1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

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VIDEO GAME :

Wonde Woman fait partie des personnages jouables du jeu Justice League Heroes sorti en 2006.

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Au sujet de Dorothy Woolfolk, éditrice de comics, également scénariste, dont la légende veut qu’elle ait participé à la création de la Kryptonite :

Jim

Musique !

Ramona Silver - Wonder Woman

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Dans Wonder Woman #188, Mike Sekowsky ajoute à son chapitre consacré à la trilogie de Cyber (où I Ching retrouve sa maléfique fille Lu Shan) une petite histoire de deux pages intitulée « Crime Does Not Pay! » qui, sous ses allures de petit récit anecdotique, confine au règlement de comptes.

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Tout commence alors que Diana Prince fait des courses dans un grand magasin, au rayon parfums pour hommes. Mais un pickpocket sévit et subtilise son sac… avant d’être prestement rattrapé par l’héroïne, qui arrête le voleur devant tous les clients. Elle passe pour une courageuse visiteuse…

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… jusqu’à ce qu’une autre cliente s’en prenne à elle. On comprend qu’il s’agit d’une complice du premier détrousseur, puis on découvre qu’il s’agit en fait d’un travesti, recourant à ce subterfuge afin d’approcher plus facilement des victimes qu’il déleste. La police arrive et s’empresse de passer les menottes au redoutable « Creepy Caniguh », un voleur à la tire bien connu de leurs services. Et quand on y regarde de plus près, on voit bien que Sekowsky a donné au voleur les traits de Robert Kanigher.

La volonté de Mike Sekowsky de s’émanciper du modèle Kanigher en donnant à l’héroïne une plus grande profondeur, des aventures modernes loin de la mièvrerie fadasse des années précédentes, et en l’imposant comme une figure féminine émancipée digne d’être un modèle (bref, en revenant aux sources moultoniennes), se teinte ici d’une volonté évidente de prendre position contre Kanigher lui-même. La série devient ici, clairement, le terrain d’opération d’une guerre éditoriale qui n’a pas fini de faire des vagues.

L’affaire est évoquée ici.

Jim

1 « J'aime »

Ça y est, on a dépassé les cent mises à jour de l’index (premier post).

Jim

Tiens, ils ne font pas partie du titre spécial Asie de DC, tous les deux ?

Tori.

Mike Sekowsky dessine d’après modèle pour la série Wonder Woman. La mannequin s’appelle Joyce Miller.

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D’après Scott Shaw!, il s’agit d’une mise en scène organisée par DC, dans le cadre d’une campagne publicitaire.

C’est la même, qui chante ça ?

Tori.

Je ne sais pas.
Je n’ai pas l’impression, mais je n’ai pas encore trouvé d’information claire.

Jim

Le visage ressemble, et c’est la même époque… Le doute est permis.

Tori.

Va falloir creuser, un jour.

Jim

Pendant qu’il s’occupe de Wonder Woman, titre à l’époque bimestrielle, Mike Sekowsky reprend également les rênes de la série Adventure Comics abritant les aventures de Supergirl. Celle-ci est considérée comme « semi-monthly », si l’on en croit l’ours, mais paraît, peu ou prou, tous les mois.

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Dans un premier temps, Sekowsky ne se charge pas toujours de l’ensemble. Le sommaire étant fréquemment distribué en deux récits, il lui arrive de n’en dessiner qu’un (et c’est, comble de l’ironie, Robert Kanigher qui s’occupe de l’autre). Sekowsky sera présent au générique, hors réédition (le #403, par exemple), du numéro 397 au 409, laissant des aventures rythmées et diverses, dans lesquelles il explore plusieurs genres, un peu à l’image de ce qu’il a entrepris sur Wonder Woman.

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Donc, ses deux premières histoires paraissent dans Adventure Comics #397, orné d’une couverture de Carmine Infantino (où ce dernier s’encre lui-même, et c’est toujours une réussite). Celle qui ouvre le sommaire s’intitule « Now… Comes Zond! » et débute avec une pleine page évocatrice. Ici aussi, on sent la volonté de rompre avec ce qui a été fait précédemment (par Kanigher ou Bates) et de marquer le coup.

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L’histoire commence alors que, pour se changer les idées, Linda Lee Danvers file dépenser ses sous dans une boutique de fringues dont l’héroïne et les lecteurs reconnaissent la propriétaire, Diana Prince. De retour l’université de Stanhope, elle apprend qu’une jeune sourde-muette a été retrouvée dans le coma. Utilisant des pouvoirs mentaux (dont j’ignorais qu’elle en possédait), elle apprend l’existence d’une secte qui sévit sur le campus. Supergirl tente d’infiltrer le groupe religieux, mais elle est démasquée et passée à tabac. Prenant conscience que Zond, le gourou, dispose de pouvoirs qui la dépassent (et se retrouvant avec un costume en lambeaux), elle se tourne vers la voisine, Diana Prince.

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Contre toute attente, celle-ci se tourne alors vers une alliée inattendue, Morgana, qu’elle a affrontée dans un épisode de sa propre série. La fille de Morgane la Fée n’est pas très heureuse d’être à nouveau invoquée sur Terre, mais quand elle apprend que Zond est de la partie, elle entre dans une vive colère.

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Les trois femmes décident de retrouver les fanatiques. Mais avant cela, Diana, estimant que d’autres atours leurs sont nécessaires, décide de relooker Supergirl (ce qui nous vaudra un nouveau costume le temps de la période Sekowsky) et de donner à Morgana une allure plus passe-partout.

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Le trio intervient, permettant à Morgana de reprendre le grimoire que Zond a dérobé à sa mère et de le ramener en son royaume afin qu’il soit jugé. En échange, et sur demande de Supergirl, elle utilise sa magie afin de sortir la jeune étudiante de son coma.

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Sekowsky signe pour l’occasion une autre histoire, « Supergirl Meets Nasty », où la blonde héroïne est confrontée à une nièce de Lex Luthor. Comme pour le premier récit, le dessinateur s’encre lui-même : le style est moins enlevé (effet renforcé par le fait qu’il recourt à plus de cases que pour Wonder Woman), mais le trait plus épais n’est pas sans évoquer le style d’Alex Toth.

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Jim

Planche originale pour une publicité par Mike Sekowsky et Dick Giordano :

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Jim

Dessins de Dick Giordano destinés au packaging de jouets :

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Jim

Wonder Woman vue par Kurt Schaffenberger :

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Jim

Réification.

La différence entre un costume qu’on veut t’imposer et un que tu choisis.

Et parfois pour que le lecteur s’identifie… Quand ce lecteur est masculin, c’est plus facile de rendre ce personnage masculin aussi.

J’aime bien parce que les Américains utilisent aussi « Orient », alors que pour eux, ce serait plutôt l’Occident (et l’Extrême-Orient serait le Proche-Occident, même).

Et tu m’as donné envie de me procurer ces quatre bouquins, c’est malin !

Tori.

Je revendique mon droit au néologisme.

Jim