g

Il n’y a pas que chez Marvel que le glouton fait des siennes. En effet, l’animal râblé et teigneux, qu’on appelle, dans certaines contrées et dans la série, le carcajou, tient la vedette dans le vingt-sixième album, que j’ai trouvé récemment (dans un vide-grenier ou une solderie, chaiplu), et qui vient de refaire surface dans ma pile à lire.

On suit donc un carcajou qui fait un somme dans un arbre après avoir un peu trop mangé. Là, des écureuils volants se moquent de lui et lui promettent de lui apprendre à planer comme ils le font si bien. Évidemment, même après une cure d’amaigrissement, ça ne marche pas. Le glouton en prend ombrage, reprochant aux espiègles non de l’avoir laissé se casser la figure, mais de lui avoir fait croire qu’il serait capable de voltige. Il est trop naïf mais refuse de l’admettre. Sa vengeance consiste à capturer l’un d’entre eux pour le forcer à jeûner à son tour.

Le scénario est amusant, parvenant à véhiculer des images un peu cruelles (enlèvement, séquestration…) tout en donnant une atmosphère légère. La résolution, qui joue sur la rédemption et le retour à la paix, y est pour beaucoup. C’est rapide, avec peu de cases et des textes écrits gros (un Yakari, quoi), et l’usage de cases à dominantes rouges pour les moments de colère ou de suspense est plutôt judicieux. Toujours une lecture agréable, cette série. Légère, un peu oubliable, mais souriante.

Jim

J’ai trouvé un Yakari que je ne connais pas, dans le vide-grenier de mon village, dimanche dernier. Ce qui est bien, avec cette série, c’est que ça se lit vite. Donc hop, je l’ai lu aujourd’hui lors d’une pause.

Tout commence avec la grosse déprime d’un jeune castor, qui s’isole et ne s’intéresse plus à rien, à la vive inquiétude de sa mère et au grand agacement du chef de chantier, occupé à consolider une digue menacée par les pluies récentes. Même un vol dans le bec du pélican ne parvient guère à le dérider. Mais soudain, la vue d’un serpent géant dans le lac ravive sa curiosité et son côté malicieux. Il avertit la petite communauté qui va s’intéresser de plus près à ce monstre colossal qui effraie tout le monde.

L’album décrit le petit groupe de castors de manière assez vive et souriante. Il aborde aussi un thème un peu méconnu de la culture amérindienne, les tertres funéraires en forme d’animaux totémiques, un truc que je crois avoir découvert dans un lointain épisode de Mustang par Franco Oneta.

Un chouette album, pétri de bons sentiments et de bonne volonté, comme toujours. Avec un dessin gracieux, rapide, évocateur, parfois un peu rapide comme souvent. J’apprécie toujours autant les décors. L’usage des cases quasiment monochromes me semble plus aléatoire que dans ma lecture précédente, mais on finit par ne plus les voir.

Jim

Si tu veux du dessin plus fouillé, il faut aller du côté de Celui qui est né deux fois

Tori.

Oui, du peu que j’ai vu, effectivement… Mais je n’ai jamais trouvé l’album.
En même temps, en réaliste ou en gros nez, j’aime bien le trait lâché et l’encrage gras de Derib…

Jim

J’ai lu ça dans Tintin, pour ma part.

Tori.

Je sais qu’il y a une intégrale (je l’ai évoquée sur le forum), mais j’oublie tout le temps de regarder si je la vois en librairie (et encore plus de la commander).

Jim